Ametra Engineering franchit une nouvelle étape stratégique en s’associant à l’ECE, la Grande École de l’Ingénierie Numérique, pour un partenariat innovant et ambitieux. Dès la rentrée 2024, cette collaboration se déclinera en trois axes : la création d’un laboratoire d’intelligence artificielle générative, l’Intelligence Lab ECE, le lancement d’une majeure Défense et Technologie, et l’établissement d’une Chaire Défense au sein de laquelle siégera Ametra Engineering. Ce partenariat reflète l’engagement d’Ametra Engineering à se positionner à la pointe de l’innovation technologique et à renforcer son lien avec le monde éducatif, tout en poursuivant ses objectifs de croissance et de recrutement. Un partenariat ETI/Grande École tourné vers l’excellence opérationnelle Les collaborateurs engagés sur ces projets animeront des modules de formation et d’acculturation au domaine de la Défense au sein-même de l’école. Cela permettra aux étudiants d’être formés de manière précise et concrète aux contraintes techniques et particularismes réglementaires. L’un des atouts d’Ametra Engineering est de pouvoir proposer une approche opérationnelle concrète et de haut niveau. Notre objectif est de contribuer à des avancées technologiques réelles et de faire avancer l’IA sur le plan technologique bien plus que sur sa dimension de confort. Ametra Engineering étant l’une des premières ETI à s’engager à ce niveau dans ce type d’écosystème, l’entreprise met en œuvre des moyens ambitieux pour réussir sa mission : avoir des équipes présentes tout au long de l’année (et engagées sur des volumes d’heures entérinés), créer des liens toujours plus étroits avec les acteurs de l’écosystème éducatif… en restant toujours en lien avec la réalité du terrain et les compétences réelles nécessaires sur le plan opérationnel. Cette démarche s’inscrit au sein d’un plan plus large de croissance ambitieuse et de recrutement, avec la volonté de pouvoir recruter 25% de jeunes diplômés chaque année dans nos effectifs. Ouvrir la voie d’une ETI partenaire de grandes écoles d’ingénieurs est un défi important qu’Ametra Engineering s’apprête à relever : mise à disposition gracieuse d’experts collaborateurs, travail de fond sur les sujets et construction d’une relation durable avec l’école et ses étudiants sont autant d’engagements mis en œuvre dès la rentrée. Un laboratoire d’IA unique en son genre L’Intelligence Lab est inédit en Europe. C’est en effet la première fois qu’une école et ses partenaires s’investissent sous cette forme dans la recherche dédiée à l’IA générative pour parvenir à augmenter la capacité de l’ingénieur en product engineering. Si tout le monde s’intéresse à l’IA aujourd’hui, personne en revanche ne travaille en profondeur sur l’IA au service du métier de l’ingénieur de conception. Or pour y arriver, il faut sortir des formes d’IA les plus répandues aujourd’hui. Ces dernières ne sont en effet pas créatives, mais plutôt re-génératives. L’IA telle qu’elle est utilisée aujourd’hui prend des concepts existants, les mélange et les ressort : cela ne permet pas d’augmenter la capacité d’un ingénieur en design produit ou de créer des choses qui n’existent pas encore. Y parvenir sera une révolution, et nous misons sur les forces conjointes d’experts brillants de notre groupe, de l’ECE et de son écosystème pour avancer sur ces sujets-là. Pour commencer, 2 à 3 étudiants travailleront avec nos équipes sur des sujets proposés par Ametra. Ce maillage étroit entre l’école et les collaborateurs sera accentué par l’expertise des docteurs de notre entité de recherche appliquée, la cellule R&D Ametra Research. Ce partenariat s’inscrit dans le plan Ignition d’Ametra, un plan ambitieux de développement à horizon 3 ans dédié à sa filière Engineering. Vous souhaitez en savoir plus sur les expertises et références du groupe Ametra ? Consultez dès maintenant notre site officiel et n’oubliez pas de nous suivre sur LinkedIn !
La nouvelle étape du Main Ground Combat System (MGCS) : le char du futur au cœur de la stratégie de défense européenne
Dans un contexte géopolitique marqué par l’évolution rapide des menaces militaires et la progression constante des technologies, plusieurs pays européens, en particulier la France et l’Allemagne, ont lancé un ambitieux projet de développement du Main Ground Combat System (MGCS). La guerre en Ukraine notamment a eu un impact significatif sur les priorités et la stratégie de défense en Europe, de la demande accrue pour des capacités militaires améliorées aux nouvelles technologies en passant par la remise au goût du jour du besoin de blindés efficaces, connectés et résilients. Le projet MGCS vise à remplacer les chars actuels, tels que le Leopard 2 et le Leclerc, par une nouvelle génération de chars de combat adaptée aux défis du champ de bataille moderne. Bien plus qu’un blindé, le MGCS est un système de combat auquel seront connectées les armées françaises et allemandes. Jusque-là marqué par des tensions autour d’intérêts divergents entre les pays, le projet a finalement donné lieu à un accord récent entre le ministre français des Armées et son homologue allemand. Comme le rappelle le ministère des Armées, cet accord “prévoit que les entreprises françaises et allemandes disposent d’une charge industrielle à parts égales sur chacun des piliers.” Cette nouvelle étape vient mettre un terme à plusieurs années de turbulences et permet d’envisager la poursuite du projet. Genèse et objectifs du MGCS Le MGCS est un projet conjoint franco-allemand, avec la participation de la société française Nexter, récemment renommée KNDS, et de l’allemande Krauss-Maffei Wegmann (KMW), ainsi que de Rheinmetall. Ce partenariat stratégique a pour objectif de fusionner les expertises et les technologies de pointe de ces géants de l’industrie de défense pour créer un char qui ne soit pas seulement un véhicule de combat, mais une plateforme intégrée et modulable. Les objectifs du MGCS incluent la supériorité en matière de puissance de feu, de protection, de mobilité, et de capacités de réseau, afin de garantir la domination tactique sur le champ de bataille. Le MGCS se veut également un projet clé pour l’autonomie stratégique de l’Europe, qui cherche à réduire sa dépendance vis-à-vis des technologies non-européennes. Des innovations techniques et capacités de combat rapproché renforcées Le MGCS se distingue par plusieurs innovations majeures. D’abord, il est envisagé d’équiper le char d’un canon électromagnétique, qui permettrait une portée et une vitesse de projectile supérieures aux canons traditionnels. Cette technologie pourrait révolutionner l’artillerie en augmentant significativement l’efficacité des tirs à longue distance. Ensuite, le char intégrera un système de gestion de combat avancé, permettant une connectivité sans précédent avec d’autres unités, grâce à des systèmes de communication sécurisés et de nouvelle génération. Le MGCS sera également équipé de systèmes de protection active (APS) tels que le Trophy ou l’Iron Fist, qui lui permettront de détecter, de suivre et d’intercepter des menaces entrantes comme les missiles antichars. A titre de comparaison, la force de frappe du MGCS devrait atteindre le double du standard actuel du char Leclerc (tirs jusqu’à 8 000 mètres). On estime aussi que son écosystème lui offrira des capacités d’observation et de repérage jusqu’à 10 kilomètres de distance. De manière plus large, les avancées techniques du MGCS et ses apports dans le combat collaboratif aéroterrestre le placeront au cœur du programme Titan, qui viendra prendre la relève de Scorpion à partir de 2040. Pourquoi parle-t-on de “char du futur” ? … et parfois même de “futur du char”? LE MGCS se détache des générations précédentes sur plusieurs points : Les défis rencontrés par le projet et l’accord récent entre la France et l’Allemagne Depuis son lancement en 2017, le développement du MGCS ne s’est pas fait sans douleur. Le coût du projet, bien que non officiellement publié, est estimé à une centaine de milliards d’euros, ce qui implique un financement substantiel des gouvernements participants. La question de la répartition des charges et des bénéfices industriels entre la France et l’Allemagne a donc été source de tension pendant plusieurs années, chaque pays cherchant à maximiser les retombées pour son industrie nationale. La collaboration entre différentes nations et entreprises a également posé des défis en termes de coordination, de standardisation et d’intégration des différentes technologies et systèmes d’armes. Politiquement et économiquement, le projet MGCS navigue donc dans un environnement complexe. L’accord récent annoncé entre la France et l’Allemagne ouvre enfin la voie à une accélération du projet, avec entre autres la possibilité pour Nexter d’être impliqué dans le développement des “feux” (tourelle et canon). Quelles implications stratégiques ? Stratégiquement, le MGCS est vu comme un vecteur essentiel pour la défense européenne. Au-delà de ses capacités de combat, il symbolise la volonté européenne de maintenir une base industrielle et technologique de défense forte. Le char est également perçu comme un élément central de la politique de dissuasion de l’Europe, venant renforcer sa position face à des acteurs comme la Russie et la Chine. À mesure que le projet avance, des prototypes du MGCS sont attendus pour les prochaines années, avec des tests et des évaluations qui permettront d’arrêter les spécifications finales du char. La question de l’exportation reste ouverte, le potentiel commercial du MGCS étant considérable, notamment dans des régions où les nations cherchent à moderniser leurs capacités de défense terrestre. En conclusion Le Main Ground Combat System représente une étape cruciale pour la défense européenne et répond à la nécessité d’innovation face à des menaces croissantes et à une compétition internationale accrue. Découvrez les expertises métiers et références du groupe Ametra en consultant notre site officiel. N’oubliez pas non plus de nous suivre sur LinkedIn pour ne rien manquer des actualités du secteur ! © image principale : DGA – Ministère des Armées
L’essor des drones armés
Autonomie, rapidité, furtivité : depuis les débuts de leur utilisation, les drones ont radicalement transformé les théâtres d’opérations militaires. Originellement conçus pour la reconnaissance, ces appareils sans pilote ont rapidement évolué pour inclure des capacités offensives, redéfinissant ainsi les stratégies de combat et la doctrine militaire moderne. Les drones armés, ou véhicules aériens sans pilote (UAV) équipés pour des missions de frappe, représentent une avancée technologique significative dans la guerre asymétrique. Ils permettent d’atteindre des cibles précises avec rapidité et précision, sans exposer directement de forces humaines. Cette capacité à mener des attaques précises contre des cibles sélectionnées minimise les dommages collatéraux et les pertes civiles, tout en mettant la pression sur l’ennemi dans des zones souvent inaccessibles. FPV, IA… : l’Ukraine, laboratoire d’innovation pour les drones armés La guerre en Ukraine sert de véritable laboratoire pour l’utilisation avancée des drones armés et illustre leur fort impact sur les dynamiques de la guerre moderne. Le recours en particulier aux drones FPV (First Person View), mais aussi à l’Intelligence Artificielle (IA),a transformé la conduite des opérations militaires sur le terrain. Souvent adaptés de modèles commerciaux, ces drones sont venus à la fois mettre en danger les forces russes en permettant des attaques précises et inattendues, mais aussi renforcer les capacités défensives. Leur coût relativement bas et leur flexibilité d’utilisation leur confèrent un avantage stratégique indéniable : perturber les lignes de communication, positions stratégiques et chaînes logistiques ennemies avec une efficacité remarquable. Les drones turcs Bayraktar TB-2, en particulier, ont joué un rôle crucial dans le conflit en offrant à l’Ukraine une capacité offensive accrue. Comme le souligne cet article, “le TB2 est devenu un symbole de la résistance ukrainienne”. Capable de mener des frappes de précision contre des cibles fixes et mobiles, il a été un élément déterminant dans plusieurs opérations clés et illustre bien la valeur stratégique des UAV aujourd’hui. Cela oblige par ailleurs les armées du monde entier à faire évoluer leurs stratégies de défense et d’attaque en ce sens. L’intégration des drones dans les opérations militaires en Ukraine a souligné la nécessité pour les forces armées de développer des contre-mesures sophistiquées et de renforcer les défenses aériennes pour se protéger contre des attaques de plus en plus précises et furtives. Le conflit ukrainien démontre clairement que la maîtrise du ciel – non plus seulement avec des avions de chasse traditionnels mais avec une gamme de drones armés – est essentielle pour assurer la supériorité sur le champ de bataille. Vers une stratégie de diversification des armements utilisés En Ukraine toujours, la stratégie militaire s’est considérablement diversifiée pour inclure à la fois l’utilisation de drones FPV (First-Person View) et de munitions guidées de précision (PGM). Cette dualité stratégique illustre une approche adaptative face aux défis variés du champ de bataille contemporain, en particulier lorsque ce dernier relève d’un environnement de guerre hybride. De manière plus globale, les grandes puissances militaires ont pris du retard dans cette course à des formes d’armement bon marché et parfois “jetables” destinées à venir compléter les plateformes et armes plus sophistiquées, mais aussi plus lourdes et coûteuses. De nouveaux modèles voient le jour Les progrès technologiques dans le domaine des drones ont mené au développement de modèles avancés capables de transformer les stratégies militaires. Si les drones TB-2 se distinguent en Ukraine mais aussi dans d’autres régions telles que l’Afrique, où leur attractivité repose sur un excellent rapport qualité-prix doublé de performances remarquables à distance, ils ne sont pas les seuls drones armés développés aujourd’hui. La France travaille par exemple sur un drone offensif nommé Avatar (Action par Vecteur Aérien de Tir d’Armement Robotisé). Le projet Avatar illustre bien l’intérêt croissant pour l’intégration d’armes conventionnelles sur des drones commerciaux. Le modèle DJI Matrice 600 modifié pour transporter un fusil d’assaut HK 416 FC illustre cette tendance, combinant la mobilité des UAVs avec la puissance de feu des armes légères. Avatar met en lumière les possibilités futures des drones de combat et soulève des questions importantes sur l’utilisation tactique et les règles d’engagement pour ces nouvelles plateformes armées. (c) DGA Les nouveaux défis de la Défense La prolifération des drones armés pose d’importants défis en termes de défense et de contre-mesures. La protection des espaces aériens et des infrastructures critiques contre les drones est devenue une priorité absolue pour de nombreux pays. Les systèmes de détection et d’interception doivent désormais composer avec des appareils petits, agiles et souvent à faible signature radar, rendant la défense anti-drones complexe et coûteuse. La France, entre autres, travaille activement à améliorer ses capacités de défense contre les drones. Les systèmes comprennent une partie détection (radars, optronique) et une partie destruction (brouillage, arme laser) pour les neutraliser. Cette approche multicouches est essentielle pour adresser la variété et la sophistication croissantes des drones armés utilisés dans les conflits contemporains. Autre défi de taille : à mesure que les drones se multiplient, les essaims auto-coordonnés sont de plus en plus envisageables. Cela posera à terme d’autres enjeux de surveillance et d’engagement. En conclusion, la guerre des drones, avec sa combinaison de technologies accessibles et de tactiques asymétriques, représente un nouveau domaine d’innovation où la supériorité technologique et la capacité à s’adapter rapidement seront déterminantes pour maintenir un avantage stratégique. Découvrez dès maintenant l’expertise et les projets du groupe Ametra en vous rendant sur notre site officiel. Vous pouvez aussi nous rejoindre sur LinkedIn © image principale par Bayhaluk — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=53447052
Etre femme dans un métier technique
Encore à l’ancienne, le monde des métiers techniques ? Rien n’est moins sûr. Traditionnellement occupés par des hommes, les postes d’ingénieurs, de docteurs ou de Directeur Général, pour ne citer qu’eux, sont aujourd’hui de plus en plus prisés des femmes. Bien entendu, le tableau n’est pas encore idéal, mais les efforts en matière de visibilité des métiers techniques à l’école, d’entrée en école d’ingénierie ou encore de culture d’entreprise engagée impactent déjà positivement l’équilibre de représentation des genres dans des secteurs souvent classés masculins. Au-delà de la théorie, comment les femmes qui rejoignent l’industrie ou l’ingénierie pensent-elles et vivent-elles leur parcours et leur place aujourd’hui ? Nous avons échangé avec trois collaboratrices du groupe Ametra : Laurie, DG d’Ametra Intégration, Karima, Docteure au sein de la cellule R&D Ametra Research, et Kannika, Ingénieure Etudes. Au-delà de leur parcours et expériences spécifiques, des thèmes communs reviennent. Le monde change et l’industrie se transforme aussi N’y a-t-il plus de misogynie dans les filières et entreprises techniques ? Quelques rares écarts persistent. Mais plus les années passent, plus ce type de comportement s’estompe. Des changements générationnels se produisent peu à peu et, de l’école à l’entreprise (avec des managers notamment qui veulent et peuvent créer un cadre plus bienveillant), les femmes gagnent en visibilité et en place. Comme Laurie le précise : “Je n’ai pas été freinée dans ma carrière parce que j’étais une femme. A mes débuts, j’ai évolué dans un monde très masculin où il a fallu que je m’impose, donc ça m’a aussi rendue dure dans mon évolution. A 23 ans quand j’ai commencé, une femme ne pouvait pas être ingénieur mécanique aux yeux de certaines personnes mysogines… mais s’il a été difficile de se faire respecter au début, c’est beaucoup moins dur aujourd’hui. Je suis d’ailleurs devenue DG en 12 ans de carrière.” Le type de management et la culture d’entreprise jouent un rôle important Au-delà d’évolutions générationnelles au sens large, l’évolution des managers et le développement de cultures d’entreprises dynamiques et plus inclusives font aussi une différence. “Mes managers ont la petite quarantaine, et avaient moins de 40 ans au début de ma carrière. Cela étant dit, la culture d’entreprise joue aussi, mais cela va de pair avec le générationnel”. (Kannika) Bien entendu, cela relève de choix forts de l’entreprise et implique qu’elle en ait fait une priorité. “J’évoluais dans un monde très masculin et macho. En rencontrant Anne-Charlotte (Fredenucci, Présidente du groupe Ametra ndlr), j’ai senti beaucoup d’humanité et tout l’inverse de ça. C’est ce qui m’a donné envie de venir. Ce qui était une faiblesse avant est aujourd’hui une force dans de nombreuses entreprises” (Laurie). L’envie de faire un métier l’emporte sur le reste… à condition déjà de savoir que l’option existe Nombreuses sont les jeunes filles et femmes à tout simplement ignorer le fait que ce type de voie est possible pour elles. Les statistiques des écoles d’ingénierie montrent une vraie montée en puissance de la féminisation de ces profils. Néanmoins, et elles sont plusieurs à le souligner : bien qu’il soit nécessaire de “commencer dès la sélection” et de repenser les orientations par défaut des femmes vers des filières considérées plus féminines, la course aux quotas ne doit pas l’emporter sur le haut niveau d’exigence, le sens du travail et le mérite. Là encore, l’environnement compte aussi. Comme le précise Karima, originaire de Tunisie : “je pense qu’actuellement les femmes ont plus de confiance en elles. Avant, elles étaient orientées par défaut vers la médecine, la pharmacie ou la biologie, par société ou par culture. Maintenant, on a plus de liberté. Les parents ont aussi plus confiance. En Tunisie par exemple, les femmes sont très représentées dans les métiers de la technologie et de l’ingénierie. Dans les laboratoires où j’étais, nous étions une vingtaine de femmes” (Karima) Plus tard dans le parcours de formation, d’autres initiatives peuvent être mises en place. Laurie est par exemple engagée auprès d’un Campus aéronautique qui met en relation entreprises et académiques, afin d’attirer plus de jeunes vers cette filière… sans verser non plus dans le “tout féminin” ! “ A l’échelle du collège, il faudrait peut être agir mais comment ? Cela étant dit, il ne faudrait pas tomber dans le travers de tout axer sur le féminin” (Kannika) Confiance et persévérance font la différence Cela peut sonner comme de la méthode Coué, mais ce n’est pas le cas. Confiance en soi-même déjà, en passant outre ses propres croyances limitantes et inquiétudes face à une filière dont on estime, en grande partie à tort, qu’elle n’est pas forcément faite pour les femmes. Également face aux autres, en cas de rencontres, d’échanges ou de styles de management “vieille école”, la confiance en soi et le fait de s’endurcir quand il le faut permettent de passer à l’étape suivante. Cela ne signifie pas de devoir tout gérer seule : “J’ai une amie dans la défense qui a eu des problèmes avec un client. Elle est restée ferme et a fortement bénéficié du soutien de ses collègues aussi. ” (Kannika) La prise de risque peut accélérer une carrière S’expatrier pour un projet d’études, un stage ou travailler à l’étranger ? Passer un doctorat, faire le choix de partir au moment où d’autres font des enfants ? Il n’y a pas de parcours type, bien sûr, mais ce type d’expériences peut fondamentalement accélérer une carrière. Là encore, ce conseil vaut aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Mais il vaut la peine d’être rappelé : “la réussite n’a pas de secret : c’est le fruit d’un travail et de concessions à certains moments de sa vie ; quand tous mes amis faisaient des bébés, je suis partie en expatriation aux Etats-Unis” (Laurie) Les critères de réussite sont les mêmes pour tout le monde Travail, rigueur et ouverture d’esprit sont nécessaires pour réussir dans les métiers techniques, que l’on soit un homme ou une femme. La différence la plus notable est peut-être plus en amont, dans l’exposition (ou
Comment les missiles hypersoniques vont révolutionner la défense européenne
De nouveaux défis émergent dans le monde complexe de la défense antiaérienne, transformant la manière dont évoluent les sécurités nationale et européenne. Parmi eux : la montée en puissance des missiles balistiques avec un cas récent d’utilisation de l’armée russe dans le cadre de la guerre en Ukraine. Face à des menaces de plus en plus marquées telles que les missiles balistiques manœuvrables, les missiles de croisière hypersoniques et les véhicules hypersoniques planants, les stratégies traditionnelles de défense s’avèrent souvent insuffisantes. Quelles sont les dernières avancées en matière de technologies d’interception de missiles hypervéloces et d’innovations européennes sur ces types de missiles? Quels développements récents soulignent l’engagement des pays européens en ce sens ? Missiles hypersoniques : de quoi parle-t-on et quels sont les enjeux de l’Europe aujourd’hui ? Un missile hypersonique, dans sa forme la plus basique, est un type de missile qui se déplace à une vitesse hypersonique, c’est-à-dire à une vitesse souvent supérieure à Mach 5, soit cinq fois la vitesse du son. Ce type de missile représente donc une avancée majeure en matière d’armement, tant sur le plan de la rapidité et de la puissance effectives que sur celui de la dissuasion. Ces missiles utilisent généralement des statoréacteurs ou des moteurs à propergol solide pour atteindre et maintenir ces vitesses élevées. Si, historiquement, la Chine, la Russie ou encore les USA ont beaucoup travaillé sur ce sujet, l’Europe a été moins active que ces derniers dans le développement de missiles hypervéloces… jusqu’à récemment et à l’exception notable du consortium MBDA avec les missiles ASMP et ASMP-A (Mach 3). L’un des enjeux majeurs posés par l’existence de tels missiles est leur manœuvrabilité et la prédictibilité actuelle de leur trajectoire (balistique). Du point de vue des systèmes de défense, les vitesses extrêmes des missiles hypersoniques rendent leur interception par les systèmes actuels particulièrement difficile. Ces derniers doivent être capables de détecter, suivre et intercepter des cibles se déplaçant à plus de 6 000 km/h, ce qui pose d’énormes défis en termes de réactivité et de précision. Les avancées récentes en matière de missiles hypersoniques Si les missiles hypervéloces ne sont pas nouveaux, on assiste, depuis 2023 en particulier, à plusieurs développements importants en Europe, en particulier autour de MBDA, acteur majeur de l’industrie de la défense. Le programme Aquila souligne bien le renforcement de la coopération européenne en la matière : il est en partie financé par le Fonds européen de la défense et est lié au programme Timely Warning and Interception with Space-based TheatER Surveillance (TWISTER) sponsorisé par la Coopération structurée permanente (PESCO) de l’Union européenne. Le coût du programme HYDEF de l’UE, qui couvre la phase de concept pour développer un intercepteur endo-atmosphérique similaire, est estimé à environ 110 millions d’euros sur une période de 36 mois. Du côté des missiles d’attaque, l’ASN4G fait de plus en plus parler de lui. Successeur de l’ASMP, il est destiné à prendre une place importante dans le cadre du renouvellement de la composante aéroportée de la dissuasion nucléaire française et sera doté d’un superstatoréacteur. Le projet existe depuis 2014, date à laquelle l’ONERA et MBDA se sont vus confier les études destinées à sa mise au point. Ariane Group dispose également d’une expertise dans les vols hypersoniques avec son démonstrateur de planeur hypervéloce VMaX. Vers une nouvelle course aux armements ? Pour bien remettre ces développements dans le contexte mondial, il est important de noter que le développement de technologies hypersoniques n’est pas limité à l’Europe. D’autres puissances mondiales comme les États-Unis, la Russie et la Chine, testent également des technologies hypersoniques, ce qui soulève des préoccupations concernant une compétition mondiale croissante pour de telles armes. Pour donner une idée de l’importance de ce type d’armement dans le monde, “10 des 13 pays disposant des plus gros budgets militaires ont un programme de recherches sur les missiles hypervéloces” (source : CESM). En conclusion Les missiles hypersoniques, incarnés par des projets comme Aquila de MBDA et l’ASN4G, marquent une évolution significative dans la défense européenne. Ces développements indiquent non seulement un bond technologique, mais aussi une volonté renforcée de coopération et d’innovation au sein de l’Europe. Le missile hypersonique représente une avancée notable par rapport aux systèmes de missiles classiques. Avec des vitesses pouvant dépasser Mach 5 et une manœuvrabilité améliorée, ils posent des défis nouveaux et importants en matière de détection et d’interception, nécessitant des solutions défensives innovantes comme le projet Aquila. Ce dernier, soutenu par un consortium de pays européens et financé en partie par le Fonds européen de la défense, souligne l’importance croissante de la collaboration européenne dans la technologie de défense. Parallèlement, le développement de l’ASN4G témoigne de l’engagement de l’Europe à maintenir une dissuasion nucléaire crédible. L’ASN4G, avec ses capacités hypersoniques avancées, est destiné à jouer un rôle crucial dans la composante aéroportée de la dissuasion nucléaire française, remplaçant l’ASMP et renforçant la position stratégique de la France. Cependant, ces avancées surviennent dans un contexte mondial de compétition croissante dans le domaine des armes hypersoniques, impliquant d’autres puissances majeures comme les États-Unis, la Russie et la Chine. Cette dynamique soulève des questions sur une éventuelle nouvelle course aux armements et sur l’équilibre stratégique mondial. Ainsi, alors que l’Europe fait des pas en avant significatifs dans le développement de missiles hypersoniques, ces progrès doivent être compris dans un contexte géopolitique plus large, marqué par l’innovation technologique et la nécessité d’une approche collaborative et stratégique en matière de défense. Visitez dès maintenant le site officiel du groupe Ametra, et rejoignez-nous sur LinkedIn pour ne rien manquer des actualités du secteur ! (c) image principale : MOURAD CHERFI / MBDA
Comment Ametra accompagne la mobilité géographique de ses collaborateurs
Ametra a signé un accord sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et sur la qualité de vie au travail en mars 2022. L’un des points évoqués au sein de cet accord est la mobilité interne, qui se déploie aussi bien au niveau des parcours de carrière et opportunités d’évolution et de formation continue que de la mobilité géographique rendue possible par le maillage du groupe Ametra sur une large partie du territoire français, de l’Ile-de-France au Sud. Une présence nationale forte qui favorise la mobilité Plusieurs entités régionales sont en effet implantées au cœur de régions attractives comme le Sud-Est et le Sud-Ouest. Pour accompagner les aspirations de ses collaborateurs qui souhaitent changer de région à titre personnel et professionnel, Ametra a mis en place un ensemble de mesures permettant de faciliter la mobilité au sein de la société, qu’il s’agisse de mouvements intra-entreprises (entre Ametra Engineering, Ametra Integration et Styrel par exemple), intra-services ou d’une agence à l’autre. Notre présence au niveau national a permis récemment à deux collaborateurs de concrétiser un emménagement dans le Sud alors qu’ils étaient initialement basés à Clamart : l’un a pu partir pour Lyon et l’autre pour Aix-en-Provence, tout en conservant des postes similaires. Cette implantation sur tout le territoire offre l’opportunité aux collaborateurs qui le souhaitent d’envisager une mobilité vers 3 différents sites en Ile-de-France (Asnières, Clamart, le Plessis-Pâté), ainsi que 4 sites dans le Sud-Est et plusieurs agences dans le Sud-Ouest. Le développement ou le renforcement de certains types d’activités, comme l’électronique à Toulouse, permet à toujours plus de profils collaborateurs d’envisager de déménager dans d’autres régions en conservant leur expertise. Les actions concrètes d’Ametra pour accompagner la mobilité géographique Comment cela se passe-t-il concrètement, dès lors qu’un collaborateur partage son souhait de quitter sa région pour une autre ? Si cela est possible, Ametra organise et facilite sa mobilité par différentes actions : L’articulation entre accompagnements financier, managérial et opérationnel permet d’assurer une intégration dans de bonnes conditions, toujours renforcée par le bon climat et l’accueil favorable des collaborateurs de la nouvelle agence ! La force d’Ametra : une taille humaine pour des décisions rapides et un accompagnement agile des projets Dans certains cas, la mobilité géographique a pu être organisée et implémentée en quelques semaines seulement ! Grâce à sa taille humaine (environ 450 personnes) et une forte culture de proximité, le groupe Ametra Engineering est capable de mettre en place des prises de décision rapides et de porter ce type de projets de manière réactive et agile. Accompagner les transitions géographiques de manière fluide fait partie des différentes manières dont Ametra choisit d’améliorer la qualité de vie au travail de chacun de ses collaborateurs. Pour en savoir plus sur nos engagements RH et nos opportunités de carrière, rendez-vous sur le site officiel du groupe.
Styrel, filiale du groupe Ametra, décroche sa certification ISO 9001
Cela fait déjà plusieurs années qu’Ametra est une entreprise certifiée ISO 9001. Le groupe vient désormais d’obtenir cette certification pour Styrel, filiale d’Ametra Engineering, sur toute l’activité d’ingénierie. Il ambitionne d’ailleurs de la décrocher pour la partie hardware dès 2024. Pourquoi ce choix ? Aujourd’hui, la garantie d’un système de qualité certifié chez leurs fournisseurs est une attente essentielle de la part des grand groupes industriels. Cela permet aussi de structurer l’activité Styrel en y appliquant les mêmes standards élevés de gestion de projet. Pour ce faire, une analyse approfondie de tous les processus en place chez Ametra a été réalisée afin d’identifier ce qui était réplicable en l’état, mais aussi les particularités à prendre en compte pour faire évoluer et adapter le système. Si la partie ingénierie était dépourvue de processus standardisés, l’activité hardware de Styrel comprenait déjà des process non écrits mais qui fonctionnaient bien. Le travail portera donc plus sur la formalisation de l’existant, puisque son application existe déjà : ce sera la prochaine étape en 2024, avec l’extension de l’ISO 9001 à la partie hardware informatique industrielle. La décision de passer la certification a été prise dès l’instant où Styrel a rejoint le groupe Ametra. Après le temps d’intégration, le processus a été entamé au début de l’année 2023 et la certification obtenue en un peu moins d’un an. Cette démarche a permis notamment à Styrel de gagner un contrat important pour le compte de Safran, en démontrant sa capacité de gestion de projet, par son appropriation des outils mis à disposition par Ametra. Styrel est déjà certifié QUALIOPI pour ses activités de formation continue. Son organisation est donc bien rodée et efficace, ce qui a d’ailleurs permis à la filiale d’Ametra de travailler pour des clients réputés comme Safran. L’extension de la certification ISO 9001 à ses activités hardware en 2024 permettra à Styrel d’être certifiée sur l’ensemble de son activité. Découvrez tout le savoir-faire et les expertises métier du groupe Ametra en visitant notre site officiel. N’oubliez pas de nous suivre sur LinkedIn pour ne rien manquer de nos actualités !
Le WNE 2023 comme si vous y étiez !
La 5ème édition du World Nuclear Exhibition (WNE), le salon international de l’énergie nucléaire civile, s’est tenue à Villepinte du 28 au 30 novembre 2023. L’événement a réuni plus de 20 000 participants venus de près de 80 pays, dont des décideurs politiques, des experts de l’industrie et des représentants de la société civile. Avec 40% d’exposants étrangers, le WNE s’est clairement imposé comme un rendez-vous d’importance croissante et à l’impact international. Ce qu’il faut retenir de cette édition 2023 Parmi les temps forts du WNE 2023, on peut citer : La signature de différents accords de coopération entre plusieurs pays et des entreprises du secteur nucléaire, notamment EDF. “Ces accords visent à sécuriser l’implication de chaînes d’approvisionnement et de fournisseurs locaux essentiels à la bonne réalisation des futurs projets d’EDF basés sur la technologie EPR et NUWARD SMR en Europe et dans le monde” La présentation de plusieurs innovations technologiques dans le domaine du nucléaire. Parmi celles-ci, on peut citer le développement de nouveaux systèmes de sûreté, de procédés innovants de traitement des déchets nucléaires et de nouvelles méthodes de construction des réacteurs. © Ametra L’annonce par EDF de la soumission d’une proposition technique et commerciale pour un nouveau programme nucléaire en Slovénie, utilisant la technologie EPR. EDF envisage de soutenir la construction de deux unités EPR1200 ou d’une unité EPR. Par ailleurs, EDF a signé des accords de coopération avec les chaînes d’approvisionnement nucléaires polonaises et italiennes pour améliorer les capacités de réalisation des projets nucléaires. Ces développements reflètent l’engagement d’EDF à prendre part à la renaissance nucléaire mondiale émergente et à contribuer à la lutte contre le changement climatique en fournissant des technologies et des services nucléaires essentiels. L’annonce par la société newcleo de la signature de trois accords de partenariat avec Assystem, Ingerop et Onet Technologies. Newcleo développe des SMR qui produiront de l’énergie à partir de combustibles d’oxyde mixte résultant du traitement du recyclage du combustible usé des centrales nucléaires. Un démonstrateur de réacteur rapide refroidi au plomb de 30 mégawatts électriques (MWe) sera déployé en France d’ici 2030, suivi d’une unité commerciale de 200 MWe. Le succès d’Orano, nominé dans 5 catégories des WNE Awards, qui récompensent les meilleures innovations de l’industrie nucléaire. Parmi ces dernières figuraient un drone pliable pour la sécurité nucléaire, une solution pour le forage sécurisé et la capture de particules fines dans les environnements nucléaires, et un outil universel de récupération pour les environnements restreints. Orano a également présenté ses dernières innovations, des simulations en réalité virtuelle et des maquettes mettant en évidence les avancées technologiques du groupe, notamment dans le déploiement technologique de SMR. Les discussions sur les enjeux actuels de l’énergie nucléaire, tels que la transition énergétique, la sécurité et la sûreté nucléaire. ci-dessus, une maquette du réacteur Jules Horowitz Les SMR, stars du salon ? © Ametra – stand CEA Les petits réacteurs modulaires ont en tout cas le vent en poupe. On peut notamment citer NUWARD™, qui a été l’une des grandes attractions du World Nuclear Exhibition 2023. Conçu en collaboration entre des entreprises de renom telles qu’EDF, Naval Group, TechnicAtome et le CEA, le NUWARD™ se distingue par son approche modulaire et sa flexibilité. Sa conception compacte et sa capacité à s’adapter à des besoins énergétiques variés ont été particulièrement remarquées. Au-delà de NUWARD, le WNE 2023 a été le théâtre de présentations d’autres SMR prometteurs. La société newcleo, par exemple, a fait sensation avec son projet de SMR alimentés par des combustibles d’oxyde mixte, issus du recyclage de combustible nucléaire usé. Ces réacteurs, visant à être déployés en France d’ici 2030, ont mis en évidence l’innovation dans le recyclage et l’utilisation efficace des ressources. D’autres acteurs, tels qu’Orano, ont également présenté leurs avancées dans le domaine des SMR, notamment avec des technologies axées sur la sécurité, la durabilité et l’efficacité opérationnelle. Des synergies plus fortes entre nucléaire et écologie Le World Nuclear Exhibition (WNE) 2023 a clairement démontré l’évolution du secteur nucléaire vers une synergie plus étroite avec les énergies renouvelables et les préoccupations écologiques. Cette tendance a été particulièrement visible dans l’implication croissante des start-ups, qui apportent des innovations et des perspectives fraîches à un secteur traditionnellement dominé par de grands acteurs établis. Le WNE 2023 a notamment mis en lumière l’engagement croissant de l’industrie nucléaire envers la durabilité et la neutralité carbone. Les projets présentés, comme ceux d’EDF et newcleo, visent non seulement à fournir une énergie sûre et fiable, mais aussi à contribuer de manière significative à la lutte contre le changement climatique. Cette orientation vers la durabilité reflète une prise de conscience croissante que le nucléaire peut jouer un rôle dans un avenir énergétique plus propre, en complétant les énergies renouvelables pour assurer une transition énergétique bas carbone. Du côté des start-ups présentes sur le salon, les innovations présentées annoncent des approches plus agiles et plus compatibles avec les sources d’énergie renouvelables intermittentes. Une plus grande mixité d’acteurs Comme mentionné précédemment, la présence accrue de start-ups au sein d’un tel événement signale un changement de paradigme dans le secteur nucléaire, où l’innovation, la collaboration et l’engagement environnemental deviennent des piliers clés. Cela marque un tournant vers une approche plus intégrée de la production d’énergie, où le nucléaire, traditionnellement isolé, s’aligne davantage sur les objectifs globaux de durabilité et de lutte contre le changement climatique. En embrassant ces nouvelles idées et technologies, le secteur nucléaire s’inscrit dans un avenir énergétique plus diversifié et résilient, en harmonie avec les énergies renouvelables et les impératifs écologiques. Le groupe Ametra était bien sûr au WNE ! Rendez-vous à la prochaine édition du WNE ! En attendant, découvrez nos métiers et expertises sur le site officiel Ametra, et n’oubliez pas de nous suivre sur Linkedin pour ne rien manquer des actualités !
SMR : le futur du nucléaire civil revisité par les start-ups
Le secteur nucléaire français, traditionnellement dominé par de grands acteurs historiques, est en pleine transformation. Une vague récente de start-ups, stimulée par des initiatives gouvernementales et de nouvelles réflexions sur l’innovation technologique et ses applications civiles, émerge pour revitaliser le secteur du nucléaire civil. Plusieurs projets en cours portent notamment sur le développement de SMR, ou petits réacteurs modulaires. Ce mouvement s’inscrit dans la tendance mondiale plus large de réévaluation du rôle de l’énergie nucléaire dans la réalisation de la neutralité carbone. Cette dimension a d’ailleurs été très présente lors de la tenue récente du salon WNE 2023 à Villepinte. Le développement de ce paysage de start-ups est accélérée par des initiatives gouvernementales, dont le plan France 2030 ( à la clé, une enveloppe de 1 milliard d’euros destinée à faire émerger de petits réacteurs nucléaires français). La moitié de cette enveloppe est destinée au financement du SMR Nuward d’EDF (génération III+), et l’autre à l’émergence de réacteurs innovants de génération IV. Ces derniers ont la particularité de viser l’ouverture du nucléaire à d’autres usages que la production centralisée d’électricité. Ci-dessous, la vidéo “Start-up et développement de réacteurs nucléaires innovants” publiée sur la chaîne du Sénat : L’écosystème start-ups aujourd’hui apporte de nouvelles perspectives en ce sens : production de chaleur, d’hydrogène bas carbone, mais aussi alimentation de réseaux de chauffage urbain. Le projet Calogena du groupe Gorgé en est un bon exemple. Parmi les derniers coups d’éclat de l’écosystème, on peut citer Naaera, start-up française qui travaille sur son projet XAMR® et vient de réaliser une boucle à sels fondus opérationnelle “entièrement en carbure de silicium”. L’un de ses objectifs est d’utiliser le combustible nucléaire usé des centrales françaises. D’autres pépites françaises ou qui ont fait le choix de s’installer en France font parler d’elles : Transmutex, Jimmy, Hexana, Stellaria, Newcleo… Au-delà des innovations développées par les start-ups dans le domaine du nucléaire civil, le plus fascinant est de voir les nouvelles idées et applications qui ressortent de leurs recherches. Leur agilité permet de faire naître d’autres types de réflexions et des idées qui viennent mettre à plat et parfois simplifier le travail existant sur les petits réacteurs modulaires. Ces acteurs permettent aussi d’accélérer la recherche sur des solutions plus rapides et moins coûteuses à développer que les EPR. Cet ensemble de réflexions vient compléter les travaux déjà en cours sur les SMR, tels que ceux menés par TechnicAtome. Le groupe Ametra, déjà reconnu pour ses capacités de justification et de calculs, est déjà un partenaire historique de TechnicAtome. Nos collaborateurs ont notamment déjà été amenés à travailler sur différents sujets dans le cadre de la R&D d’un projet conjoint de petit réacteur modulaire et suivent attentivement ces nouveaux développements et axes d’innovation dans le secteur du nucléaire civil et militaire. Vous souhaitez en savoir plus sur nos références et expertises ? Consultez notre site officiel dès maintenant. N’oubliez pas non plus de nous suivre sur LinkedIn pour ne rien manquer de nos actualités et de celles du secteur ! © photographie : Jimmy
Retour d’expérience : rénovation de l’architecture LabVIEW FPGA du tomographe d’IFPEN
L’innovation et la modernisation des équipements sont des piliers essentiels pour maintenir la compétitivité et l’efficacité opérationnelle. Un exemple illustrant bien cette dynamique est le projet mené par Styrel – groupe Ametra pour IFP Energies Nouvelles (IFPEN), acteur majeur de la recherche et de la formation dans les domaines de l’énergie, du transport et de l’environnement. L’objectif était de rénover un tomographe industriel en mettant l’accent sur la simplification de son utilisation et la fiabilité de son fonctionnement. Le défi : simplifier et rénover le tomographe vieillissant d’IFPEN Ce tomographe, situé sur le site de Solaize d’IFP Energies nouvelles, est un instrument crucial permettant de visualiser un écoulement dans une canalisation à l’aide d’une source radioactive. Avec le temps, l’outil était devenu obsolète et sujet à des pannes fréquentes, rendant la maintenance difficile et complexe. La situation était d’autant plus délicate que le code source du logiciel d’acquisition était verrouillé, rendant toute tentative de maintenance ou d’amélioration un véritable casse-tête pour les ingénieurs. Cette fermeture du système ne permettait pas une intervention flexible et rapide pourtant cruciale dans un environnement de recherche et de développement où l’adaptabilité est la clé. Le tomographe de Solaize, bien que sophistiqué dans sa conception initiale, se trouvait donc dans un état qui ne répondait plus aux exigences actuelles de performance et d’efficacité opérationnelle. La solution : une architecture innovante et pérenne Styrel a relevé le défi en quelques mois seulement, en remplaçant la partie pilotage et acquisition de données tout en conservant les sondes de détection existantes et en assurant la compatibilité avec le logiciel de traitement d’image et de signal INDIGO utilisé par IFPEN. L’objectif étant de simplifier les opérations de maintenance et de rendre le système plus opérationnel grâce à une interface ergonomique adaptée au métier d’IFPEN, le système a été simplifié et rendu plus fiable et pérenne. Différents modes de fonctionnement ont été développés pour les utilisateurs finaux, tels que la maintenance, la visualisation et l’essai. Le tomographe utilise une source de Césium137 et 32 détecteurs disposés en éventail, avec un ensemble bloc source/détecteurs qui pivote autour de l’objet étudié. La mesure tomographique est basée sur l’atténuation d’intensité de rayonnements gamma. Pour répondre aux contraintes de sécurité, notamment en zone ATEX, un logiciel de contrôle a été embarqué sur un système CompactDAQ autonome dans la partie mobile du tomographe. L’architecture retenue pour le projet se décompose en trois systèmes distincts, tous développés sous LabVIEW 2014 SP1 avec les extensions nécessaires. Grâce à l’expertise de Styrel – Groupe Ametra, IFPEN dispose désormais d’un tomographe modernisé, fiable et facile à maintenir, prêt à relever les défis de la recherche et de l’innovation technologique dans les années à venir. Pour plus d’informations sur ce projet, n’hésitez pas à consulter le cas client complet ici. Visitez aussi le site officiel du groupe Ametra pour en savoir plus sur nos expertises et projets.

