Le réarmement européen, la relance du nucléaire et la montée en cadence de filières entières — de l’aéronautique à la défense terrestre — ont déplacé le centre de gravité du débat industriel. Hier, la question était : sait-on concevoir et fabriquer ?Aujourd’hui, elle est devenue : sait-on produire vite, à l’échelle, avec les bonnes compétences et au bon prix ? Le ramp-up que connaissent les grands donneurs d’ordres n’est pas qu’un défi de chaînes de production. C’est d’abord un défi humain. Le goulot d’étranglement n’est plus la machine, c’est la compétence Dans les métiers de précision où évolue Ametra — ingénierie mécanique, électrique, électronique, intégration systèmes — la rareté ne porte plus seulement sur les profils, mais sur le temps nécessaire pour les rendre opérationnels. Un projeteur, un ingénieur calcul ou un architecte systèmes ne se « branche » pas sur un projet de défense ou de nucléaire du jour au lendemain. Il faut transmettre un environnement normatif, un référentiel qualité, une culture du résultat. C’est pourquoi la formation cesse d’être une ligne de coût pour devenir un levier stratégique de souveraineté. Former vite et bien, c’est sécuriser un ramp-up ; former mal, c’est importer du risque dans des programmes où l’erreur ne se rattrape pas. Pourquoi la formation ponctuelle ne suffit plus L’industrie a longtemps fonctionné au « one shot » : une session de deux jours, une compétence cochée, et l’on passe à autre chose. Ce réflexe ne tient plus face à des architectures de plus en plus logicielles, connectées et exigeantes. La compétence se construit dans la durée, par parcours, avec des jalons et une logique d’amélioration continue, comme l’explique l’article AMETRA sur l’intérêt d’un parcours de formation plutôt qu’une formation ponctuelle. Mais un parcours structuré pose immédiatement une autre exigence : la traçabilité. Qui a été formé, à quoi, avec quel formateur qualifié, avec quel résultat ? Dans un environnement audité — défense, nucléaire, aéronautique ou ferroviaire — cette preuve n’est pas un confort administratif. C’est une condition d’accès aux marchés. Qualiopi : la qualité de la formation devient une norme opposable C’est tout l’enjeu de la démarche Qualiopi, devenue en France la référence qualité, encadrée par le guide de lecture du référentiel national qualité, et qui conditionne le financement public des actions de formation. Derrière ses 32 indicateurs se cache une idée simple et exigeante : une formation de qualité doit être pilotée comme un processus, avec des objectifs définis, des appréciations recueillies, des actions correctives suivies et des preuves disponibles à tout instant. Pour les organismes de formation — qu’il s’agisse d’académies internes, comme celle du groupe Ametra, ou de prestataires spécialisés — la difficulté n’est pas de comprendre le référentiel, mais de le tenir au quotidien sans que la conformité ne vive « à part » de l’activité. Trop souvent, les preuves dorment dans des dossiers informatiques et des tableurs, et l’audit se transforme en reconstruction de plusieurs semaines. C’est là qu’une nouvelle génération d’outils change la donne. Des plateformes comme Certeef, le logiciel de gestion et de conformité Qualiopi pensé pour les organismes de formation, relient le commercial, le pédagogique, l’administratif et la qualité sur un seul flux : chaque session alimente automatiquement la preuve d’audit, sans ressaisie. La conformité cesse d’être un sprint de fin de cycle pour devenir un état permanent, une logique que les industriels habitués aux systèmes de management de l’innovation, tels que décrits par la norme ISO 56002, reconnaîtront immédiatement. Une continuité avec la culture industrielle de la preuve Au fond, ce qui se joue dans la formation rejoint ce qui se joue dans l’ingénierie de haute précision : la valeur ne réside pas seulement dans le geste ou la connaissance d’un ingénieur, mais dans la capacité à documenter, tracer et capitaliser. La même rigueur qui structure un dossier de qualification produit doit structurer un parcours de montée en compétences. À l’heure où la souveraineté industrielle se mesure aussi à la vitesse à laquelle une filière sait reconstituer son capital humain, la qualité certifiée de la formation n’est pas un sujet périphérique. C’est l’un de ses maillons les plus discrets — et les plus décisifs. Pour en savoir plus sur l’expertise du groupe Ametra et nos références, rendez-vous sur notre site officiel. Nous sommes aussi sur LinkedIn !
La défense antiaérienne européenne à l’épreuve des menaces multi-domaines
Drones à bas coût, missiles de croisière, vecteurs balistiques, menaces hypersoniques, brouillage et cyberattaques : la défense antiaérienne ne se résume plus à un duel entre radar et missile. Elle se joue au sol, dans les airs, depuis la mer, mais aussi dans les réseaux de commandement, les moyens d’essais et la capacité industrielle à produire, qualifier et soutenir des systèmes complexes. Un continuum sol-air-mer à intégrer L’OTAN décrit désormais la défense aérienne et antimissile intégrée comme une capacité couvrant l’ensemble du spectre des menaces aériennes, des drones aux missiles balistiques et hypersoniques. Cette évolution impose une architecture distribuée : radars fixes et mobiles, capteurs optroniques, frégates de défense aérienne, avions de combat, systèmes sol-air courte, moyenne et longue portée, moyens de guerre électronique et centres C2 interopérables. (OTAN) Le défi n’est donc pas seulement de disposer de capteurs ou d’effecteurs performants. Il consiste à fusionner des données hétérogènes, prioriser les menaces, éviter les tirs redondants, préserver les communications et maintenir une décision maîtrisée dans un temps très court. À l’échelle européenne, les initiatives de type European Air Shield et European Drone Defence Initiative, inscrites dans la feuille de route européenne de défense à horizon 2030, traduisent cette recherche d’une réponse coordonnée. La dimension navale y prend une place structurante : un bâtiment de surface peut prolonger la bulle de détection, protéger une zone littorale et partager ses pistes avec des moyens terrestres et aériens. (Defence Industry and Space) La saturation change l’équation industrielle Les conflits récents ont confirmé un point majeur : une défense crédible doit absorber la saturation. Un drone peu coûteux peut forcer l’emploi d’un intercepteur beaucoup plus cher ; une salve peut chercher à épuiser les stocks ; une attaque combinée peut mêler leurres, brouillage et trajectoires multiples. Pour les industriels, l’enjeu devient double : augmenter la performance, mais aussi réduire le coût unitaire, simplifier la maintenance et accélérer la production. Cela renvoie directement aux sujets de ramp-up, de supply chain et d’obsolescences. Les sous-ensembles électroniques, calculateurs, cartes FPGA, alimentations, antennes, actionneurs, liaisons de données et bancs de test doivent être sécurisés sur la durée. Les chaînes de qualification doivent également suivre : essais environnementaux, CEM, validation logicielle, cybersécurité embarquée, qualification de composants et documentation technique exploitable en MCO. Cette robustesse industrielle conditionne la disponibilité réelle : un système performant mais difficile à maintenir, à tester ou à approvisionner fragilise l’ensemble de la posture. Des solutions innovantes, mais qualifiées L’innovation attendue ne se limite pas aux intercepteurs. Elle porte sur les radars multifonctions, la fusion de données, l’IA d’aide à la décision, les architectures ouvertes, les effecteurs à énergie dirigée, les solutions anti-drones, les jumeaux numériques et les moyens de simulation. L’objectif est clair : détecter plus tôt, décider plus vite, engager au bon coût et reconfigurer les systèmes face à des menaces évolutives. C’est précisément sur ces briques d’ingénierie qu’Ametra et ses partenaires peuvent contribuer : conception mécanique et électronique, industrialisation d’équipements, développement logiciel, cybersécurité, bancs d’essais, validation système, documentation, gestion de configuration et soutien au cycle de vie. Les travaux récents du blog Ametra sur les programmes de défense du futur rappellent d’ailleurs que l’autonomie utile dépend moins d’un objet isolé que de la cohérence entre capteurs, charges utiles, liaisons, commandement et soutien. (Ametra Group) Conclusion : construire l’endurance technologique Pour l’Europe, la défense antiaérienne est devenue un enjeu de souveraineté industrielle autant que de sécurité. La réponse ne viendra pas d’un système unique, mais d’un ensemble cohérent, interopérable et soutenable, capable d’opérer depuis le sol, les airs et la mer. Dans ce contexte, la valeur de l’ingénierie réside dans l’exécution : transformer l’innovation en capacités qualifiées, produites à cadence maîtrisée et maintenues dans la durée. Pour en savoir plus sur l’expertise du groupe Ametra et nos références, rendez-vous sur notre site officiel. Nous sommes aussi sur LinkedIn!
Ramp-up industriel et intelligence artificielle : ce que le Bourget 2025 a révélé
Lors du Salon du Bourget 2025, Ametra a accueilli sur son stand une émission spéciale Smart Industries consacrée à un enjeu crucial pour l’ensemble de la filière aéronautique et spatiale : la montée en cadence industrielle. Avec des carnets de commandes records (Airbus affiche un carnet global d’environ 10 000 avions), la question n’est plus seulement de produire, mais de produire mieux, plus vite et de manière durable. Comment relever ce défi dans un contexte de tensions sur les matières premières, de remboursement des PGE contractés pendant la crise sanitaire et de pénurie de compétences ? Pour en débattre, trois intervenants ont croisé leurs regards : Une filière sous tension mais mobilisée Dès l’ouverture du débat, Clémentine Gallet a rappelé l’ampleur de la tâche : « Airbus a pratiquement 10 000 avions en commande. (…) Nous sommes tous dans la marche forcée pour livrer plus vite et faire cette montée en cadence assez rapidement» Cette exigence s’inscrit dans une reprise rapide après la crise, marquée par la perte de compétences et la contraction des capacités industrielles. La filière doit désormais composer avec un triple défi : reconstituer les savoir-faire, absorber la demande et sécuriser les financements. Vincent Charlet a souligné cette conjonction de contraintes : « L’aéronautique a ce trait particulier que c’est un secteur éminemment dual. (…) Les besoins croissants du côté de la défense se sont exprimés fortement ces trois dernières années» Conjuguer ramp-up et excellence : l’exemple du groupe AMETRA Anne-Charlotte Fredenucci a partagé l’expérience d’Ametra, emblématique des défis vécus par de nombreux industriels de rang 1 et 2 : “En sortie de Covid, on nous demande d’être encore meilleurs, encore plus à l’heure, encore plus en qualité. (…) Nous avons mené un programme de transformation que nous avons appelé NEO – Nouvelle Efficacité Opérationnelle. Cela se traduit par du management visuel dans nos usines, par plus de ponctualité et plus de qualité chez nos clients” Ametra a également investi dans la cybersécurité, avec une certification bronze, et renforcé la sécurité de ses sites et de ses réseaux informatiques. Autant de prérequis pour rester un acteur fiable dans un environnement où les exigences montent à chaque niveau. L’intelligence artificielle comme levier Au Bourget 2025, un autre mot-clé a émergé : IA. L’intelligence artificielle n’est plus une perspective lointaine, mais un outil qui transforme déjà les métiers de l’ingénierie. “Nous avons fait un partenariat avec l’école d’ingénieurs ECE et son Lab IA, car nous devons former nos ingénieurs aux impacts de l’IA sur nos métiers de bureau d’études” (Anne-Charlotte Fredenucci) L’objectif de ce partenariat est d’aider les ingénieurs à comprendre concrètement comment l’IA transforme les attentes des clients et les méthodes d’ingénierie, depuis la conception jusqu’à la validation des systèmes. En parallèle, Ametra a créé son laboratoire interne de recherche, Ametra Research, qui réunit des docteurs travaillant sur des sujets d’avenir tels que les métamatériaux. Ces travaux ouvrent la voie à de nouvelles applications dans la conception et la performance des systèmes embarqués. Les usages de l’IA s’étendent également à des applications concrètes au sein des équipes d’Ametra : extraction automatisée de données techniques, contrôle dimensionnel assisté par vision, ou encore aide à la conception électronique. Pour Ametra, l’IA est à la fois un vecteur de performance et un atout d’attractivité pour les nouvelles générations d’ingénieurs. Emploi et compétences : la clé du ramp-up L’autre grande partie du débat a porté sur l’emploi et l’attractivité des métiers. Didier Katzenmayer, président de l’UIMM Occitanie, a rappelé l’ampleur des besoins : “Nous avons besoin de talents sur tout le spectre : des cols bleus formés du CAP au Bachelor, jusqu’aux ingénieurs et docteurs. (…) L’Occitanie est la première région aéronautique de France, et les besoins en compétences y sont considérables” Chez Ametra, cela se traduit par des actions concrètes : “Il ne suffit pas d’avoir une femme Présidente », a souligné Anne-Charlotte Fredenucci. « J’invite les jeunes filles et jeunes femmes à venir découvrir nos métiers : l’aéronautique est une industrie qui fait rêver” Une filière organisée et résiliente Au-delà des enjeux propres à chaque entreprise, le débat a mis en avant un atout collectif : la capacité d’organisation de la filière aéronautique française. “La filière aéronautique est organisée de manière exemplaire », observe Vincent Charlet. “Malgré les différences d’intérêts entre clients et fournisseurs, un souci partagé dépasse chacun des acteurs : penser le devenir de la filière dans son ensemble” Clubs d’entreprises, syndicats professionnels, programmes de montée en performance tels qu’Aero Excellence : cette structuration renforce la compétitivité et la résilience du secteur, en mutualisant les efforts face aux crises successives. À travers le GIFAS, la filière française s’inscrit par ailleurs dans une dynamique européenne plus large, visant à renforcer la souveraineté industrielle et la compétitivité export de l’aéronautique. Conclusion : un défi collectif et technologique L’émission Smart Industries au Bourget 2025 l’a clairement montré : la montée en cadence n’est pas seulement une contrainte, c’est aussi une opportunité de transformation. Elle appelle à conjuguer : Pour Ametra, ce triple défi est une chance : celle de réaffirmer son rôle d’intégrateur et de partenaire industriel au cœur d’une filière qui innove et se transforme, et vers une industrie aéronautique compétitive, durable et humaine. Découvrez dès maintenant notre site officiel. Nous sommes aussi sur LinkedIn ! (c) image principale : Jetstar Airways (jetstar.com), CC BY-SA 2.0 via Wikimedia Commons
Les stagiaires qui poursuivent l’aventure chez Ametra
Chaque année, Ametra accueille des étudiants en fin de cursus pour un stage de six mois. Ces missions leur offrent l’opportunité de contribuer à des projets industriels concrets et d’en suivre le déroulement de bout en bout, tout en préparant la suite de leur parcours professionnel. Des stages ancrés dans le réel Chez Ametra, un stage n’est jamais une immersion superficielle. Les étudiants sont intégrés à des équipes projet, travaillent sur de vrais sujets techniques et voient leurs contributions progresser jusqu’à la soutenance finale. Cette approche leur permet de se confronter aux exigences du terrain et de développer rapidement leur autonomie. Comme le résume Victor Guermonprez, ancien stagiaire devenu ingénieur d’études au sein de la BU Intégration Systèmes : « ce qui m’a marqué, c’est la diversité des projets et l’esprit d’entraide. J’ai eu la chance de travailler sur des systèmes embarqués dans l’aéronautique et la défense, avec chaque semaine de nouveaux défis. L’équipe m’a donné la confiance nécessaire pour monter en compétences rapidement. » Une forte continuité entre stage et emploi La majorité des stagiaires de fin d’études choisissent de rester après leur stage, en CDI ou en alternance selon leur parcours. Cette fidélisation repose sur plusieurs leviers : la qualité des sujets proposés, le suivi rapproché par les tuteurs et l’esprit collectif qui caractérise nos équipes. En 2025, plusieurs jeunes talents rejoignent ainsi définitivement Ametra. Leur décision traduit l’attractivité de nos environnements techniques, mais aussi la solidité de notre culture d’entreprise, où le collectif et le suivi humain jouent un rôle clé. A l’heure actuelle, 100% de nos stagiaires en fin d’études ont accepté de poursuivre en CDI avec nous ! Vers une relation renforcée avec les écoles À la rentrée, Ametra souhaite aller plus loin en consolidant ses liens avec les écoles d’ingénieurs. Forums, tables rondes et interventions dans les campus viendront nourrir cette dynamique. L’objectif : multiplier les occasions de rencontre avec les étudiants et valoriser nos ambassadeurs (anciens stagiaires désormais en poste) qui témoignent concrètement de leur parcours et de leurs projets. Miser sur la passion et l’accompagnement Au-delà des chiffres de recrutement, ce qui ressort des témoignages des stagiaires, c’est la passion pour la technique et le plaisir de travailler dans un cadre où entraide et transmission sont naturelles. Pour Ametra, accueillir un stagiaire ne consiste pas seulement à former un futur collaborateur, mais à créer les conditions d’une relation durable, construite sur la confiance et le sens du projet. Vous souhaitez en savoir plus sur les opportunités au sein du groupe Ametra ? Consultez dès maintenant notre site officiel. Nous sommes aussi sur LinkedIn !
Le WNE 2025 comme si vous y étiez : une relance concrète, encore en construction
Du 4 au 6 novembre 2025, la 6ᵉ édition du World Nuclear Exhibition a rassemblé au parc des expositions Paris Nord Villepinte plus de 1 000 exposants venus de 80 pays et près de 25 000 visiteurs professionnels : un record historique pour le plus grand salon mondial du nucléaire civil. Un millésime tourné vers le concret : moins de concepts, plus de retours d’expérience et de solutions prêtes à être déployées. Une filière en phase de montée en cadence Cette édition a marqué un tournant : la recherche et le développement ont cédé la place à une focalisation sur l’industrialisation, la sécurisation des chaînes d’approvisionnement et la souveraineté énergétique. La filière est entrée dans une dynamique de production renforcée, même si la montée en régime complète reste encore en cours. Dans les allées, le ton a vite été donné : industrialiser, produire et fiabiliser.Les grands acteurs (EDF, Framatome, Orano, CEA ou encore Onet Technologies) ont affiché une unité rare autour du thème Nuclear Today and Tomorrow. Les conférences d’ouverture ont d’ailleurs rappelé les priorités : standardiser les procédés, sécuriser les supply chains et garantir la souveraineté énergétique. Pour Ametra Group, présent sur plusieurs programmes stratégiques, cette dynamique confirme le rôle clé de l’ingénierie intégrée dans la réussite industrielle du nucléaire français. Une innovation pragmatique et intégrée L’innovation, loin des démonstrations spectaculaires, s’est exprimée à travers des applications concrètes et immédiatement transposables. Framatome a présenté des démonstrations d’intelligence artificielle appliquées à la maintenance et au contrôle qualité. CETIM, Onet Technologies et Veolia Nuclear Solutions ont, pour leur part, mis en avant la robotique, la fabrication additive et la digitalisation de la maintenance, autant d’outils désormais centraux dans la montée en fiabilité des installations. Cette approche pragmatique fait écho aux pratiques d’Ametra Engineering et d’Ametra Simulation, où la performance et la fiabilité guident chaque projet. Souveraineté industrielle et relocalisation La consolidation de la supply chain a été au cœur des échanges. Orano a annoncé plusieurs partenariats d’ingénierie dans le cadre de son programme Aval du Futur (Ametra est l’un de ces partenaires), dédié à la modernisation du cycle du combustible, ainsi qu’un accord avec Sintermat pour développer de nouveaux matériaux avancés pour les emballages nucléaires. Ces initiatives traduisent une volonté partagée : rapprocher la production des besoins et relocaliser les savoir-faire stratégiques. Ametra Group s’inscrit pleinement dans cette dynamique à travers la conception et l’intégration de moyens de manutention, d’essais et d’assemblage au cœur de programmes tels qu’Aval du Futur. Beyond Electricity : une diversification en devenir Grande nouveauté de cette édition, l’espace Beyond Electricity Expo (BEE) a mis en avant plus de vingt projets explorant les usages non électriques du nucléaire : hydrogène bas carbone, chaleur industrielle, désalinisation, radio-médecine ou encore propulsion spatiale. Cette diversification confirme le rôle transversal du nucléaire comme levier de transition énergétique, même si ces applications demeurent pour l’heure à des stades pilotes ou expérimentaux. SMR et grands projets techniques Les petits réacteurs modulaires (SMR), les EPR2 et les programmes de grand carénage ont occupé une place centrale dans les discussions techniques. La digitalisation des installations, via les jumeaux numériques et la maintenance prédictive, s’impose progressivement comme une norme, signe d’une filière plus mature et d’une montée en cadence désormais tangible. Compétences, formation et attractivité La filière anticipe un besoin colossal de talents : d’ici 2035, près de 100 000 recrutements sont attendus selon le GIFEN. Le pôle Job & Training a connu une forte affluence : écoles, organismes de formation et industriels s’y sont mobilisés pour redonner visibilité et attractivité aux métiers du nucléaire. Une priorité qui rejoint l’engagement d’Ametra Group, attaché à la transmission des savoir-faire et à la montée en compétences nécessaires pour accompagner la relance industrielle. Une filière ouverte et structurée dans un cadre international Le WNE 2025 a confirmé que la relance nucléaire dépasse largement le cadre français. Les échanges avec la Corée du Sud, les Émirats arabes unis et la République tchèque ont illustré la montée en puissance des coopérations industrielles et technologiques. L’AIEA /IAEA et plusieurs consortiums européens ont réaffirmé leur rôle dans la standardisation et la sécurité internationales, conditions essentielles au succès des ambitions export. En parallèle, la gouvernance, la simplification réglementaire et les financements durables (taxonomie européenne et obligations vertes) évoluent pour soutenir cette nouvelle cadence industrielle. En conclusion : un baromètre plus qu’une vitrine Le WNE 2025 s’impose comme un baromètre fidèle d’une filière en structuration rapide, davantage qu’une vitrine de réussites achevées. Le nucléaire français et européen a retrouvé cohérence, visibilité et confiance, mais les défis demeurent : montée en puissance industrielle, gestion des compétences, sécurité des chaînes d’approvisionnement et diversification des usages. Dans ce contexte, Ametra Group poursuit son engagement pour faire du nucléaire une filière sûre, durable et maîtrisée, forte de plusieurs décennies d’expertise au service de l’industrie. Pour en savoir plus sur les activités, les expertises et les actualités d’Ametra Group, rendez-vous sur ametragroup.com. Vous pouvez également nous suivre sur LinkedIn pour découvrir les projets, les retours d’expérience et les actualités de la filière. (c) image principale : Orano

