Les carburants d’aviation durables (Sustainable Aviation Fuels, SAF) sont des carburants liquides utilisés dans l’aviation commerciale qui réduisent les émissions de CO2 jusqu’à 80 %. Leur rôle est donc particulièrement important dans le cadre des initiatives visant à décarboner l’aviation. Sustainable Aviation Fuels : de quoi parle-t-on concrètement ? Les SAF sont des carburants produits à partir de sources renouvelables, telles que les déchets agricoles, les algues ou les huiles végétales, les déchets verts, les cultures non alimentaires… Ils peuvent également être produits synthétiquement par un processus de capture de carbone dans l’air. Ces carburants présentent plusieurs avantages par rapport aux carburants fossiles : Ils ont un impact environnemental réduit, car ils génèrent moins d’émissions de gaz à effet de serre. Ils sont plus sûrs et plus stables que les carburants fossiles. Ils peuvent être facilement mélangés aux carburants fossiles, ce qui permet une transition progressive vers une aviation plus durable (note : les SAF peuvent être mélangés avec des limites de 10% à 50% selon la matière première et la manière dont le carburant est produit). Procédé de production des SAF Les SAF sont produits par un procédé de transformation des matières premières renouvelables en carburants liquides. Ce procédé peut être divisé en trois étapes principales : La conversion des matières premières, qui consiste à transformer les matières premières renouvelables en un biocarburant liquide. Cette étape peut être réalisée par différentes technologies, telles que la pyrolyse, la fermentation ou l’hydrotraitement. La désulfurisation, qui consiste à éliminer le soufre du biocarburant. Cette étape est nécessaire pour garantir la conformité des SAF aux normes de qualité des carburants fossiles. Le mélange, qui consiste à mélanger les SAF aux carburants fossiles. Le taux de mélange dépend des spécifications du carburant final. L’Europe et les Etats-Unis investissent massivement L’adoption des SAF est stratégiquement importante car elle offre un moyen de commencer à réduire progressivement l’empreinte carbone des voyages aériens à court terme. Leur utilisation est encouragée par les législations et réglementations en vigueur. Aux États-Unis, l’administration Biden a lancé un défi gouvernemental en septembre 2021 pour fournir au moins 3 milliards de gallons de SAF par an d’ici 2030 et avoir suffisamment de SAF d’ici 2050 pour répondre à 100 % des besoins en carburant d’aviation. En Europe, la législation « ReFuel EU Aviation » récemment adoptée par le Parlement européen vise à promouvoir l’utilisation de carburants durables dans l’aviation civile. Elle envoie un signal fort en imposant des quotas de SAF dans les aéroports européens, débutant avec au moins 2 % en 2025, 6 % en 2030, et visant 70 % en 2050. La législation s’inscrit dans le cadre plus large du Pacte Vert pour l’Europe, visant à réduire de 55 % les émissions nettes de gaz à effet de serre d’ici 2030 par rapport à 1990. Cependant, les défis restent significatifs, notamment en ce qui concerne le coût des SAF, leur disponibilité, et l’équilibre concurrentiel pour les fournisseurs et les compagnies aériennes. Safran notamment joue un rôle clé dans la mise en œuvre de cette législation, en s’attaquant aux défis technologiques et commerciaux et en facilitant les discussions entre les différents acteurs impliqués. En outre, les carburants de synthèse, ou e-fuels, sont également inclus dans le texte de la législation, avec un objectif d’au moins 1,2 % d’ici 2030 Pourquoi de telles injections d’argent public ? Le développement d’un marché viable pour les SAF est soutenu à différents niveaux pour favoriser : 1) la demande ; 2) l’innovation tant dans les matières premières que dans les moteurs d’avion ; 3) une offre fiable et abordable, tant nationale qu’internationale, en réduisant les risques des investissements le long de la chaîne de valeur des SAF. Un risque de déséquilibre entre UE et Etats-Unis ? Il existe un risque de déséquilibre concurrentiel entre l’industrie aéronautique européenne et américaine, du fait des aides financières supérieures accordées par les États-Unis. Les investissements annoncés par l’Europe et les USA dans le développement des SAF représentent, en termes de pouvoir d’achat, une différence d’environ 15%. Ce différentiel pourrait avoir plusieurs conséquences pour l’industrie aéronautique européenne : Un avantage compétitif pour les constructeurs américains : les constructeurs américains auront un accès plus facile aux SAF, ce qui leur permettra de réduire leurs coûts de production et de devenir plus compétitifs sur le marché international. Une diminution de la compétitivité des compagnies aériennes européennes : les compagnies aériennes européennes devront payer plus cher pour les SAF, ce qui pourrait entraîner une augmentation de leurs coûts d’exploitation et une diminution de leur compétitivité. Un ralentissement du développement des SAF en Europe : les entreprises européennes de production de SAF pourraient avoir des difficultés à concurrencer les entreprises américaines, ce qui pourrait ralentir le développement du marché des SAF en Europe. Ce risque de déséquilibre concurrentiel a été souligné par plusieurs organisations, dont la Commission européenne et l’Association des constructeurs de l’aéronautique et de l’espace (AIA). La Commission européenne a lancé une consultation publique sur la question des aides publiques aux SAF. L’AIA a appelé l’Union européenne à augmenter ses investissements dans le développement des SAF afin de réduire le risque de déséquilibre concurrentiel. Il est encore trop tôt pour dire si ce risque de déséquilibre concurrentiel se concrétisera. Cependant, il est clair que les aides financières accordées par les États-Unis pourraient donner un avantage significatif à l’industrie aéronautique américaine. Le point sur les défis à relever pour les industriels et ingénieurs Pour le moment, ces carburants sont produits en petites quantités et sont beaucoup plus coûteux que les carburants d’aviation conventionnels. De plus, la mise en place d’infrastructures adaptées et le développement de technologies pour augmenter la production de SAF à grande échelle constituent des défis importants. L’impulsion vers les carburants d’aviation durables (SAF) a plusieurs implications pour les bureaux d’études et la filière d’ingénierie industrielle, en particulier ceux qui travaillent pour la filière aéronautique : 1. Innovation et développement de produits : avec l’augmentation de la demande pour les SAF, il existe un besoin croissant d’innovation dans le développement de nouveaux
Pilotage de Projet Industriel – les bonnes pratiques pour réussir son projet
Le rôle du chef de projet : 4 grandes missions Au sein d’une société d’ingénierie, le chef de projet joue un rôle essentiel, que l’on peut diviser en 4 grands types de missions : La planification : planifier les travaux et les plans d’action, et assurer la tenue des jalons. C’est un enjeu fondamental, car il implique de maîtriser les différentes phases de développement de l’équipement ou du système. Cela inclut de plus en plus le recours à de bons outils de planification, comme un logiciel de gestion de projet. A l’heure actuelle, de nombreuses options de technologies et d’outils sont disponibles : Microsoft Project, Trello ou encore Jira, pour ne citer qu’eux, permettent par exemple une planification détaillée, un suivi en temps réel des tâches et une gestion efficace des ressources. Les outils de collaboration en ligne tels que Slack et Microsoft Teams, facilitent la communication entre les membres de l’équipe, même lorsqu’ils sont éloignés géographiquement. La communication : le chef de projet se doit de bien communiquer avec le client et vers sa propre hiérarchie, de transmettre les bonnes informations, les alertes, au bon moment et au bon niveau. Cela demande une bonne capacité de synthèse et de relationnel reposant notamment sur la communication bidirectionnelle, c’est-à-dire aussi bien écouter que transmettre. Une communication fluide implique aussi des méthodes efficaces et adaptées au message, comme des réunions aux objectifs clairs et des mises à jour par e-mail, notamment. Le management d’équipe : c’est l’une des missions essentielles du Chef de projet : faire coopérer des personnes d’horizons divers et des métiers pluridisciplinaires. Il doit faire preuve de leadership afin d’organiser le travail et les échanges au sein de l’équipe, et fédérer autour des enjeux à atteindre. Dans le monde industriel en effet, le management d’équipes multidisciplinaires, composées de spécialistes venant de domaines d’expertise divers, peut poser des défis singuliers. L’une des principales difficultés réside dans la communication : chaque spécialité a souvent son propre jargon, ce qui peut mener à des malentendus. De plus, aligner les objectifs de tous, déterminer les hiérarchies pour la prise de décision, gérer d’éventuels conflits et assurer une cohésion d’équipe ne sont pas des tâches aisées. Il est crucial d’adopter des outils et des stratégies, comme la matrice RASCI ou des activités de team-building, pour naviguer efficacement à travers ces défis. Toutefois, les bénéfices d’une telle équipe sont considérables : leur adaptabilité, leur capacité à résoudre des problèmes complexes et la richesse de perspectives qui peuvent conduire à des innovations et résolutions de problèmes remarquables. Cette dimension doit être adaptée au choix d’une méthode traditionnelle ou agile. Nous reviendrons notamment sur le cycle en V un peu plus loin dans cet article. La gestion de projet industriel peut en effet s’appuyer sur différentes méthodologies, chacune ayant ses avantages et ses inconvénients. Les méthodes traditionnelles sont linéaires et bien adaptées aux projets où les exigences sont claires dès le début. En revanche, les méthodes agiles, comme Scrum et Kanban, offrent une plus grande flexibilité et une capacité d’adaptation rapide aux changements. La gestion des risques : le pilotage d’un projet industriel implique de savoir gérer les risques, en fonction de trois contraintes fondamentales : le coût, la qualité, les délais. Il se doit d’identifier les risques et réaliser un arbitrage entre ces différents éléments, et peut décider d’introduire des méthodologies spécifiques pour la gestion des risques, comme le SWOT ou le PDCA . C’est dans ce contexte exigeant que le rôle de chef de projet prend toute son ampleur. La gestion des risques est un élément central du pilotage de projet industriel. Il est important de développer des stratégies avancées pour identifier, évaluer et atténuer les risques. Par exemple, les analyses probabilistes, telles que la simulation Monte Carlo, permettent de prévoir l’impact des incertitudes sur les délais et les coûts. En simulant différents scénarios, cette méthode aide à visualiser les variations possibles et à planifier des réponses adéquates pour mieux gérer les risques. Les facteurs clés de succès d’un projet industriel Bien identifier le besoin ; Définir le plan : cadencer le projet en le découpant en phases ; Établir les règles du jeu : qui fait quoi ? Quelle est la répartition des responsabilités ? Impliquer et fédérer l’équipe projet ; Piloter le projet, comme on pilote un avion ou un bateau… avec la surveillance de la trajectoire et une action corrective au fur et à mesure que le projet avance, afin de bien garder le cap ; Gérer les risques et les actions préventives ; Communiquer avec le client. La formalisation du besoin du client La 1ère étape consiste à comprendre le besoin du client. Dans la majorité des projets, Ametra apporte par exemple son support à la rédaction du cahier des charges : la formalisation des exigences techniques et contractuelles, les hypothèses et données d’entrée, la liste des travaux à réaliser, ainsi que la liste des livrables (produit et documentaire). © Ametra Group – la convergence projet. Les hypothèses écartées peuvent servir à alimenter le dossier de justification de la conception La mise en place d’une bonne organisation Qui décide ? Qui réalise? La répartition des responsabilités en interne (chef de projet, projeteurs, fonction planning…) comme en externe (chef de projet client/donneur d’ordre, acheteur, juriste…) permet de bien piloter un projet industriel. C’est aussi l’occasion d’organiser les relations avec les tiers que sont les fournisseurs, les organismes de contrôle. L’étape est d’autant plus importante que la chaîne de valeur peut être très longue pour certains projets. La matrice RASCI : chacun sait à quel niveau il intervient et pour quelle tâche. Cette matrice est un outil précieux pour clarifier les rôles et les responsabilités au sein d’une équipe projet, en particulier dans des environnements complexes et multidisciplinaires. Elle se décompose en cinq catégories : « Responsible » (celui qui exécute la tâche), « Accountable » (celui qui est ultimement responsable), « Support » (ceux qui apportent un soutien), « Consulted » (ceux qui doivent être consultés) et « Informed » (ceux qui doivent être informés). Grâce à cette répartition claire, chaque membre de l’équipe sait exactement ce qu’on attend de lui
Quels critères prendre en compte avant de rejoindre une entreprise dans l’ingénierie ?
Faire le choix d’une carrière dans l’ingénierie ouvre de nombreuses options d’évolution, de spécialisation et de typologies d’entreprises et de secteurs. Quels critères prendre en compte en tant qu’ingénieur lorsque l’on recherche un premier emploi ou une nouvelle aventure ? Si certains points sont applicables à différents domaines, d’autres sont plus spécifiques au secteur de l’ingénierie. Le type de projets sur lesquels vous allez travailler : sont-ils de nature technique complexe, à la pointe de la technologie ou de grande envergure ? Vous permettront-ils de relever des défis uniques qui vous pousseront à grandir professionnellement, si c’est ce à quoi vous aspirez ? La place de l’innovation dans l’entreprise : dans quelle mesure la société auprès de laquelle vous postulez investit-elle dans la recherche et le développement ? Un engagement marqué envers l’innovation peut signifier des opportunités d’apprentissage intéressantes. Les possibilités de formation continue et de développement professionnel : l’entreprise encourage-t-elle ses collaborateurs à se former ? Propose-t-elle des programmes de parrainage, des ateliers, des présentations ou des échanges pour maintenir à jour vos compétences d’ingénierie ? Les outils et technologies : quels sont les outils et les technologies utilisés par l’entreprise ? Sont-ils à jour et pertinents pour votre domaine d’expertise en ingénierie ? De nouveaux outils sont-ils testés ? Un laboratoire existe-t-il dans l’entreprise pour réaliser ses propres opérations d’intégration physique ? Équilibre entre spécialisation et polyvalence : L’entreprise valorise-t-elle la profondeur d’expertise (spécialisation) ou l’étendue de compétences (polyvalence) ? Serez-vous spécialisé(e) tout au long de votre passage au sein de cette société ou aurez-vous la possibilité de varier les projets, secteurs et expertises pour ouvrir vos horizons ? Sécurité et stabilité de l’emploi : les cycles économiques peuvent influencer la sécurité de l’emploi. Comment l’entreprise a-t-elle géré ces cycles par le passé ? Éthique de l’entreprise et responsabilité sociale : les entreprises d’ingénierie ont souvent un impact significatif sur la société et l’environnement. Comment l’entreprise gère-t-elle ses responsabilités sociales et environnementales ? Est-elle proactive en matière de RSE ? Culture d’entreprise et style de management : comment l’entreprise gère-t-elle le travail en équipe, la prise de décision, la résolution de problèmes et la gestion du stress ? Les managers sont-ils aussi des ingénieurs et/ou experts métier ? Cela vous importe-t-il de pouvoir partager un même langage commun du terrain (par exemple, via le choix d’un management technique de proximité) ? Place (réelle) des femmes dans l’entreprise : quelle est la représentation des femmes dans l’entreprise, en particulier dans les rôles d’ingénierie et de leadership ? Opportunités de mobilité géographique : Si vous êtes intéressé(e) par une expérience internationale ou dans d’autres régions, l’entreprise offre-t-elle de telles opportunités ? Mobilité interne : l’entreprise qui vous intéresse favorise-t-elle véritablement la mobilité interne ? Si oui, de quelle manière ? Ces questions vous aideront à affiner votre recherche d’emploi en tant qu’ingénieur et à choisir une entreprise qui correspond à vos aspirations professionnelles et valeurs personnelles. N’hésitez pas à consulter les postes ouverts au sein du groupe Ametra ainsi que nos valeurs et engagements en visitant notre site officiel.
Chat GPT, une révolution pour les métiers de l’ingénierie ?
Difficile de passer à côté de ChatGPT depuis quelques mois : l’outil de traitement de langage développé par OpenAI est sur toutes les lèvres. Mais quel est l’impact actuel et à venir que l’on peut attendre pour les métiers de l’ingénierie ? De la résolution de problèmes complexes à la conception de nouveaux produits en passant par des gains en temps et en précision intéressants sur de nombreux projets, ChatGPT permet d’aller beaucoup plus loin dans le travail des ingénieurs. Ce que ChatGPT permet d’optimiser dans le quotidien des ingénieurs L’IA, et en particulier des outils tels que ChatGPT, apporte de nouvelles manières de travailler aux ingénieurs en leur permettant d’effectuer des tâches de manière plus rapide, précise et efficace par rapport aux méthodes de conception et de calculs traditionnelles. En voici quelques exemples : Accès aux données L’IA permet d’accéder rapidement à des bases de données volumineuses et complexes, notamment dans des domaines tels que la gestion des matériaux et les simulations. Les ingénieurs peuvent utiliser ces données pour effectuer des simulations, des modélisations et des tests virtuels qui permettent de gagner du temps et de réduire les coûts. Recherche et collecte d’informations Les ingénieurs peuvent souvent avoir besoin de rechercher des informations techniques pour résoudre des problèmes ou pour concevoir de nouveaux produits. Par exemple, lors de la conception d’un moteur automobile , ChatGPT permet de rechercher des informations sur les matériaux les plus adaptés pour les pistons ou les soupapes du moteur. Il peut également être utile pour répondre à des questions sur des normes et des réglementations techniques dans différents secteurs industriels, comme les réglementations de sécurité pour les équipements électroniques. Note importante : il faut dans ce cas utiliser ChatGPT4 de manière connectée à Internet, sa base de connaissances initiale ayant déjà 2 ans. Traitement de données ChatGPT peut aider les ingénieurs à traiter de grandes quantités de données complexes pour produire des analyses et des résultats précis en temps réel. Par exemple, dans le domaine de l’aéronautique, il est possible d’utiliser l’outil pour analyser les performances d’un avion à partir de données collectées lors des vols. Conception assistée par ordinateur (CAO) ChatGPT (ou outil équivalent) peut également aider les ingénieurs à concevoir des produits plus efficacement en proposant des suggestions de conception et en fournissant des analyses rapides des performances des modèles proposés. Cela peut par exemple permettre de plus facilement optimiser les formes de pièces pour réduire le poids et la consommation de matériaux, tout en maintenant le niveau de performances attendu. Résolution plus rapide de problèmes complexes Les ingénieurs sont souvent confrontés à des problèmes complexes pour lesquels ils ont besoin d’une solution rapide et précise. Prenons le cas d’un ingénieur qui travaille dans l’industrie de la construction et doit trouver une solution pour résoudre des problèmes de stabilité des structures : ChatGPT peut l’aider en fournissant des recommandations de conception structurelle ou en proposant des solutions pour renforcer la stabilité. Maintenance prédictive Les solutions d’IA peuvent également être utilisées pour la maintenance prédictive, en permettant aux ingénieurs de surveiller les performances des équipements et des machines en temps réel. Cela permet d’anticiper les pannes et de prévoir les réparations nécessaires, évitant ainsi les temps d’arrêt imprévus et les pertes de production. En résumé l’IA, et ChatGPT en particulier, permet aux ingénieurs de travailler plus efficacement en accédant à des données complexes rapidement et en fournissant des résultats précis et en temps réel. Les ingénieurs peuvent utiliser ces outils pour optimiser les conceptions, réduire les coûts et améliorer la qualité des produits, ce qui offre de nouvelles possibilités pour innover et augmenter les performances recherchées dans divers pans de l’industrie. Exemples de différences entre une approche classique et assistée par l’IA Étape du projet Solutions classiques d’ingénierie Utilisation de ChatGPT Gains de temps Analyse des exigences de conception Les ingénieurs passent en moyenne 20 heures à entrer manuellement les exigences de conception dans le logiciel de CAO Les ingénieurs entrer les exigences de conception en langage naturel dans ChatGPT, ce qui prend en moyenne 1 heure Réduction de 95% du temps de saisie manuelle des exigences Traduction des exigences en spécifications formelles Les ingénieurs passent en moyenne 30 heures à traduire manuellement les exigences en spécifications formelles dans le logiciel de CAO ChatGPT traduit automatiquement les exigences en spécifications formelles en 1 heure en moyenne Réduction de 97% du temps de traduction manuelle Création de modèles de simulation Les ingénieurs passent en moyenne 40 heures à créer manuellement les modèles de simulation en entrant les spécifications formelles dans le logiciel de simulation ChatGPT crée automatiquement les modèles de simulation à partir des spécifications formelles en 5 heures en moyenne Réduction de 87,5% du temps de création manuelle de modèles Test et validation du modèle de simulation Les ingénieurs passent en moyenne 15 heures à tester manuellement le modèle de simulation en utilisant le logiciel de simulation Les ingénieurs testent le modèle de simulation créé par ChatGPT en utilisant le logiciel de simulation, ce qui prend en moyenne 10 heures Réduction de 33% du temps de test manuel ChatGPT apporte-t-il réellement quelque chose de nouveau aux ingénieurs ? Bien que la technologie de base de ChatGPT ne soit pas radicalement différente de celle d’autres systèmes d’IA basés sur le langage, l’outil présente des caractéristiques relativement uniques, en particulier s’il est utilisé en complément d’autres outils et systèmes. Voici quelques-unes des spécificités à explorer : C’est un modèle polyvalent : grâce à sa formation sur un large éventail de données, ChatGPT peut être utile dans de nombreuses disciplines d’ingénierie différentes. Il peut fournir des informations sur une variété de sujets, ce qui est utile lors de la conception de solutions interdisciplinaires. C’est un support intéressant de formation continue : grâce à ses évolutions dans sa version 4, ChatGPT peut être régulièrement mis à jour avec de nouvelles données, ce qui lui permet d’évoluer et de s’adapter aux nouvelles tendances et informations. Cela peut être particulièrement utile dans les domaines de l’ingénierie qui
Bilan du Salon du Bourget 2023 : ce que vous devez retenir
Le Salon international de l’aéronautique et de l’espace (SIAE) 2023 a accueilli environ 2 500 exposants de 47 pays et près de 320 000 visiteurs. Le salon, qui s’est tenu au Bourget, au nord de Paris, a été le théâtre de démonstrations impressionnantes, notamment de taxis volants, de drones de combat dont une belle surprise et d’avions à hydrogène, illustrant entre autres les avancées technologiques récentes dans le domaine de l’aéronautique. Bien entendu, Ametra y était ! A commencer par l’intervention d’Anne-Charlotte Fredenucci, présidente du groupe, sur BFM Business : Que faut-il retenir du Salon ? 1- La décarbonation de l’aviation au cœur du Salon Avion électrique hybride, démonstrations aériennes ayant partiellement recours aux carburants durables (Sustainable Aviation Fuel, ou SAF), espace Paris Air Lab incluant de nombreuses innovations en faveur d’avions plus économes en énergie, présentation du Cassio de VoltAreo ou encore de l’EcoPulse d’Airbus, Daher et Safran lors du Paris Air Mobility … pas de doute, la décarbonation de la filière était un point majeur de cette 54e édition du SIAE. Ci-dessous, l’EcoPulse : On relève aussi que l’industrie aérospatiale a pris de nombreux engagements en matière de décarbonation. Les développements liés aux SAF se sont multipliés, avec par exemple l’annonce d’une usine d’1 milliard d’euros à Lacq, de nouveaux engagements de TotalEnergies et d’EDF avec Holcim, et une certification décrochée par Global Bioénergies. Par ailleurs, le projet d’avion à hydrogène d’Airbus avance. Les aéroports se préparent activement à l’arrivée d’avions électriques, à hydrogène et à carburants durables. Enfin, la présentation de programmes technologiques comme RISE (Safran et GE Aviation) montre que le travail sur les moteurs à soufflante non carénée se précise pour l’aviation commerciale : RISE affichera 20% de consommation de carburant en moins par rapport à la génération LEAP, sans compromettre sa vitesse. 2- La belle surprise tricolore : le drone AAROK L’ETI Turgis & Gaillard, dont le siège est installé dans les Hauts-de-Seine, a présenté son prototype de drone MALE (Moyenne altitude longue endurance) baptisé AAROK. Premier drone français de sa catégorie, AAROK a été conçu dans le plus grand secret et se positionne comme une alternative remarquée à l’américain Reaper, actuellement utilisé par l’Armée française faute d’option nationale ou européenne. 3- Airbus affirme sa domination commerciale Airbus a surpassé Boeing en termes de commandes, en décrochant notamment le plus gros contrat de son histoire avec la compagnie aérienne IndiGo. IndiGo devient ainsi le premier client d’Airbus avec 1 350 appareils commandés à livrer au cours de la prochaine décennie. Airbus a au total engrangé 846 commandes, options et engagements, contre 288 pour Boeing. 4- Les eVTOL décollent Les taxis s’envolent ! Pour la 1ère fois, un taxi volant de la société allemande Volocopter a décollé lors des démonstrations aériennes du Bourget, montrant que les avions électriques à décollage et atterrissage verticaux pourraient se frayer un chemin dans un espace aérien de plus en plus encombré. Les aéronefs à décollage et atterrissage verticaux électriques (eVTOL) ont d’ailleurs été le centre de l’attention du Paris Air Mobility, espace dédié de 1000m² destiné à présenter les dernières innovations et technologies émergentes dans le domaine de l’eVTOL et de la mobilité aérienne avancée (AAM). Ci-dessous Air4, la 4L volante de Renault. La startup chinoise Ehang a été l’une des premières à faire voler un eVTOL. 5- Un renforcement net de l’Europe de la Défense Les avancées dans la Défense européenne ont été notables avec des commandes communes de missiles entre cinq pays, un achat de drone français par la Grèce, une alliance franco-allemande dans les moteurs d’hélicoptères et l’entrée de la Belgique dans le programme Scaf (Système de Combat Aérien du Futur). Ces progrès sont en partie une réponse à la guerre en Ukraine, qui a incité les acteurs européens à faire preuve de plus de coopération dans le domaine de la Défense. 6- L’Avion des Métiers, point de rencontre entre jeunes et professionnels du secteur Pour sa 5ème édition, 3 000m² étaient dédiés aux métiers de l’industrie aéronautique et spatiale ainsi qu’aux formations qui y préparent. Cet événement a permis aux étudiants de toute la France, et à leurs parents, de rencontrer des professionnels du secteur et de découvrir leurs métiers. 7- Des démonstrations militaires particulièrement attendues Si les Rafale étaient bien entendu présents au Bourget, la démonstration du chasseur F-35A Lightning II (Lockheed Martin) a été très remarquée. Le chasseur furtif de 5e génération, l’un des plus performants au monde, a participé à des démonstrations en vol aux côtés d’autres appareils de combat (Rafale, Eurofighter Typhoon et F-16 Fighting Falcon). C’est la première fois qu’il est présenté par une femme en meeting, puisque la major Kristin “Beo” Wolfe l’a pilotée lors de cette édition. Autres innovations : MBDA a officiellement présenté son système de capacités d’interception de menaces hypersoniques baptisé HYDIS, entre autres solutions. Ci-dessous l’Aster 30, Eurosam 8- Le stand animé du groupe Ametra Échanger avec les passionnés de la filière, venir à la rencontre des candidats (le groupe Ametra recrute), présenter le savoir-faire du groupe : Ametra a été présent tout au long de la semaine. L’équipe d’Ametra Integration a eu le plaisir et l’honneur de recevoir le prix de « Meilleur Fournisseur » de la part de son client, le groupe Circor. Baie de test et de qualification de composants, sous-ensembles et ensembles embarqués : acquisition de signaux analogiques et numériques, post traitements, IHM et séquenceurs de tests. Le projet Styrel – groupe Ametra pour cette baie comprend i) conception ii) programmation iii) approvisionnement auprès de fournisseurs européens, américains et asiatiques iv) intégration. Pour en savoir plus sur nos expertises, références clients et notre engagement dans la filière aéronautique, consultez dès maintenant notre site officiel. Vous pouvez aussi nous suivre sur LinkedIn pour ne rien manquer de nos actualités et de nos opportunités d’emplois.
Éco-conception : comment le groupe Ametra peut-il s’inscrire dans cette démarche ?
L’éco-conception désigne l’approche qui privilégie la conception et le développement de produits qui respectent les principes du développement durable et de la préservation de l’environnement tout au long de leur cycle de vie, c’est-à-dire depuis la matière première utilisée jusqu’à la fin de vie en passant par l’usage, la distribution et la logistique). Par quoi cela passe-t-il concrètement ? D’après l’ADEME, les concepteurs doivent se tourner au maximum vers les ressources renouvelables et recourir “aussi peu que possible aux ressources non renouvelables”. Ces ressources devront idéalement être associées à un juste taux de renouvellement et à “une valorisation des déchets qui favorise le réemploi, la réparation et le recyclage” (source : définition Wikipedia). L’écoconception en ingénierie : la vision du groupe Ametra L’un des premiers réflexes pour limiter l’impact d’un produit sur l’environnement est de limiter la quantité de matière utilisée pour le produire. En jouant sur des objectifs de masse de produit, les ingénieurs parviennent à limiter la quantité de matière, ce qui a un double effet positif : celui de répondre aussi à la demande croissante des clients industriels pour des produits les plus légers possible. Choix de matières plus légères, processus de fabrication 3D (fabrication additive) lorsque cela est possible… les approches possibles sont diverses. Un produit dont la masse est réduite aura également un impact positif sur la logistique en diminuant les émissions et contraintes liées à son transport. Après des années à privilégier des produits les plus robustes possibles, on attend désormais d’eux qu’ils soient robustes et légers. Une autre dimension importante à prendre en compte en éco-conception est la consommation du produit. Les ingénieurs travaillent alors sur des conceptions qui permettent de consommer le moins possible d’énergie électrique, d’eau ou d’autres types de ressources nécessaires à son fonctionnement. Enfin, il est essentiel de prendre en compte la dimension de fin de vie en favorisant le recyclage. Cela passe par exemple par le recours à des matières qui soient facilement séparables pour pouvoir recycler ce qui peut l’être. Comment cette approche peut-elle se matérialiser concrètement ? Dans certains secteurs, elle rejoint des attentes déjà exigeantes en matière de masse : aéronautique et spatial bien sûr, mais aussi Défense pour gagner en mobilité… Pour les ingénieurs, cela implique d’intégrer de nouvelles contraintes en amont du travail de conception. Il est intéressant de constater que la nouvelle génération d’ingénieurs est beaucoup plus sensible à l’éco-conception, ce qui permet aussi d’être force de proposition et apporteur de solution sur ces sujets pour nos clients dès la phase de l’avant-projet. Pour rappel, le groupe Ametra est déjà engagé sur différentes thématiques environnementales via le travail quotidien de ses collaborateurs et l’obtention récente du label Silver d’Ecovadis. Découvrez en plus sur les engagements d’Ametra en visitant dès maintenant notre site officiel. Cet article vous a plu ? N’hésitez pas à le partager en nous mentionnant sur LinkedIn !
La filière nucléaire peut-elle être vue comme éthique ?
Peu de secteurs suscitent autant de débats passionnés depuis des années que la filière nucléaire. Sujette à controverse en raison des risques potentiels pour l’environnement et la sécurité, elle est aussi porteuse de promesses d’avenir sur la question d’un mix énergétique plus propre ou encore de la souveraineté énergétique. Comment envisager ces différentes problématiques qui s’imbriquent d’un point de vue éthique ? Peut-on considérer que la filière nucléaire française évolue profondément en ce sens ? Transparence, sécurité, environnement et stockage : les grands défis de la filière nucléaire On peut résumer ainsi les principaux enjeux soulevés par la filière – et dont dépendent fondamentalement sa dimension éthique : Transparence et participation citoyenne : le nucléaire impliquant des risques potentiels importants pour la santé et l’environnement, il est crucial que les décisions concernant l’exploitation et la gestion des installations nucléaires soient prises en toute transparence, avec une participation citoyenne accrue. Gestion des déchets radioactifs : ces derniers restent une préoccupation majeure pour la filière. Des progrès significatifs ont cependant été accomplis en matière de stockage et de traitement des déchets. Sûreté et sécurité : les événements de Fukushima en 2011 ont rappelé l’importance de la sûreté et de la sécurité. Depuis, des efforts considérables ont été déployés pour améliorer la sécurité des installations nucléaires, avec notamment la mise en place de l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) en France. Impact environnemental : le nucléaire est souvent critiqué pour son impact environnemental, en particulier en matière de production de déchets radioactifs et de consommation d’eau. Où en est-on sur ces points et sur les autres éléments clés pour une filière nucléaire éthique et durable ? Le nucléaire est une filière énergétique complexe, mais dont l’importance est indéniable pour la France en termes de production d’énergie, de création d’emplois et de souveraineté énergétique. Si les questions éthiques et environnementales liées au nucléaire sont légitimes, le secteur évolue pour répondre par l’innovation aux défis qui lui sont posés. Sur le plan de la gestion des déchets radioactifs par exemple, dont Jancovici, ingénieur et spécialiste de la transition énergétique, estime d’ailleurs qu’il s’agit “de la principale question éthique liée à l’utilisation de l’énergie nucléaire”, la filière nucléaire française s’engage dans des programmes de recherche pour réduire leur quantité et en améliorer la gestion. Des innovations telles que la séparation-transmutation permettent de réduire la durée de vie des déchets et de récupérer des matières valorisables. Des projets de stockage géologique profond sont également en cours, comme le projet Cigéo de l’ANDRA, qui vise à stocker les déchets de haute activité à 500 mètres sous terre dans la Meuse. On peut de manière plus large citer différentes solutions adaptées à chaque type de déchet : Les déchets les plus dangereux sont stockés dans des centres de stockage spécifiques, comme celui de l’ANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) à Bure. Ce centre de stockage est conçu pour isoler les déchets les plus dangereux de l’environnement pendant plusieurs milliers d’années. Les déchets de faible et moyenne activité sont, quant à eux, stockés sur les sites de production. La France a également mis en place un plan de gestion à long terme des déchets. L’innovation technologique sert aussi à améliorer la sûreté des installations et l’efficacité énergétique. Des développements tels que de nouvelles générations de réacteurs (malgré l’abandon d’ASTRID), ou la fusion nucléaire en recherche fondamentale, permettent d’envisager une filière nucléaire encore plus sûre et performante. De manière encore plus concrète et notamment depuis Fukushima, la France dispose d’un cadre rigoureux pour assurer la sécurité de ses centrales à différents niveaux : L’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) et l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) sont régulièrement consultés sur les grandes questions nucléaires ; Des normes post-Fukushima ont été mises en place, notamment via l’installation de Diesels d’ultime secours (DUS ) et la mise à jour des plans d’urgence ; La maintenance (et les investissements de formation qui y sont liés) a été renforcée ; Reste bien sûr la question brûlante de la transparence et de la participation citoyenne en matière de choix nucléaires. Si cette dimension peut encore être nettement approfondie, l’existence de démarches participatives visant à impliquer les citoyens dans un certain nombre de décisions montre que le débat public peut trouver sa place dans le secteur (on peut citer à cet égard le projet Cigéo en 2013). A l’heure actuelle par exemple, la 5e édition du Plan national de gestion des matières et déchets radioactifs (PNGMDR) fait l’objet d’un débat public que vous pouvez consulter sur le lien indiqué. Santé publique et pollution : des données de poids en faveur du nucléaire Les pays qui font le choix du recours aux centrales au charbon plutôt qu’au nucléaire, comme l’Allemagne, la Chine ou encore la Pologne, ont un lourd prix à payer tant au niveau de la pollution que de la santé. Pour rappel, « le charbon contribue fortement à la pollution locale et aux changements climatiques. Il génère 44 % des émissions mondiales de CO2 » (source : FMI). De toutes les énergies fossiles, c’est d’ailleurs le combustible le plus polluant et la 1ère cause du réchauffement climatique. Voici quelques chiffres pour illustrer la différence de mortalité entre les centrales au charbon et les centrales nucléaires : Selon une étude de l’Agence internationale de l’énergie, les émissions de particules fines provenant de la combustion du charbon ont causé environ 18 000 décès prématurés en Europe en 2015. D’après une étude menée par l’Organisation mondiale de la santé, l’accident de Tchernobyl en 1986 a causé environ 4 000 décès dus à des cancers de la thyroïde chez les personnes qui ont été exposées à de fortes doses de radiation. En comparaison, selon une étude menée par le Centre for Climate and Energy Solutions, l’énergie nucléaire est environ 100 fois moins mortelle que l’énergie au charbon en termes de décès par unité d’énergie produite. Cette étude a révélé qu’environ 90 décès sont attribuables à chaque térawatt-heure (TWh) d’énergie produite à partir du charbon, contre environ 0,1 décès par TWh
Ametra obtient le label Silver d’EcoVadis
EcoVadis est le plus grand fournisseur reconnu d’évaluations RSE au monde, avec plus de 100 000 entreprises évaluées depuis sa création en 2007. Son score global (0-100) permet d’évaluer précisément la qualité du système de gestion de la RSE au sein d’une entreprise. Ces niveaux de reconnaissance permettent de classer les entreprises d’un même secteur en plusieurs niveaux : Platine, Or, Argent et Bronze Platine – Top 1 % (score global compris entre 78 et 100) Or – Top 5 % (score global compris entre 70 et 77) Argent – Top 25 % (score global compris entre 59 et 69) Bronze – Top 50 % (score global compris entre 50 et 58) Le groupe Ametra est fier d’avoir obtenu le label Argent, avec un score de 63 sur 100. Bien entendu, la prochaine étape est pour nous d’aller décrocher l’or, dans une démarche d’amélioration continue de notre engagement RSE (qui vont au-delà du cadre EcoVadis). Un cap a été passé ces dernières années avec la multitude d’actions que nous avons mises en place, ce qui nous permet d’ailleurs de nous placer dans le top des positions au regard des sociétés du même secteur d’activité que nous. Les dimensions évaluées par EcoVadis Environnement Politique standard sur une majorité de questions environnementales Politique environnementale sur les déchets Politique environnementale sur la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre Adhésion au Pacte Mondial des Nations unies Formation des employés aux économies d’énergie/actions climatiques Formations/programmes pour sensibiliser les employés ou ingénieurs à l’impact environnemental d’un projet Mesures mises en œuvre pour recycler les cartouches d’encre Mesures mises en place pour recycler les déchets de papier/ carton Évaluation régulière des fournisseurs (p.ex. questionnaires) sur leurs pratiques environnementales et sociales Intégration de clauses environnementales dans les contrats fournisseurs Social & Droits de l’Homme Politique sociale et des droits humains sur la diversité, l’équité et l’inclusion Politique de droits de l’homme et du travail sur la santé et la sécurité des employés Enquête de satisfaction des salariés Actions visant à promouvoir l’égalité des salaires au travail Formation des employés sur les risques liés au travail sur les sites de clients ou de projets Processus de recrutement transparent communiqué de manière claire et formelle aux candidats Mesures favorisant la mobilité interne Évaluation régulière de la performance individuelle Intégration de clauses sociales dans les contrats fournisseurs Ethique Politique sur la corruption Évaluations des risques en matière de sécurité de l’information effectuées Formation de sensibilisation pour prévenir les atteintes à la sécurité de l’information Achats responsables Évaluation régulière des fournisseurs (p.ex. questionnaires) sur leurs pratiques environnementales et sociales Intégration de clauses sociales et environnementales dans les contrats fournisseurs L’évaluation EcoVadis, à la différence d’autres approches et organismes, ne repose pas que sur du déclaratif : il faut fournir un dossier complet avec des documents prouvant tout ce que l’on avance. Tous les deux ans, il est possible de faire le point sur ces scores pour voir quels axes ont été améliorés. C’est ce que nous planifions de faire ! Quelques exemples d’améliorations réalisées par Ametra Nous avons beaucoup travaillé sur notre politique environnementale : consommation d’énergie raisonnée, moyens de transports à faible émission favorisés pour diminuer notre empreinte, dématérialisation importante de nos moyens de facturation et d’échanges… la prochaine étape pour nous est d’identifier quels KPIs peuvent être mis en place pour récolter des données pertinentes et les utiliser pour continuer à optimiser notre empreinte globale. Du côté de la dimension sociale, Ametra est très attaché à l’inclusion et l’équité : égalité homme-femme, communications pour une meilleure sensibilisation au handicap… Vous souhaitez en savoir plus sur notre démarche RSE et nos engagements ? Consultez notre page dédiée sur le site officiel du groupe. Vous pouvez aussi nous retrouver sur LinkedIn pour ne rien manquer de nos actualités.
Drones sous-marins : l’innovation française rayonne entre acteurs historiques et nouveaux champions
Le salon Euronaval 2022 a été l’occasion de découvrir les plus belles innovations du secteur. Parmi elles : des drones sous-marins aux capacités toujours plus impressionnantes. C’est justement à cette occasion qu’ECA Group et iXblue ont officialisé leur rapprochement sous la forme d’une nouvelle entité : Exail. Ce regroupement en fait l’un des acteurs mondiaux majeurs dans les domaines du maritime, de la navigation et de la robotique, mais aussi dans les secteurs de l’aéronautique, de la photonique et du spatial. Drones sous-marins, systèmes de détection avancée dont les systèmes anti-mines… Exail est sans conteste l’émergence d’une nouvelle star au sein d’un secteur déjà marqué par les avancées d’acteurs historiques performants et reconnus internationalement. Parmi ces derniers, on peut notamment citer Thales Underwater Systems, avec notamment ses modules MLCM permettant de lutter contre les mines, mais aussi Naval Group et son démonstrateur de drone sous-marin océanique DSMO. Les différentes initiatives en la matière montrent bien à quel point ce que l’on qualifie déjà de dronisation navale est clé dans les années à venir : « Moins coûteux à l’achat et à l’utilisation que des unités habitées, les drones navals connaissent aujourd’hui une dynamique de fort développement. Dans leurs composantes aéronavale, mais aussi de surface et sous-marine, ils font office de multiplicateur de force« . (c) Ifri Retrouvez dès maintenant tous nos articles dédiés au secteur naval et aux drones et n’oubliez pas de nous rejoindre sur LinkedIn ! Image principale : © Ametra – stand Exail au salon Euronaval 2022
La géothermie : l’énergie verte qui résoudra tout ?
Trouver une énergie bas-carbone compétitive dans le temps est un défi majeur, en particulier pour le chauffage ou le refroidissement des infrastructures, bâtiments et habitations. La géothermie semble en mesure de pouvoir répondre à ces attentes. Elle est quasiment disponible partout, avec des variations liées au contexte géologique dans les situations de grande profondeur. Si l’on considère que “le chauffage et la climatisation des bâtiments représentent 25% des émissions de CO2 dans le monde et que 70% de l’énergie qui leur est nécessaire se trouve sous nos pieds”, les enjeux de son déploiement sont considérables. La géothermie ? Des géothermies en réalité Lorsque l’on parle de géothermie, on désigne en fait différents types de géothermies : la géothermie profonde (réseaux de chaleur, réservoirs fracturés ou encore zone volcanique) ; la géothermie de grande profondeur ; la géothermie de surface, qui exploite l’énergie jusqu’à 200 mètres de profondeur. Cette dernière capte l’énergie du sous-sol et la restitue au niveau de température désiré via une pompe à chaleur géothermique. Quelle que soit sa profondeur, la géo énergie cumule plusieurs avantages : elle ne dépend pas des conditions météorologiques tels que l’ensoleillement ou le vent et est donc capable de fournir une production en permanence, tout en prenant moins d’espace que d’autres installations renouvelables (ce qui en fait une bonne alternative pour les solutions d’approvisionnement en énergie des milieux urbains denses). Enfin, et c’est un point important : les coûts d’exploitation de la géothermie de surface en font une énergie très compétitive dans le temps. On estime qu’en moyenne, l’investissement est amorti en 10 ans, avec par la suite des coûts d’exploitation réduits. Des applications déjà très concrètes : l’exemple de Schlumberger Clamart La société Celsius Energy, start-up du groupe parapétrolier Schlumberger, a développé un procédé moins invasif que les approches précédentes pour récupérer la chaleur du sous-sol. Un premier démonstrateur a été installé il y a 2 ans à Clamart, sur le site européen de R&D du groupe : il permet alternativement de chauffer ou de climatiser un bâtiment de 3000 m² sur la base d’une surface au sol particulièrement réduite si on la compare aux procédés de géothermie classiques. Comment s’y prend Celsius Energy ? En s’inspirant de son expertise dans le forage pétrolier : sur le site de Schlumberger, les forages sont réalisés en biais, avec un échangeur thermique fermé en forme d’étoile équipé de sondes en double U. Ce choix de structure réduit l’empreinte au sol et exploite l’énergie disponible à -170 mètres sous le sol. Dans cet article de La Croix, l’une des fondatrices de Celsius Energy précise : « Pour un coût de 100 € par m², nous pouvons diviser par dix les émissions de CO2 d’un bâtiment alimenté par le gaz alors qu’une rénovation globale, en isolant les murs et en changeant les fenêtres revient à 400 € par m² pour une réduction des émissions de seulement 40 %”. Et de préciser : “chaque bâtiment est construit sur une batterie de calories qui permettent d’effectuer une charge et une décharge pour chauffer bas carbone en hiver et rafraîchir durablement en été sans externalité négative” Quid de la géothermie à plus grande profondeur ? Plus on gagne en profondeur, plus la température augmente (en moyenne de 30°C tous les kilomètres, même si ce gradient géothermique varie selon les emplacements sur la Terre). De 4 à 6 kilomètres sous le niveau du sol, la température de la roche atteint les 200°C. On passe alors à ce que l’on appelle de la géothermie de grande profondeur, avec des forages très profonds. Une fracturation à base d’eau sous haute pression est alors effectuée. A l’heure actuelle, les fracturations en grande profondeur restent prometteuses mais susceptibles de provoquer des séismes : plusieurs projets ont ainsi été abandonnés en France ou encore en Suisse. Au final donc, la géothermie est sans conteste une énergie verte d’avenir dont les premières applications sont déjà prometteuses aujourd’hui – et ce malgré les défis que représentent les forages très profonds. La multiplication des projets de ce type, qu’il s’agisse du site de Schlumberger à Clamart ou des nouveaux développements en région (comme l’Ile-de-France), montre à quel point ces techniques représentent un enjeu majeur pour atteindre un mix énergétique plus propre et moins dépendant des énergies fossiles. Retrouvez plus d’actualités sectorielles ou nous suivant sur LinkedIn ! N’oubliez pas non plus de visiter notre site officiel pour découvrir les expertises et opportunités de carrière du groupe Ametra. image principale © Damien Do Couto, d’après un schéma du BRGM

