Bien mener un projet de conception mécanique, électrique ou encore électronique implique de bien encadrer le développement par une méthode qui optimise le processus dès les premières phases d’échanges avec le client. Voici 4 approches du Groupe AMETRA pour assurer la réussite d’un projet en Build to Spec. 1) Appliquer méthodiquement le cycle en V L’une des méthodes de gestion de projet la plus efficace est celle du cycle en V. Appliquée de manière systématique, cette approche permet notamment de limiter les itérations et les éventuels retours aux phases précédentes en cas de survenue d’un problème. Le cycle en V permet de garantir l’industrialisation d’un produit dès sa conception, en intégrant tous les participants le plus en amont possible et de manière efficace tout au long du projet. Étude d’avant-projet de faisabilité de la pièce et du concept, rédaction des spécifications, étude 3D avec cotation, chaîne de cotes et réalisation de plans à destination des fournisseurs et des fabricants… les différentes compétences et expertises sont associées au projet, ce qui conduit à une meilleure maîtrise des risques, des coûts et de la productivité. 2) Bien identifier les besoins du client L’expérience client doit débuter en amont du projet, et ce dès les premiers échanges. Mener un projet de la meilleure manière possible implique de ne pas s’y engager à l’aveugle : par exemple, si les besoins d’un client potentiel sont « hors scope », il sera plus judicieux de l’orienter vers des partenaires fiables. Cette 1ère phase d’échange est aussi l’occasion de travailler à bien cerner le besoin du client en partant de ses spécifications pour réaliser l’analyse fonctionnelle. Un projet de développement bien mené de l’étude à la fabrication implique de traduire ces besoins en des termes concrets, pour obtenir un avant-projet solide et sans ambiguïté. Ce sera la base essentielle des étapes suivantes que peuvent être la phase de développement, le modèle 3D et la justification mécanique, le design ou encore la partie liasse. 3) Capitaliser sur la valeur ajoutée d’un ingénieur intégrateur qui maîtrise les procédés de fabrication du monde industriel Ces différentes étapes impliquent beaucoup d’interactions avec le monde industriel, car il faut bien connaître les procédés de fabrication. Dans ce contexte, l’ingénieur intégrateur (voire le technicien) apporte une forte valeur ajoutée en étant capable de voir le cycle en V comme s’il était chez l’industriel… de la conception jusqu’à l’industrialisation et les premières pré-séries en passant par les tests et validations nécessaires pour s’assurer que les interfaces se combinent bien et que le montage assure une bonne tenue de l’ensemble. Cette capacité à faire bénéficier le client d’une vision complète de l’environnement et de retours variés d’expériences permet aussi d’être capable de dire « là, ça ne tiendra pas » et de réorienter le projet en amont en fonction des contraintes observées. 4) Entretenir un réseau de partenaires de confiance Réussir un projet jusqu’à la fabrication implique une gestion attentive du réseau de fournisseurs et de fabricants. Au sein du Groupe AMETRA par exemple, les fournisseurs sont référencés et diversifiés en fonction des compétences, processus et spécialités de chacun, mais aussi des matériaux à usiner, des tests à mener et de la pièce à fabriquer : « comment l’outillage va-t-il être monté ? La pièce va-t-elle être réalisée en tôlerie… ? ». Ce type de réflexions permet de s’orienter vers le fournisseur le plus adapté aux besoins. Bien entendu, certains projets vont plutôt nécessiter de travailler avec les fournisseurs du client pour assurer une bonne capacité de production derrière. Sébastien Pour en savoir plus sur les métiers et le savoir-faire du Groupe AMETRA, consultez dès maintenant notre site officiel.
Vers l’avion plus électrique et hybride
© image principale : Modélisation de l’avion régional hybride électrique de la start-up américaine Zunum Aero, qui utilisera un turbomoteur développé par Safran Helicopter engines Des avions qui polluent moins, un niveau de bruit réduit, une maintenance simplifiée … le développement d’aéronefs plus électriques et hybrides s’accélère partout dans le monde, porté notamment par des programmes communs tels que Clean Sky 2 et le More Electric Aircraft (MEA). Clean Sky 2 et MEA : l’électrification croissante de l’aéronautique au service de l’environnement Le programme More Electric Aircraft (MEA) a pour objectif de réduire l’empreinte environnementale des aéronefs à différents niveaux (gaz, CO², mais aussi bruit), en divisant par 4 les émissions de CO² d’ici à 2050. Cette volonté ne date pas d’hier : cela fait plusieurs années que l’ensemble de la filière investit dans l’électrification. Elle a démarré sur des programmes d’avions légers d’une capacité de 2 à 4 personnes. Les grands avionneurs comme Airbus ou encore des équipementiers (Safran, Thales…) prennent également une part considérable dans cette révolution technologique. La première partie du programme MEA est échelonnée jusqu’en 2025. Pendant cette première phase, les équipementiers vont faire évoluer les équipements non propulsifs pour que ces derniers soient de plus en plus électriques. Par la suite, l’objectif sera d’implémenter des systèmes propulsifs hybrides distribués, ce qui implique d’agir directement sur les moteurs. Une électrification à 100% n’est actuellement pas possible pour des avions de type A320 par exemple, car il faut énormément de batteries pour pouvoir se substituer aux moteurs actuels. Pour ces avions, l’une des pistes d’évolution à terme pourrait être le recours à l’hydrogène. Cela étant dit, des projets ambitieux vont dans ce sens. Airbus travaille notamment à développer un monocouloir électrique ou hybride de ce type sans donner de date et le cabinet d’expertise Roland Berger estime que les premiers vols commerciaux en avion hybride – électrique de plus de 50 places auront lieu d’ici à 2032. Zunum Aero, pour sa part, prévoit de mettre son avion régional électrique-hybride de 12 places en service… en 2022 ! Avec près de 100 programmes différents dédiés à l’aéronef électrique aux quatre coins du monde (+30% par rapport à 2017), la course à l‘innovation est lancée*. https://youtu.be/nKxiEJTMIHs L’électrification est plutôt envisageable sur de petits aéronefs tels que les drones et les hélicoptères de type VTOL (Vertical Take-off and Landing). Par ailleurs, Future Flight Consortium mené par Garuda Robotics a été sélectionné par l’autorité de l’aviation civile et le ministère des transports de Singapour afin de développer un système de gestion de l’espace aérien pour permettre l’insertion des drones en environnement urbain. Les enjeux technologiques du MEA et la mobilisation du Groupe AMETRA Plusieurs enjeux se dégagent sur le plan technologique, parmi lesquels : Les nouvelles architectures électriques Le stockage d’énergie L’électronique de puissance La génération et la transmission électrique Pendant la première phase, les équipementiers devront travailler sur une base d’évolutions incrémentales, jusqu’à atteindre environ 1 mégawatt de puissance. En seconde phase, il s’agira plus de ruptures de technologies permettant d’aller au-delà de ce seuil. À l’heure actuelle, les programmes de R&D de la filière aéronautique sont majoritairement financés par le Conseil pour la Recherche Aéronautique Civile (CORAC). La filière souhaite toutefois utiliser le retour d’expérience de l’électrification dans les secteurs automobile et ferroviaire, car des passerelles technologiques sont envisageables. Dans ce contexte et en prévision notamment des projets qui s’inscrivent dans le MEA, le Groupe AMETRA se mobilise chaque jour pour renforcer son domaine d’expertise sur l’électronique de puissance, le stockage d’énergie et l’architecture électrique, ce qui permet de faciliter la mise à disposition de cette expertise auprès de la filière aéronautique. Michel *L’étude complète “Aircraft electrical propulsion – The next chapter of Aviation ?” est disponible à cette adresse : https://www.rolandberger.com/en/Publications/Electrical-propulsion-ushers-in-new-age-of-innovation-in-aerospace.html Pour en savoir plus, téléchargez notre livre blanc sur l’évolution des drones en matière de sécurité. Cet article vous a été utile ? Merci de le partager ! Pour en savoir plus sur le Groupe AMETRA, son savoir-faire et ses offres d’emploi, consultez le site officiel.
L ‘évolution des métiers et les projets menés par AMETRA, de l’étude à la fabrication
Des métiers “ADN” du groupe à l’application méthodique du cycle en V pour l’étude et la réalisation Le groupe AMETRA réunit depuis ses débuts les métiers de la conception mécanique, électrique et électronique. En matière de conception mécanique par exemple, nous réalisons les études d’avant-projet de faisabilité de la pièce et du concept, et sommes bien sûr capables de mener une étude 3D complète avec quotation, chaîne de cotes et réalisation de plans à destination des fournisseurs et des fabricants. Quel que soit le domaine (mécanique, électricité ou électronique), nous travaillons selon le cycle en V. Si nous sommes connus pour la partie conception, il faut savoir que nous savons aussi parfaitement prendre en charge la partie réalisation, qu’il s’agisse de la rédaction des spécifications, du suivi des fournisseurs ou encore du cahier des charges permettant la réalisation de la pièce. AMETRA intervient aussi au niveau du prototypage et de la réalisation des outillages pour les pièces qui vont être fabriquées en série. Nous partons des spécifications du client et, à partir de celles-ci, visons à bien cerner le besoin en réalisant l’analyse fonctionnelle et en la traduisant en des termes concrets jusqu’à obtenir un avant-projet à valider. Arrivent ensuite la phase de développement, le modèle 3D et la justification mécanique, le design ou encore la partie liasse : notre travail implique donc beaucoup d’interactions avec le monde industriel, car il faut bien connaître les procédés de fabrication. Jusqu’à l’industrialisation et les premières pré-séries, nous multiplions les tests et validations pour nous assurer que les interfaces se combinent bien et que le montage assure une bonne tenue de l’ensemble. C’est là l’une des grandes forces d’AMETRA : nos collaborateurs, qu’ils soient ingénieurs ou techniciens, arrivent à voir le cycle en V comme s’ils étaient chez l’industriel. L’un de nos objectifs : fournir une solution au client au plus près de ses besoins Cela passe notamment par une gestion attentive du réseau de fournisseurs et de fabricants pour accompagner la fabrication, mais aussi par notre capacité à faire bénéficier à nos clients d’une vision complète de l’environnement née de nos multiples retours d’expériences. Notre vocation jusqu’à présent n’est pas d’être fabricant. Nous travaillons avec un panel de fournisseurs, dont Anjou Electronique, experte en technologies filaires et société soeur d’Ametra au sein du groupe DEROURE. Nous référençons et diversifions les fournisseurs pour bien évaluer la compétence de chacun dans différentes spécialités et en fonction des matériaux à usiner et de la pièce à fabriquer. Nos réflexions sur différents points (comment l’outillage va-t-il être monté ? Va-t-on réaliser une pièce en tôlerie…?) nous permettent de nous orienter vers le fournisseur le plus adapté au besoin, en fonction de son savoir-faire et du process. Soit il s’agit d’un “one shot” s’il ne s’agit pas de série par exemple, soit nous essayons de travailler avec les fournisseurs de nos clients pour assurer une bonne capacité de production derrière. Des outillages pour ArianeGroup au travail effectué pour Merck Milliport (tests d’échantéité du prototype avant de lancer la grande série) ou encore NEXTER, le groupe AMETRA est capable de faire aussi bien de l’étude que l’accompagnement de la fabrication. Nous réalisons des projets en “Build to Spec” au niveau de l’étude et de la réalisation (ce qui signifie construire selon les spécifications). Le client achète un résultat : par exemple, son chariot ou son outillage doit pouvoir répondre au besoin. Dans ce contexte, nous avons un réseau fiable de fabricants adéquats qui permet de fournir les tests, les retours et les produits (y compris les tests d’endurance, crash tests, etc.). Là encore, une valeur ajoutée du groupe AMETRA se dégage : nous apportons au client une vision assez large de l’environnement et sommes par exemple capables de lui dire que “là, votre concept ne passera pas, ça ne tiendra pas”. Cette expertise et notre retour d’expérience, notre capacité à prendre en compte les différents types de contraintes sont autant d’atouts au service de chaque projet. Sébastien Pour en savoir plus sur les métiers et le savoir-faire d’AMETRA, consultez dès maintenant notre site officiel.
3è édition 2018 de la Course Solidaire du Groupe AMETRA
© Groupe Ametra – Les équipes du Groupe AMETRA mobilisées pour soutenir les victimes de l’ouragan Irma L’idée est née il y a 3 ans, de témoigner de l’engagement du Groupe AMETRA en associant chaque collaborateur qui le souhaite à des actions de mécénat solidaire. Le choix d’un évènement sportif s’est fait tout naturellement, plébiscité par les collaborateurs du Groupe. Ainsi en 2016, AMETRA devient Entreprise Amie de l’Unicef et fédère ses équipes autour de la Team Unicef World Run, plus grande course connectée du monde qui permet de collecter 107 283€ au profit de l’UNICEF, en réunissant 4 638 coureurs à travers 81 pays. Fort du succès de cette première édition, le Groupe AMETRA, particulièrement touché par les ravages de l’ouragan IRMA aux caraïbes, décide en 2017 de créer son propre évènement solidaire, sous la forme d’une course / marche ouverte à tous les collaborateurs ainsi qu’à leurs proches. Grâce à la mobilisation des équipes, ce sont plus de 2 000 € qui ont ainsi été reversés à la Croix Rouge Française. Pour cette 3ème édition, le Groupe AMETRA souhaite saluer la mémoire de l’un de ses collaborateurs récemment emporté par la maladie, en dédiant son évènement 2018 à la lutte contre le cancer. C’est donc au profit de la Ligue Contre le Cancer qu’est organisé cet événement très important pour les collaborateurs du groupe. Cette course solidaire se déroule sur le week-end des 13 et 14 octobre 2018 à travers le territoire national : qu’il s’agisse du samedi ou du dimanche, la course se déploie sur le même week-end dans les différentes agences, le long de parcours agréables où les participants peuvent courir ou marcher 5 km… le but étant avant tout de permettre à un maximum de personnes de prendre part à l’événement ! En Ile-de-France par exemple, la course se tient dans les jardins du Château de Versailles. L’agence de Bordeaux se retrouve quant à elle dans le parc Mandavit et celle de Toulouse au Lac de Sesquières. Les équipes de la région Sud-Est ont opté pour le Massif de Chusclan, proche de l’agence de Bagnols sur Cèze, et le Parc de la Torse, non loin de Venelles. Cette course solidaire est l’occasion de conjuguer un moment fédérateur et convivial à un esprit de solidarité, très présent au sein du Groupe AMETRA. Les équipes et leurs proches sont ainsi invités à témoigner de leur soutien en se retrouvant tous ensemble lors de la course et en partageant ensuite une collation. Ouvrir un tel événement aux proches et aux familles s’est présenté comme une évidence, qui correspond pleinement à l’esprit et aux valeurs portés par le Groupe AMETRA. Aurélie Pour en savoir plus sur le Groupe AMETRA, son engagement et ses valeurs, consultez le site officiel.
Intégrer le Design to Cost dans la conception
Bien plus qu’une seule approche destinée à réduire les coûts de conception et de fabrication, le Design to Cost relève d’une véritable philosophie d’entreprise. Qu’implique ce modèle de gestion de projet, quels sont ses avantages et ses facteurs clés de succès ? Qu’est-ce que le Design to Cost ? Le Design to Cost (DTC), également appelé Conception à Coût Objectif (CCO) en français, consiste à baser la conception d’un produit sur l’optimisation de son coût de fabrication, tout en respectant les exigences de performances techniques attendues par le client. Avec cette approche, lors d’un projet de lancement d’un produit ou nouvelle version de produit, la contrainte de coût sera prise en compte dès les premières étapes de réflexion. Historiquement, la Conception à Coût Objectif a été initiée par le secteur automobile, qui a depuis longtemps la particularité d’être très contraint économiquement. Il s’agit en effet d’un bien de consommation grand public : chaque centime compte, afin d’obtenir au final un prix de voiture concurrentiel. À grande échelle, un siège à 100€ n’est pas la même chose qu’un siège à 100,50€ : c’est dans ce contexte que la démarche DTC est utilisée par le secteur automobile comme une méthode de gestion de projet. Les avantages de la Conception à Coût Objectif S’il est tentant de réduire la CCO à la “simple” réduction des coûts, elle apporte plusieurs atouts : Évolution/transformation de la culture de l’entreprise : rappelons-le, passer à une approche Design to Cost implique d’adopter une philosophie de travail et de réflexion à intégrer progressivement dans l’ADN de la société. Augmentation de la capacité à innover et créer : les contraintes de coût ont tendance à fortement booster la créativité, car cela implique souvent de devoir changer de logique. Il faut en effet innover pour trouver des solutions à la fois performantes et répondant aux contraintes de coûts, là où une approche “traditionnelle” peut avoir tendance à ne pas chercher au-delà de ce qui lui est demandé, à savoir concevoir une pièce qui réponde à X ou Y fonctionnalité. Au final, adopter une démarche DTC pour répondre aux besoins du client (ou en interne, selon les entreprises) va aussi augmenter la compétitivité et la valeur ajoutée des concepteurs sur de nombreux projets. Quelques principes d’une mise en place réussie de la démarche Design to Cost Bien appréhender le besoin client La CCO implique de très bien comprendre ce qu’attend le client, tant en matière de fonctionnalités et performances que de coûts. Mais ce n’est pas tout : une connaissance des prix du marché est aussi importante, ainsi que de toutes les technologies de fabrication disponibles. Comprendre et respecter le besoin client, c’est aussi être capable de l’aider à formuler et formaliser ses attentes, ce qui va permettre de réduire rationnellement les spécifications au minimum nécessaire (tout en respectant l’environnement réglementaire). Décloisonner l’entreprise Le Design to Cost ne peut pas fonctionner si toutes les fonctions ne sont pas mobilisées autour du projet, ou si elles ne communiquent pas entre elles. Le “juste nécessaire” au coût attendu ne concerne pas que la direction, les ingénieurs ou le service achat. C’est un effort de réflexion collective. Mettre en place un processus d’estimation régulière des coûts Intégrer le DTC à la conception, c’est aussi avoir un système en place pour évaluer régulièrement les coûts tout au long du projet, afin de pouvoir les comparer avec la valeur de l’objectif initial. Ce processus permet de procéder aux réajustements nécessaires si besoin. Il existe plusieurs manières d’implémenter le Design to Cost Intégrer le DTC à la conception peut se faire de différentes façons, ce qui implique de se poser différentes questions en amont du projet, dès la phase CAO. Prenons par exemple un volant composé de 15 pièces : peut-on obtenir la même fonction avec 12 pièces, pour gagner en temps et coût de montage ? Ou faut-il envisager un changement de matière ? La CCO est aussi une question de choix de périmètre. On peut adopter une démarche d’optimisation du coût total pour l’utilisateur (Total Cost Owner, TCO), qui peut par exemple intégrer à la conception non seulement la prise en compte du coût de la pièce ou du produit, mais aussi ses coûts de maintenance, d’outillages ou de recyclage… voire l’estimation d’un prix de revente dans certains secteurs ! Il est aussi possible de penser l’optimisation des coûts au niveau des frais d’études et de développement : dans quel pays concevoir et faire les essais, faut-il réutiliser des briques existantes pour favoriser un développement plus simple… Selon les cas, le Design to Cost va donc parfois se concentrer sur le prix de revient des pièces et, dans d’autres cas sur les coûts de conception, la production, la maintenance ou encore les différents jalons de la vie du produit final, jusqu’à son démantèlement parfois. Un virage important dans la manière de concevoir Dans tous les cas, il faut un vrai changement de culture pour passer à la conception à coût objectif. Connaître les technologies de fabrication voire en mettre de nouvelles au point, les différents types d’assemblage, les finitions et leur impact particulièrement sur le prix final… tout cela contribue à optimiser la conception pour respecter les coûts attendus. Au final, le changement de paradigme est important : avant, les ingénieurs concevaient en fonction de contraintes techniques. Le passage à une gestion de projet sur le modèle du Design to Cost impose de nouvelles exigences : “vous devez réaliser une pièce à 4 euros”. Cette démarche n’est pas universelle. Elle reste le choix d’une entreprise en fonction du marché plus ou moins concurrentiel dans lequel elle évolue (où ses clients évoluent). Christophe Cet article vous a été utile ? Merci de le partager ! Pour en savoir plus sur le Groupe AMETRA, son savoir-faire et ses offres d’emploi, consultez le site officiel.
Casser les préjugés sur l’Ingénierie grâce aux « Ambassadeurs de l’Ingénierie »
« Casser les préjugés sur l’ingénierie, valoriser ses métiers, en accélérer la féminisation » : le 17 mai 2018 s’est tenue la première édition des Ambassadeurs de l’Ingénierie à Paris, à l’initiative de la Fédération Syntec Ingénierie. Cette rencontre a réuni les personnes volontaires pour devenir ambassadeurs du secteur et participer à la promotion de ses métiers auprès des écoles et des jeunes. Les Ambassadeurs de l’Ingénierie ont accueilli cette année de nouveaux membres dont deux collaborateurs du Groupe AMETRA. Les objectifs de l’initiative Les Ambassadeurs de l’Ingénierie visent plusieurs objectifs : Accompagner les étudiants ingénieurs pour les aider à appréhender les différentes facettes du métier Renforcer le lien avec les écoles d’ingénieurs Encourager les jeunes femmes à se lancer dans une formation d’ingénieur et œuvrer pour la féminisation de la profession Renforcer l’attractivité de la profession Promouvoir les jeunes ingénieurs français à l’international Devenir Ambassadeur de l’Ingénierie est un engagement volontaire, basé sur l’envie de faire découvrir son métier, dans le respect des règles de la Charte des Ambassadeurs de l’Ingénierie. La participation du Groupe AMETRA et les points forts de la journée Deux ingénieurs du Groupe AMETRA ont pris part à cette journée réunissant une cinquantaine de personnes autour de différents ateliers, témoignages et sessions de brainstorming. Cette 1ère rencontre a permis d’établir une feuille de route composée des cibles et actions à prioriser, de réfléchir aux initiatives de communication à déployer et aux groupes de travail à mettre en place dans les semaines et mois à venir. Parmi les nombreux échanges de cette rencontre, un des objectifs des « Ambassadeurs de l’Ingénierie » a été de casser les « clichés » du métier d’Ingénieur : des idées reçues souvent fausses et négatives. Cette mauvaise image de l’Ingénieur est due à une méconnaissance du métier et doit évoluer ! Quelques idées reçues sur l’ingénierie Sur la cinquantaine de personnes présentes lors de cette journée, il a été étonnant de constater que toutes et tous étaient sur la même longueur d’ondes en ce qui concerne les représentations positives et négatives du métier. Prenons l’exemple de quelques idées fausses sur le métier d’Ingénieur : Un ingénieur serait solitaire et travaillerait tout seul : ce n’est pas le cas, un ingénieur travaille au sein d’une équipe projet qui partage un objectif commun. Il travaille très souvent en open space ; Le métier d’Ingénieur ne serait pas un métier très « sexy » et les ingénieurs n’auraient pas de sens de l’humour : le monde de l’ingénierie regroupe des personnes d’expérience et de caractères variés. De plus le travail d’équipe favorise le développement d’une certaine complicité entre collègues ; L’ingénierie serait liée à une image masculine de « mains dans le cambouis », de travail en atelier où l’on construirait tout de A à Z : Il existe autant de variétés d’ingénieurs que de projets. Un ingénieur peut soit être l’instrument de précision qui permettra de définir toutes les techniques nécessaires à la mise en œuvre d’un projet, soit en être le chef d’orchestre. Par exemple chez AMETRA, un Ingénieur Études peut concevoir de A à Z des outillages permettant l’assemblage de l’étage principal d’Ariane 6 (conception 3D sur ordinateur, plans des pièces à fabriquer, suivi de fabrication avec des sous-traitants et livraison de l’outillage sur le site d’ArianeGroup). Un Ingénieur Calcul chez AMETRA travaille en collaboration avec l’Ingénieur Études pour simuler sur logiciel la conception de l’outillage dans son environnement et en vérifier la résistance de matériaux, et ce afin de valider sa tenue lors de son utilisation future. Un Ingénieur Projet chez AMETRA pilote techniquement toutes ces études et assure que les différentes personnes de son équipe puissent atteindre ensemble l’objectif final du projet. Hommes et femmes Ingénieur(e)s travaillent ensemble que ce soit dans les bureaux d’études ou sur le terrain, du développement du projet jusqu’à son aboutissement ; Ci-dessous, un aperçu du compte-rendu de Syntec Ingénierie à ce sujet : © Syntec Ingénierie – 2018 Cet échange autour des idées reçues a été suivi de témoignages autour de thématiques telles que « comment j’ai choisi la filière ingénierie ? » et « être une fille ingénieure ». Cette rencontre des Ambassadeurs de l’Ingénierie a également mis en évidence la difficulté à vulgariser le métier d’Ingénieur. À la question « est-ce que vos proches savent décrire votre métier ? », la réponse est non pour une majorité de participants ! En effet, le métier d’Ingénieur peut être complexe et difficile à décrire de manière simple. L’ingénieur est pluridisciplinaire, souvent dans des domaines techniques de pointe et la vulgarisation est un exercice compliqué. Un challenge important : démystifier l’image des ingénieurs Le champ d’activité de l’ingénieur est tellement vaste qu’il peut être opaque pour les jeunes. L’ingénierie est une façon d’être avant tout ; l’ingénieur, lui, peut travailler dans différents secteurs d’activité (Aéronautique, Ferroviaire, Bâtiment, Nucléaire…), avoir différentes compétences (Calcul, Mécanique, Électricité, Structure, Matériaux…) et les possibilités d’évolution sont nombreuses. Les jeunes collégiens et lycéens s’orientent de plus en plus tôt. Il faut donc travailler à rendre l’ingénierie et ses métiers plus compréhensibles et accessibles dès les études secondaires. À l’heure actuelle, les vocations sont plutôt rares : beaucoup s’engagent dans cette voie parce que des membres de leur famille ou des proches y travaillent déjà, ou en fonction d’options et de facilités dans certaines matières à l’école… ce qui peut déboucher sur une entrée presque « par hasard » en école d’ingénieurs. Comment donner envie aux plus jeunes de se lancer et se rapprocher des écoles ? Les ateliers de la 2nde partie de la journée des Ambassadeurs ont permis d’avancer sur plusieurs axes d’actions : Promouvoir l’ingénierie auprès des jeunes et expliquer le métier aux collégiens, dans les écoles et les lycées ; Créer des applications smartphone ou jeux sur PC en lien avec le métier d’ingénieur, pour promouvoir son image et casser les idées reçues ; Créer des partenariats avec les écoles d’ingénieurs pour mettre en place un réseau qui permette d’éviter que de nombreux diplômés ne s’en aillent vers un autre secteur. Et demain ? Cette première rencontre des Ambassadeurs de l’Ingénierie, à laquelle a participé le Groupe AMETRA, va mettre en œuvre ses actions tout au long de l’année, en commençant par
L’évolution des drones en matière de Défense et de Sécurité
Ils vont là où il est dangereux, contre-productif ou tout simplement impossible pour l’homme de mettre les pieds. Dans le secteur militaire et de la sécurité intérieure, les drones terrestres, aériens et sous-marins s’imposent peu à peu comme des pierres angulaires d’une armée du futur agile et connectée. C’est ainsi que se joue sous l’eau une guerre d’un type nouveau encore méconnue du grand public : renseignement, déminage, missions de surveillance, lutte anti-sous-marine…. Les États consacrent des sommes colossales au développement de leur flotte de robots sous-marins autonomes (AUV) et 2018 voit la course à l’innovation s’accélérer. L’Otan teste ses drones sous-marins en Arctique, Interpol s’interroge, Thales dévoile son prototype de drone de surface, la Royal Navy travaille à protéger sa flotte contre la guerre électronique, l’Europe poursuit son engagement dans le projet de drone MALE 100% européen… Pendant ce temps la Chine, les États-Unis, Israël ou encore la Russie continuent d’investir massivement dans les drones maritimes. Les conditions en mer exigent non seulement de pouvoir réaliser les objectifs de mission de chaque drone, mais aussi d’être en mesure de recevoir leurs données et de pouvoir les récupérer en surface. Au-delà des enjeux purement maritimes, les drones sont au cœur des préoccupations et personne ne peut aujourd’hui se permettre de prendre du retard en la matière. La multiplicité de leurs missions n’a d’égal que leur diversité : cela explique qu’ils révolutionnent déjà la Défense et la Sécurité. Ajoutons à cela que la croissance exceptionnelle du nombre de drones utilisés dans le monde (à des fins civiles, professionnelles ou militaires) a fait naître de nouveaux défis et impacte en profondeur la manière de concevoir de nouveaux appareils. Des engins “traditionnels” aux évolutions rendues possibles par le recours à l’Intelligence Artificielle en passant par des modèles toujours plus légers, furtifs, rapides, multi-fonctions ou modulables, découvrez notre état des lieux 2018 de l’impact des drones sur la Défense et la Sécurité Intérieure. Vous y trouverez des pistes de réflexion sur les défis et avancées du moment : Comment se prémunir des drones malveillants et utilisés à des fins terroristes ? Quels sont les modèles les plus innovants du moment, qu’ils soient déjà en action sur le terrain ou en cours de développement ? À quoi ressembleront les drones de demain ? Quels sont les challenges à relever pour les ingénieurs et bureaux d’études en matière de conception de drones tactiques ?… Obtenez immédiatement et gratuitement votre livre blanc ICI.
Le pilotage du développement par le calcul
Moins d’allers-retours, des conceptions plus légères et optimisées, une meilleure gestion des délais et des coûts : le pilotage du développement par le calcul est un levier potentiel de forte valeur ajoutée. Un challenge majeur : éviter les itérations inutiles L’avènement de la Conception Assistée par Ordinateur (CAO) a révolutionné et facilité la manière de dessiner les modèles. Mais en même temps, répondre aux différentes exigences de performance des cahiers des charges nécessite l’intervention de plusieurs métiers ; et l’ordre de ces interventions peut se révéler être un casse-tête. La question de la tenue mécanique est souvent reléguée à la fin du projet, ou bien encore une fois que le modèle est finalisé et transmis au service calcul pour qu’il vérifie s’il tient la route… ou pas. Or recevoir un modèle qui ne tient pas revient à multiplier les allers-retours entre le calcul et les ingénieurs du bureau de conception. Ces renvois inutiles impliquent des coûts considérables, tant sur le plan financier qu’en matière de respect des délais. Ces itérations devraient être évitées, d’autant qu’elles peuvent être un vrai facteur de stress, voire de frustration. Et pour cause : on envoie un modèle dont on ne sait pas trop s’il va fonctionner ou si les modifications qu’on lui a apportées sont réellement pertinentes. Le paradoxe de l’ère CAO : avoir les bons outils, mais privilégier l’instinct Nous disposons aujourd’hui d’outils de CAO qui permettent d’anticiper les résultats sur des chargements simples, mais aussi de faciliter le travail du service calcul. La logique impliquerait donc que les modifications géométriques soient de plus en plus confiées au calcul, pour limiter le nombre d’allers-retours et obtenir les résultats adéquats plus rapidement. D’une manière générale, ce n’est pas le cas aujourd’hui : les modèles reçus sont quasiment terminés et un nombre important de décisions de conception ont déjà été prises. À ce stade, les experts du service calcul ne savent pas forcément ce qui a justifié une décision de conception sur le modèle qui leur parvient : un problème d’encombrement, un obstacle fonctionnel ? Quels paramètres peut-on modifier ? En disposant des informations dès le départ et avec un dimensionnement réalisé avant une phase de conception plus élaborée, il deviendrait possible d’anticiper et d’avancer rationnellement sur le projet. Le pilotage du développement par le calcul est donc aussi une question de process, même s’il est loin de se limiter à cette dimension. Il implique de repenser l’approche de chaque intervenant à différents stades. Par exemple, il existe une étape d’étude d’avant-projet (AVP) au cours de laquelle les concepteurs vont définir les volumes alloués en fonction des encombrements et, à partir de là, tailler dans la masse. Or ces décisions de conception (comment positionner des fixations, alléger un modèle…) sont souvent prises en fonction du ressenti et de l’expérience personnelle alors qu’à l’heure actuelle, nous disposons des outils pour définir les contours de ce nouveau modèle, mais de manière chiffrée. On le voit, une rationalisation de l’approche est nécessaire pour se baser sur des décisions chiffrées, et non pas seulement sur le « feeling », la seule expérience du concepteur. C’est un grand paradoxe de l’ère de la CAO : à l’époque où l’on faisait tout sans logiciel et par tracés de plans sur papier, les experts faisaient moins ce genre d’erreurs et les modèles dessinés étaient parfaitement dimensionnés. Dans ce contexte, l’idée du pilotage du développement par le calcul n’est donc pas une approche novatrice, mais un retour au bon sens d’une certaine époque, parfois un peu oublié du fait de la facilité apportée par les logiciels de CAO. Les clés d’action pour y parvenir Le Groupe AMETRA travaille à optimiser cette approche, en y impliquant tant les concepteurs que les clients. Cela permet, à terme, de ne pas devoir repartir de zéro pour améliorer le design d’un projet client sur lequel nous serions intervenus tardivement. Pour rationaliser le processus et faire évoluer les habitudes, plusieurs points d’action et de pédagogie sont nécessaires : ● Au niveau des concepteurs : transmettre l’idée qu’il ne s’agit pas de les remplacer, mais de bien communiquer et d’apporter une aide à la décision. Plus les informations sont disponibles dès le départ, plus l’on peut intervenir en amont et gagner en marge de manœuvre, en légèreté et en performance. ● Au niveau de l’approche en fertilisation croisée : l’idée de la conception par le calcul peut se faire dans tous les domaines : transport, charpentes métalliques… ● Au niveau de la manière de communiquer : travailler à ce que l’information qui nous arrive soit la bonne, pour éviter le piège des allers-retours. Au final, le pilotage du développement par le calcul relève presque autant d’une philosophie de conception que d’un changement profond de certains processus et réflexes, en particulier à l’heure où les logiciels CAO sont la norme. Pour en savoir plus sur les métiers du Groupe AMETRA, visitez la page qui y est consacrée sur notre site officiel. Farah
Les partenariats entre centres de recherches & ingénieristes pour amener une innovation jusqu’au marché
Lorsqu’un centre de recherches ou une start-up spécialisée développe une technologie avancée, il arrive fréquemment qu’un problème de niveau de maturité technologique se pose. Concrètement, des recherches poussées vont par exemple être faites sur certains sujets et donner naissance à des avancées intéressantes en matière de sécurité de l’information ou encore de semi-conducteurs … mais le fossé entre les chercheurs et les industriels reste très important. En d’autres termes : d’autres développements sont nécessaires pour qu’un industriel s’intéresse au sujet et que l’innovation soit potentiellement commercialisable un jour. La mission du bureau d’études : faire évoluer l’innovation sur l’échelle TRL dans un contexte de faible maturité Pour amener une innovation jusqu’au marché, il faut donc être capable de faire monter le projet sur l’échelle TRL (Technology Readiness Level), qui permet d’évaluer le niveau de maturité de ce dernier. Elle permet d’avoir des repères permettant de projeter le développement et l’intégration de la technologie dans un sous-système ou système opérationnel. L’échelle est divisée en 9 niveaux, le 9e désignant le stade auquel la technologie a une application réelle en conditions de mission et sous sa forme finale. Lorsqu’une nouvelle technologie est développée, elle est en effet très rarement applicable telle quelle et de manière immédiate (TRL 1 sur le schéma ci-dessous). C’est dans ce contexte que le Groupe AMETRA intervient notamment aux côtés du CEA-Leti, afin d’apporter le niveau de maturité technique suffisant à certaines technologies innovantes et pouvoir ainsi envisager qu’un industriel s’y intéresse. Cela peut inclure un travail de fond sur le design, l’ergonomie… nous travaillons à rendre un système mature dans un environnement spécifique, ce qui permettra d’amener l’innovation au marché. La place privilégiée du Groupe AMETRA entre chercheurs et industriels Le Groupe AMETRA se situe donc entre le centre de recherches ou la start-up et l’industrie, afin d’accompagner le projet jusqu’aux niveaux 5, 6 et 7. Cette montée en puissance va par exemple consister à intervenir en bureau d’études mécanique pour intégrer une technologie spécifique dans un package mécanique. Cela va la rendre plus viable et permettre de faire évoluer l’innovation jusqu’à ce que le client final soit en mesure de la produire et de l’exploiter. Les ingénieristes sont ainsi le maillon de la chaîne qui manque aux centres de recherches pour amener une innovation vers le marché. Le Groupe AMETRA apporte une forte valeur ajoutée à ce type de projets grâce à ses différents atouts : Des services d’expertise importants et de vrais savoir-faire métiers ; Des experts en analyse fonctionnelle ; La capacité à développer une vision globale et à apporter un œil neuf sur le projet, via des perspectives souvent non vues par le client. La fertilisation croisée en R&D (cross fertilization), qui fait partie de l’ADN du Groupe AMETRA, est un avantage considérable dans ce contexte. Notre neutralité, née du fait que nous sommes un bureau d’études et non pas un équipementier. Cela permet aussi de conseiller nos clients sans aucun parti pris. Notre capacité industrielle nous permettant de prendre en compte, dès le développement, les contraintes liées à la fabrication, qu’elles soient techniques ou financières. Pour en savoir plus, consultez dès maintenant notre site officiel. Auteur : Lionel
Support et infrastructure : les apports du scan 3D
Le scan 3D apporte de nombreux avantages dans différents domaines d’application, dont l’évolution et le suivi d’infrastructures neuves ou existantes. Le scan 3D, un outil à forte valeur ajoutée en matière d’infrastructure et de support Son utilisation permet d’optimiser le travail à différentes étapes : • Recherche et modélisation de l’existant • Vérification de l’existant (calcul) • Modification et/ou optimisation de l’existant (calcul et études) en phases APS (Avant-Projet Sommaire) et APD (Avant-Projet Définitif) • Support de communication (modélisation et obtention d’images réalistes) • Support de la maîtrise d’ouvrage (calcul et plans) en phase PRO • Support de la maîtrise d’œuvre (calcul et plans de fabrication) en phase EXE • BIM (Building Information Modeling) Le terme “support” peut alors désigner soit le support au maître d’œuvre ou à la maîtrise d’ouvrage, soit le support en matière d’infrastructure (tout ce qui relève du supportage). Le scanner 3D permet de générer un nuage de points. Ce dernier sera exploité de différentes manières : esquisse du volume grossier de la structure, amélioration de la précision de la maquette au moment des plans d’APS puis lorsque le projet passe en phase d’étude de construction réelle, rétro-ingénierie, vérification de la conformité… C’est aussi un outil essentiel de scan-to-BIM, puisque des nuages de points peuvent être transformés en modèles BIM. Qu’il s’agisse de structures existantes ou d’infrastructures neuves, le scan 3D représente une vraie valeur ajoutée. Comment le Groupe AMETRA utilise le scan 3D pour les infrastructures et le BIM Si ce type d’approche s’applique aux bâtiments en général, nous l’utilisons aujourd’hui beaucoup pour les ateliers et structures métalliques, comme ceux de la SNCF par exemple. Le Groupe AMETRA a d’ailleurs systématiquement recours au scan 3D dans ce type de cas : plutôt que de nous baser sur des plans, il est plus simple et plus fiable aujourd’hui de lever certains doutes et de limiter les risques dès le départ. Lorsque nous ne disposons pas des plans d’un ancien bâtiment, nous pouvons réaliser la modélisation grâce à cette technique et obtenir des plans précis en « Tel Que Construit ». Mais ce n’est pas tout : le référentiel normatif évolue et se renforce très régulièrement. Chaque fois que de nouvelles normes sont adoptées, nous devons pouvoir justifier chaque détail de la structure par rapport à ces dernières… y compris lorsqu’il s’agit d’un ajout à l’existant. Cette nécessité de vérifier l’état du bâtiment existant par des calculs, de le modéliser de nouveau et non pas seulement d’évaluer la conformité de l’ajout vis-à-vis de ces nouvelles normes est facilitée par le scan 3D. Par exemple, si l’on veut ajouter une passerelle ou une extension à un atelier industriel existant, il faut bien prendre en compte le fait que cet ajout impacte potentiellement toute la tenue du bâtiment. On ne peut pas se contenter de vérifier uniquement la passerelle ou l’extension : il faut s’assurer que l’ensemble du bâtiment respecte les nouvelles normes. Le scanning permet justement de relever ce défi de la manière la plus optimisée possible. Grâce au scan 3D toujours, il est donc aussi possible de démarrer la maquette BIM dès le départ. Enfin, pouvoir générer une maquette BIM précise avec des images réalistes est l’assurance d’obtenir un bon support de communication. Ce dernier permet aux entreprises, collectivités locales ou encore régions de voir à quoi va ressembler le projet pour lequel elles ont ouvert un appel d’offre. Le scan 3D, qui permet d’obtenir un rendu réaliste rapidement, est donc aussi un bon outil dans le cas d’un marché public. Au final, le recours au scan 3D permet de démarrer un projet et d’avoir une approche fiable et complète à tous les niveaux de l’intervention. Pour en savoir plus sur le savoir-faire et les métiers du Groupe AMETRA, rendez-vous sur le site officiel. Auteur : Thomas

