Dans les métiers de l’ingénierie, l’évolution rapide des technologies et la complexité croissante des projets imposent une gestion des compétences dans la durée. Avec l’entretien de parcours professionnel (EPP), instauré par la loi du 24 octobre 2025, les entreprises disposent d’un cadre renouvelé pour anticiper les évolutions des métiers, accompagner les mobilités et sécuriser les trajectoires professionnelles. Un entretien distinct de l’évaluation annuelle L’EPP remplace l’ancien entretien professionnel, mais ne doit pas être confondu avec l’entretien annuel d’évaluation. Là où ce dernier examine les résultats, les objectifs et la contribution au poste, l’EPP se concentre sur les qualifications, les compétences mobilisées, les besoins de formation et les perspectives d’évolution. Cette distinction est essentielle : il ne s’agit pas de mesurer une performance à court terme, mais de construire une vision partagée du parcours professionnel. L’échange peut notamment porter sur une spécialisation technique, une prise de responsabilités, une mobilité ou une reconversion. Pour les entreprises industrielles, cette démarche contribue à rapprocher les aspirations individuelles des compétences nécessaires aux projets futurs. Elle suppose néanmoins une préparation réelle, un dialogue de qualité et la capacité à traduire les besoins identifiés en actions concrètes. Trois moments pour accompagner chaque étape de carrière Le premier rendez-vous intervient au cours de la première année suivant l’embauche. L’EPP se tient ensuite tous les quatre ans, sous réserve des dispositions conventionnelles applicables. Il offre l’occasion d’actualiser les perspectives professionnelles et les besoins de développement. Un entretien spécifique est également organisé dans les deux mois suivant la visite médicale de mi-carrière. Il permet d’aborder, lorsque cela est pertinent, l’adaptation du poste, la prévention de l’usure professionnelle, les besoins de formation ou les possibilités de mobilité. Les informations médicales du salarié restent confidentielles. Enfin, le premier EPP réalisé dans les deux années précédant le soixantième anniversaire intègre les conditions de maintien dans l’emploi et les aménagements de fin de carrière, notamment le temps partiel ou la retraite progressive. Le dispositif réglementaire prévoit par ailleurs un état des lieux récapitulatif tous les huit ans. Ces rendez-vous permettent d’inscrire les décisions RH dans un temps long, sans limiter la réflexion aux changements de poste immédiats. Un outil de pilotage des compétences dans l’ingénierie Dans l’ingénierie, les besoins évoluent au rythme des nouveaux outils de conception, des méthodes de simulation, des contraintes de qualification ou des exigences de cybersécurité. Une compétence recherchée aujourd’hui doit souvent être entretenue, approfondie ou complétée pour rester pertinente demain. L’EPP peut aider à identifier ces évolutions suffisamment tôt : besoins de formation, transmission d’expertise, passerelles entre métiers, préparation à des responsabilités de gestion de projet, d’expertise technique ou de management. Encore faut-il articuler les entretiens avec les dispositifs de formation, la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences et les opportunités réellement disponibles. Cette logique rejoint l’importance de construire une carrière dans l’ingénierie autour de la formation continue. Elle contribue également à préserver les savoir-faire critiques et à renforcer la continuité des équipes sur des programmes industriels exigeants. Faire de l’entretien un engagement suivi dans le temps La valeur de l’EPP dépend moins de sa formalisation que des suites qui lui sont données. Des besoins documentés, des priorités explicites et des points de suivi permettent de transformer un échange obligatoire en véritable démarche d’accompagnement. Pour les entreprises d’ingénierie comme AMETRA, l’enjeu est double : donner de la visibilité aux professionnels sur leur évolution et maintenir les compétences indispensables à la réussite des projets. C’est à cette condition que l’entretien de parcours professionnel peut devenir un levier durable de développement des talents et de performance collective. Pour en savoir plus sur l’expertise du groupe Ametra et nos références, rendez-vous sur notre site officiel. Nous sommes aussi sur LinkedIn !
Éco-conception : penser le produit au-delà des matériaux
Choisir une matière recyclable constitue un levier d’éco-conception. Mais la performance environnementale d’un équipement dépend aussi de sa fabrication, de ses approvisionnements, de sa consommation et de sa maintenance. Pour l’ingénierie, l’enjeu consiste à intégrer ces dimensions dès le développement, puis à vérifier la cohérence des choix sur l’ensemble du cycle de vie. Définir les bons critères dès la conception La démarche commence par le besoin : quel service le produit doit-il rendre, dans quelles conditions et pendant quelle durée ? Ces questions permettent de dimensionner la solution et d’identifier les exigences environnementales à intégrer au cahier des charges, aux côtés des performances, de la sécurité et des contraintes de qualification. Comme le rappelle l’ADEME dans sa méthode d’éco-conception industrielle, l’évaluation doit couvrir plusieurs étapes et plusieurs impacts pour éviter de déplacer les problèmes. L’énergie consommée compte, mais aussi les ressources mobilisées et les conséquences des procédés retenus. Concrètement, réduire la masse ou le volume doit préserver les caractéristiques mécaniques requises. L’architecture du système mérite également d’être interrogée : accès aux composants, assemblages, consommables, interfaces et possibilités d’évolution. La simulation peut éclairer ces choix avant les essais, sans remplacer leur validation. Associer achats, logistique et données techniques L’éco-conception engage toute la chaîne d’approvisionnement. Au-delà des engagements RSE d’un fournisseur, il faut examiner sa capacité à documenter les matériaux, les procédés et les solutions proposées. Ametra prévoit ainsi de renforcer ses questionnaires d’évaluation pour mieux apprécier les démarches de ses partenaires. Cette orientation prolonge les actions présentées dans son article consacré au bilan carbone des entreprises d’ingénierie, notamment sur les critères environnementaux appliqués aux fournisseurs. L’évaluation d’un produit conserve toutefois un périmètre distinct de celui du bilan d’une entreprise. Emballages, modes de transport, stockage et fréquence des livraisons doivent aussi entrer dans l’analyse. Les flux d’information accompagnent ces flux physiques : disposer de données techniques fiables facilite la traçabilité, la maintenance et l’identification des pièces remplaçables. Anticiper les obsolescences contribue également à préparer la continuité du soutien. Ces informations doivent rester disponibles et exploitables tout au long de la vie de l’équipement. Préparer la maintenance et la fin de vie Un équipement conçu pour durer doit pouvoir être entretenu. L’objectif est de faciliter le remplacement d’une pièce défaillante plutôt que celui du produit complet, lorsque les exigences techniques le permettent. Cette approche relie directement éco-conception, disponibilité et maintien en condition opérationnelle. Pour Styrel, les questions de fin de vie occupent une place importante : les composants sont-ils démontables, réemployables ou recyclables ? Contiennent-ils des substances dangereuses nécessitant un traitement adapté ? Les réponses dépendent notamment du cahier des charges du client et des filières accessibles. Un matériau intéressant pour alléger une pièce peut, selon son assemblage, compliquer sa séparation ultérieure. Le bénéfice doit donc être apprécié à l’échelle du produit : une optimisation locale ne suffit pas à démontrer une amélioration globale. Valider les compromis avec les partenaires industriels Impact environnemental, coût, performance et délais doivent être examinés ensemble, dans le respect des exigences de sécurité. Le dialogue entre Ametra, le client et les fournisseurs permet de confronter les intentions de conception aux possibilités de fabrication. Les prototypes servent à vérifier le fonctionnement et la faisabilité, puis à ajuster le dossier de conception. Ils peuvent aussi aider à évaluer l’accessibilité d’un composant ou une opération de démontage. Ces constats techniques alimentent la démarche environnementale, sans constituer, seuls, une preuve de réduction des impacts. Pour Ametra, cette vision élargie inscrit l’éco-conception dans l’exécution industrielle : des exigences explicites, des choix documentés et des validations partagées. Concevoir des systèmes maintenables et maîtriser leur évolution contribue aussi à la résilience des filières et à leur autonomie industrielle. Pour en savoir plus sur l’expertise du groupe Ametra et nos références, rendez-vous sur notre site officiel. Nous sommes aussi sur LinkedIn !
France Libre : du choix stratégique au défi industriel du porte-avions de nouvelle génération
Alors que la 30e édition d’Euronaval se tient du 3 au 6 novembre 2026 à Paris Nord Villepinte, l’industrie navale de défense affiche une dynamique remarquable. Avec 705 exposants annoncés, contre 483 en 2024, le salon s’oriente vers une édition record. Cette mobilisation témoigne de l’importance croissante des enjeux technologiques et industriels du secteur : innovation, intégration de systèmes complexes, capacités de production et souveraineté. Dans ce contexte, le programme français de porte-avions nouvelle génération occupe une place particulière. Le PANG a désormais un nom : France Libre. Nous avons déjà dit ici pourquoi un porte-avions constitue un outil de puissance indispensable aux ambitions de notre pays. Aujourd’hui, nous voulons observer le passage à l’exécution. Depuis le lancement en réalisation fin 2025, le programme entre dans une séquence où souveraineté, ingénierie système, nucléaire naval, infrastructures et continuité des compétences doivent avancer au même rythme. Pourquoi conserver une capacité aéronavale dans le contexte actuel ? Le porte-avions reste d’abord une base aérienne mobile, capable d’opérer sans dépendre durablement d’infrastructures terrestres étrangères. Dans un environnement maritime plus contesté, cette mobilité donne à la France une capacité autonome de déploiement, de commandement et d’action aérienne. Le ministère des Armées présente France Libre comme un outil destiné à préserver cette autonomie d’action jusqu’aux environs de 2080. L’enjeu ne se limite donc pas au navire. Un groupe aéronaval associe aviation embarquée, frégates, sous-marins, ravitailleurs, renseignement et liaisons de données. Sa valeur repose sur l’intégration de l’ensemble, sur sa protection et sur sa capacité à durer. C’est précisément ce continuum entre systèmes complexes, résilience et maîtrise industrielle que nous avons déjà abordé à propos de la souveraineté dans l’industrie de défense. Des décisions politiques désormais traduites en engagements industriels Plusieurs jalons ont structuré le programme. En 2020, la France a retenu la propulsion nucléaire. La LPM (Loi de Programmation Militaire) 2024-2030 a ensuite confirmé la poursuite du PANG. Fin 2025, le programme est passé en phase de réalisation ; en mars 2026, le président de la République a annoncé son nom, France Libre. Ces différentes étapes sont récapitulées dans les documents officiels récents de l’Élysée et de l’Assemblée nationale. Ces décisions engagent désormais une trajectoire longue. Le calendrier allant jusqu’à une mise en service visée en 2038 dépasse l’actuelle LPM : sa tenue supposera donc, au fil des prochains budgets et programmations, de préserver les crédits, les infrastructures et les compétences nécessaires. Il s’agit ici d’une conséquence du calendrier du programme, qui s’étend sur plusieurs cycles budgétaires et mandatures. Où en est l’industrie ? La DGA assure la maîtrise d’ouvrage d’ensemble, avec le CEA pour les chaufferies nucléaires. Naval Group, Chantiers de l’Atlantique et TechnicAtome figurent parmi les principaux acteurs industriels, au sein d’une chaîne mobilisant environ 800 entreprises et fournisseurs, et à laquelle Ametra est fière de participer. La phase actuelle est largement celle de l’ingénierie, de la préparation industrielle et de la réduction des risques. La DGA travaille notamment sur l’architecture générale, la sécurité nucléaire, la fonction aviation, le système de combat et l’architecture numérique. Des plateformes d’essais doivent permettre de qualifier en amont des fonctions critiques, notamment communications et systèmes numériques. À cette échelle, la gestion de configuration, la documentation, les interfaces et la qualification deviennent elles-mêmes des facteurs de tenue du calendrier. Cette logique rejoint les enjeux de tous les programmes de défense du futur : intégrer, qualifier et sécuriser avant la montée en production. Les prochaines étapes : construire, intégrer, qualifier Selon la Marine nationale, la découpe de la première tôle est programmée pour 2031, la mise sur cale en 2032 et la mise à flot en 2033. Le bâtiment doit quitter Saint-Nazaire en 2035 pour poursuivre son armement à Toulon, avant la montée en puissance conduisant à 2038. En parallèle, Toulon doit se doter d’un nouveau bassin et d’infrastructures adaptées, dont les travaux sont annoncés à partir de 2027. La réussite de France Libre se jouera donc autant dans la conception que dans l’exécution : maîtrise des interfaces, essais, qualification, cybersécurité, supply chain, traitement des obsolescences et transmission des compétences. Plus qu’un navire, le programme constitue un test grandeur nature de la capacité française à tenir, sur plus d’une décennie, une architecture industrielle et technologique souveraine. Pour en savoir plus sur l’expertise du groupe Ametra et nos références, rendez-vous sur notre site officiel. Nous sommes aussi sur LinkedIn !
ISO 19443 : pourquoi cette certification devient incontournable dans la filière nucléaire
Dans le nucléaire, la sûreté ne se joue pas uniquement lors de l’exploitation d’une installation. Elle se construit bien en amont, dans les bureaux d’études, les achats, la fabrication, les contrôles et jusqu’à la livraison. C’est précisément l’ambition de l’ISO 19443 : renforcer les principes de l’ISO 9001 avec des exigences spécifiques aux organisations fournissant des produits ou services importants pour la sûreté nucléaire. Dans une filière engagée dans une nouvelle montée en cadence, ce référentiel constitue un langage commun de confiance industrielle. Sécuriser toute la chaîne d’approvisionnement L’ISO 19443 concerne l’ensemble de la chaîne de valeur nucléaire. AFNOR rappelle que le référentiel renforce notamment les exigences relatives à la culture de sûreté, aux compétences, à la traçabilité, au contrôle et à la surveillance. Tous les grands donneurs d’ordre du secteur, comme EDF, Orano, Technicatome et Framatome, ont également intégré la certification ISO 19443 à leur démarche qualité afin de sécuriser l’ensemble de leur supply chain. L’objectif dépasse donc la conformité documentaire. Il s’agit de garantir qu’un même niveau d’exigence irrigue les relations entre donneurs d’ordres, ingénieristes, équipementiers et sous-traitants. Pour Ametra, cette finalité est très concrète : sécuriser les processus depuis la réponse à l’appel d’offres jusqu’à la livraison au client. Et avec une règle fondamentale rappelée lors de la démarche de certification : comme le dit le manuel qualité d’Ametra : « la sûreté nucléaire est la priorité et elle ne peut en aucun cas être compromise par d’autres considérations qu’elles soient économiques, commerciales ou de planning ». La sûreté commence dès le bureau d’études Cette exigence prend une dimension particulière pour une société d’ingénierie. La sûreté commence dès les choix de conception, les calculs et le dimensionnement. Les équipes doivent non seulement respecter les codes et référentiels applicables, mais également anticiper les risques liés à la réalisation future. Un exemple très opérationnel vécu chez Ametra : lors de la conception d’équipements destinés à certains environnements nucléaires, le risque de corps étrangers doit être pris en compte dès les choix d’assemblage afin d’éviter qu’un élément puisse se détacher et devenir un corps étranger dans l’installation. La qualité nucléaire ne se vérifie donc pas seulement en fin de processus : elle est prise en compte dès la conception. Cette logique rejoint les enjeux identifiés par Ametra lors du WNE 2025 autour de la montée en cadence, de l’industrialisation et de la sécurisation des chaînes d’approvisionnement. Une première certification ISO 19443 pour Ametra En septembre 2026, Ametra franchit une nouvelle étape avec l’obtention de sa première certification ISO 19443. Le périmètre certifié couvre Ametra Simulation ainsi qu’Ametra Engineering, pour son siège et son agence de Laudun, mais l’ensemble du groupe déploie les mêmes procédures que les agences certifiées. Fait particulièrement significatif pour une première certification : l’audit n’a relevé aucune non-conformité ! Ce résultat traduit moins la création soudaine de nouvelles pratiques que la reconnaissance d’un savoir-faire construit au fil des projets. Ametra intervient depuis plusieurs décennies auprès de grands donneurs d’ordres du nucléaire ; la démarche de certification est ainsi venue formaliser et consolider des processus déjà bien ancrés dans l’organisation. La certification constitue également le point de départ d’une nouvelle phase : le système de management associé, déjà déployé dans toutes les implantations concernées par l’activité nucléaire, sera progressivement audité et certifié dans le années à venir. Transformer l’exigence en culture industrielle Dans le nucléaire, l’ISO 19443 n’est donc pas un simple certificat supplémentaire. Elle structure une manière de concevoir, décider, contrôler et tracer avec la sûreté comme principe premier. Pour Ametra, cette première certification vient reconnaître « le savoir-faire des équipes sur les activités nucléaires ainsi que leur engagement depuis plusieurs années sur les enjeux de sûreté », selon Séverine Dos Santos, Responsable Qualité. Elle marque surtout une étape supplémentaire pour accompagner durablement la montée en cadence de la filière avec le niveau de rigueur qu’exigent les environnements nucléaires. Pour en savoir plus sur l’expertise du groupe Ametra et nos références, rendez-vous sur notre site officiel. Nous sommes aussi sur LinkedIn !
La cooptation, un levier RH au service des compétences techniques
Dans les métiers de l’ingénierie, recruter ne consiste pas seulement à pourvoir un poste. Il faut identifier des compétences techniques, comprendre un environnement projet, évaluer un savoir-être et sécuriser une intégration durable. Dans ce contexte, la cooptation apporte une réponse simple et efficace : mobiliser les collaborateurs comme relais de confiance pour attirer des profils déjà mieux ciblés. Un sourcing mieux qualifié dès le départ La cooptation repose sur un principe clair : un collaborateur recommande une personne dont il connaît le parcours, les compétences ou le potentiel. Pour une entreprise d’ingénierie comme AMETRA, cette recommandation a une valeur particulière. Les collaborateurs savent ce que les équipes attendent : rigueur technique, capacité à travailler en mode projet, compréhension des contraintes clients, mais aussi motivation, posture professionnelle et adéquation avec la culture d’entreprise. Le recruteur reçoit donc un profil déjà préqualifié. Cela ne remplace pas l’évaluation RH ni les entretiens techniques, mais cela améliore la pertinence du point d’entrée. Dans un marché où le faible nombre de candidatures reste une difficulté majeure pour les recrutements cadres, la mobilisation du réseau professionnel demeure un canal important, comme le souligne le baromètre 2025 de l’Apec. Accélérer sans dégrader la qualité Le principal avantage opérationnel est le gain de temps. Une candidature cooptée arrive avec un premier niveau d’information : pourquoi ce profil est pertinent, dans quel contexte il a été connu, quelles compétences peuvent correspondre au besoin. Pour le recruteur, cela permet de concentrer les échanges sur la validation du projet professionnel, des compétences clés et de l’adéquation avec les missions. Cette rapidité est aussi un bénéfice pour les candidats. Les cadres attendent davantage de lisibilité, de réciprocité et d’informations concrètes sur l’environnement de travail, selon une étude Apec de 2024 sur les attentes des cadres. La cooptation répond en partie à cette attente : le candidat dispose déjà d’un interlocuteur interne capable d’expliquer la réalité des projets, l’ambiance d’équipe et les modes de fonctionnement. Intégrer plus vite, fidéliser plus durablement La cooptation agit également sur l’intégration. Rejoindre une entreprise en connaissant déjà quelqu’un facilite les premiers repères : comprendre les équipes, poser des questions, décoder les usages, identifier les bons interlocuteurs. Cette proximité contribue à une ambiance de travail plus fluide, car le coopteur engage aussi sa crédibilité dans la recommandation. Pour les métiers industriels, cette dimension humaine est essentielle. La performance ne repose pas uniquement sur l’expertise individuelle ; elle dépend de la capacité à s’intégrer dans un collectif projet, à partager l’information, à tenir les jalons et à contribuer à la qualité d’exécution. C’est aussi ce qui permet de préserver la continuité des compétences, enjeu central dans des activités où l’innovation, la simulation et l’industrialisation demandent du temps. Les articles AMETRA sur les structures TPMS et sur le bilan carbone des entreprises d’ingénierie montrent d’ailleurs combien l’ingénierie combine technicité, méthode et responsabilité. Faire vivre le dispositif dans la durée Pour fonctionner, la cooptation doit être visible, comprise et animée. Chez AMETRA, elle est présentée dès le process de recrutement, rappelée lors des réunions d’agence et valorisée dans les actions écoles. La présence d’ambassadeurs, anciens stagiaires ou alternants devenus collaborateurs, crée un relais très concret auprès des étudiants : le témoignage rend l’entreprise plus accessible. Le dispositif est aussi soutenu par une prime de cooptation, ajustée selon l’expérience de la personne recommandée, et par des challenges ponctuels où cette prime est renforcée. L’enjeu n’est pas seulement financier : il s’agit de reconnaître l’engagement des collaborateurs dans la construction des équipes. Ainsi, la cooptation représente près de 15% des embauches chez Ametra, une vraie marque de confiance de la part de nos équipes ! Pour en savoir plus sur l’expertise du groupe Ametra et nos références, rendez-vous sur notre site officiel. Nous sommes aussi sur LinkedIn!
MGCS, Eurodrone, MMCM, IRIS² : ce que disent déjà les programmes de défense du futur
Les programmes de défense du futur ne se résument pas à des promesses technologiques. Ils donnent déjà à voir une transformation plus profonde : le passage d’équipements performants à des architectures complètes, connectées, plus logicielles et plus exigeantes à industrialiser. Pour l’industrie, l’enjeu n’est donc pas seulement de concevoir des systèmes avancés, mais de les intégrer, les qualifier, les produire à cadence maîtrisée et les soutenir dans la durée. Dans le prolongement de l’article sur les projets spatiaux du futur, ces programmes révèlent surtout les nouvelles conditions de l’excellence d’exécution. MGCS : le char du futur européen devient un système terrestre complet Le programme MGCS, destiné à préparer le futur système de combat terrestre franco-allemand, est particulièrement révélateur. La signature de l’accord d’actionnaires de la société de projet MGCS en janvier 2025 a confirmé que le sujet ne porte plus seulement sur un “char de nouvelle génération”, mais sur une organisation industrielle capable de faire converger plusieurs compétences critiques. En parallèle, le projet européen FMBTech, lancé en 2025 sous coordination de Thales, travaille sur les technologies des chars de demain. L’intérêt industriel de MGCS est là : sur le segment terrestre aussi, la valeur se déplace vers l’intégration entre plateforme, protection, capteurs, conduite de tir, communications, logiciels et architecture tactique. Cela implique de traiter très tôt la modularité, la simulation, les essais de sous-systèmes, les contraintes d’obsolescence et la continuité des compétences. Autrement dit, le char du futur n’est plus seulement un véhicule ; c’est un système complexe dont la crédibilité dépend de la qualité de son intégration. Eurodrone et MMCM : l’autonomie n’a de valeur que si elle reste qualifiable Le programme Eurodrone illustre un autre basculement. En mai 2024, OCCAR a annoncé la réussite de la Preliminary Design Review, étape majeure pour un système qui doit répondre à la fois à des exigences de mission, de navigabilité, de communications sécurisées et d’intégration dans des environnements exigeants. Pour l’industrie, la leçon est claire : un système autonome n’est pas seulement un démonstrateur technologique, c’est un ensemble qui doit rester documenté, vérifiable et certifiable. Le programme MMCM, consacré à la lutte contre les mines marines par systèmes déportés, va dans le même sens. Les premières livraisons à la France fin 2024 puis au Royaume-Uni début 2025 ont marqué une étape concrète : l’autonomie utile repose sur la robustesse des liaisons, la cohérence entre drones de surface, charges utiles, centre de commandement et chaîne de soutien. Ici encore, l’innovation ne vaut que si elle peut être testée en environnement représentatif, intégrée sans rupture et soutenue dans le temps. IRIS² et HYDEF : résilience, souveraineté et montée en maturité Avec IRIS², le sujet s’élargit au spatial et à la connectivité sécurisée. La Commission européenne a signé en décembre 2024 le contrat de concession pour cette constellation multi-orbitale, pensée pour fournir des services gouvernementaux et commerciaux sécurisés. Derrière la promesse stratégique, on retrouve des enjeux très industriels : cybersécurité, segments sol, résilience de service, intégration multi-acteurs et maîtrise de la chaîne de valeur sur la durée. HYDEF montre enfin que les programmes émergents se structurent eux aussi par étapes de maturité. En 2024 puis en 2025, OCCAR a communiqué sur plusieurs jalons du programme, de la définition de mission à la sélection de concepts. Ce type de trajectoire rappelle une réalité simple : dans les programmes du futur, la rupture technologique ne suffit jamais. Ce qui compte, c’est la capacité à transformer une ambition en architecture crédible, puis en capacité opérationnelle. C’est précisément là que l’ingénierie, les essais, le ramp-up et la souveraineté industrielle se rejoignent. Pour en savoir plus sur l’expertise du groupe Ametra et nos références, rendez-vous sur notre site officiel. Nous sommes aussi sur LinkedIn!
Partenariat Ametra et groupe SNEF : de l’ingénierie nucléaire à la synergie industrielle nationale
Lancé en 2019 auprès du pôle nucléaire du groupe via l’entité SNEF Power Services (SPS), le partenariat avec Ametra Group s’est consolidé au fil des livrables. Initialement concentrée sur l’ingénierie électrique pour la filière énergie, cette collaboration s’étend désormais, via un nouvel accord-cadre, à l’ensemble des activités de SNEF SA sur le territoire français. Maintenir la sûreté des installations électriques en milieu contraint Dans les secteurs de l’énergie et de la défense, la conception et la maintenance des infrastructures électriques imposent une rigueur absolue. Qu’il s’agisse d’installations nucléaires de base (INB) ou de sites industriels stratégiques, les donneurs d’ordres font face à deux impératifs : le maintien en conditions opérationnelles (MCO) d’installations complexes et l’intégration de normes de sûreté évolutives. Le groupe SNEF s’appuie sur une expérience de plus de 120 ans pour répondre à ces enjeux. C’est sur ce socle d’exigences qu’Ametra Group a débuté son accompagnement en 2019 auprès de SPS, en apportant un support spécialisé en électricité industrielle depuis son agence d’Aix-en-Provence. Sécuriser l’externalisation d’études techniques critiques Pour un acteur majeur de l’ingénierie comme SNEF, l’enjeu ne se limite pas à la recherche de compétences ponctuelles. Il s’agit de pouvoir externaliser des études techniques de manière structurée. La difficulté consiste à déporter une activité d’ingénierie (conception d’armoires, notes de calcul, schématique multifilaire) vers un partenaire extérieur tout en garantissant un niveau de conformité identique aux standards internes du build-to-spec. Un bureau d’études déporté et engagé sur les livrables Pour répondre à ce besoin, Ametra a mis en place un plateau technique capable de traiter des projets en mode forfaitaire. Cette organisation permet de sortir de la simple délégation de moyens pour s’engager sur des livrables et des jalons précis. En 2023, près de 28 % de l’activité globale avec SPS a ainsi été traitée directement depuis les bureaux d’études d’Ametra Aix-en-Provence. L’accompagnement repose sur une maîtrise des standards et outils de référence du secteur : Cas concret : le projet EDT-Valduc Le projet EDT-Valduc illustre bien la complémentarité entre l’ingénierie d’études et la réalisation industrielle. Ametra a participé à la conception de 19 armoires de distribution d’énergie pour ce site situé près de Dijon, en intégrant plusieurs contraintes : Le dossier technique ainsi produit permet ensuite la fabrication et l’intégration par l’un des tableautiers du groupe : Protea, basé à Pierrelatte. Une reconnaissance technique qui ouvre sur un déploiement national La solidité de cette collaboration avec SPS et ses filiales a été reconnue par deux jalons concrets : Cette nouvelle phase donne « carte blanche » à Ametra pour proposer son savoir-faire à de nouveaux segments (pharmaceutique, agroalimentaire, industrie de process) en s’appuyant sur la proximité géographique de ses agences nationales, notamment à Lyon, Paris et Bordeaux.Pour en savoir plus sur l’expertise du groupe Ametra et nos références, rendez-vous sur notre site officiel. Nous sommes aussi sur LinkedIn!
Structurer la filière Projet : l’enjeu de la transversalité inter-agences
Dans un groupe d’ingénierie comme Ametra, l’intégration d’un collaborateur suit traditionnellement un parcours local au sein de son agence. Si ce modèle est éprouvé pour les profils d’ingénieurs et de projeteurs, dont la masse critique au sein des agences permet une transmission naturelle du savoir, il présente des limites pour la fonction de chef de projet. Plus isolés car moins nombreux, les chefs de projet doivent pourtant interagir régulièrement et efficacement avec l’ensemble des fonctions supports du siège (qualité, direction technique) pour garantir la conformité des livrables. Les risques liés au cloisonnement et à la perte de retour d’expérience Le principal verrou identifié est celui du cloisonnement géographique. Un chef de projet peut maîtriser les spécificités d’un client local, mais risque de perdre la visibilité sur les solutions déjà éprouvées dans d’autres agences du groupe. Cette déperdition de l’expérience (REX) est critique : elle peut conduire à traiter de manière isolée des problématiques de pilotage complexes déjà résolues par ailleurs. Les évolutions potentielles de cette population rendent la sanctuarisation du savoir-faire encore plus nécessaire. Un séminaire pour unifier les pratiques et les outils Pour répondre à cet impératif, Ametra a systématisé un séminaire d’accueil de deux jours organisé au siège social. L’objectif est opérationnel : L’encadrement de cette filière par les directions technique et qualité garantit l’application homogène de nos standards de conduite de projet dans toutes les agences. Une filière projet prête pour les enjeux de l’éco-conception Cette structuration permet d’échelonner la montée en compétences. Au-delà de l’efficacité immédiate, ce réseau interne sert de socle au déploiement des futures exigences industrielles. À titre d’exemple, la filière Projet sera le premier vecteur d’application des nouvelles méthodologies d’éco-conception au sein du groupe, et ce dès avril 2026. Pour nos clients, c’est l’assurance d’un pilotage stable, qui s’appuie sur l’intelligence collective d’Ametra. Pour plus d’informations sur le groupe Ametra, visitez dès maintenant notre site officiel. Cet article vous a plu ? N’hésitez pas à le partager et à nous suivre sur LinkedIn.
Capitalisation technique et IA : les enseignements du partenariat entre Ametra et l’ECE
L’exploitation du retour d’expérience dans la documentation technique Le retour d’expérience (REX) est la base de l’ingénierie de haute précision. Chez Ametra, ce savoir est déposé dans des volumes massifs de documents techniques, de rapports d’expertise et de règles métiers accumulés sur plusieurs décennies. La problématique actuelle n’est plus de produire la donnée, mais de garantir son accessibilité immédiate et son exploitation réelle par les ingénieurs en phase de conception ou de maintien en condition opérationnelle (MCO). L’obstacle de la donnée non structurée et de la confidentialité Le défi technologique est double. D’une part, les outils de recherche classiques ne savent pas interpréter les données structurées (tableaux de données, graphiques, abaques) contenues dans les archives PDF. D’autre part, l’exigence de souveraineté interdit l’usage d’IA génératives publiques, qui ne garantissent ni la confidentialité, ni la fiabilité des sources. Le risque d’hallucination technique est un verrou inacceptable dans nos secteurs d’activité (aéronautique, défense, nucléaire…). Un démonstrateur d’IA souveraine avec l’ECE et Evolia Stratégie Sous l’impulsion d’un comité IA interne, Ametra a finalisé un proof of concept (POC) structurant. Ce projet a été mené en partenariat avec l’école d’ingénieurs ECE, et a notamment mobilisé l’expertise de deux ingénieurs, Xavier Demange et Jean-François de Greling, via leur structure Evolia Stratégie. Le dispositif repose sur une architecture technique rigoureuse : Un déploiement sécurisé pour renforcer la fiabilité des projets Les tests de performance confirment la viabilité de ce modèle souverain. Cette collaboration permet à Ametra de dimensionner l’infrastructure serveur nécessaire pour un déploiement courant 2026. Pour nos clients, cette avancée garantit que l’expertise historique du groupe est instantanément mobilisable par chaque équipe projet, dans un environnement de données totalement sécurisé. Vous souhaitez en savoir plus sur les expertises et références du groupe Ametra ? Consultez notre site officiel, et n’oubliez pas de nous suivre sur LinkedIn pour ne rien manquer de nos actualités.

