Daher a sorti de chaîne son 1 000e TBM à la fin de l’année 2020, il y a un an à peine. Dans un contexte particulièrement éprouvant pour le secteur aéronautique dans son ensemble, et pour l’aviation d’affaires en particulier, la symbolique était particulièrement forte. Comment expliquer cette résilience du TBM (mais aussi du Kodiak) ? Innovation et solidarité en temps de crise L’innovation permanente est sans doute l’un des secrets du succès commercial de l’aéronef. Non seulement le TBM 940 croise encore plus vite et plus haut, à plus de 600 km/h, mais il dispose aussi, dernière innovation, d’un système d’atterrissage automatique d’urgence (HomeSafe™). Bref, de quoi toujours séduire son public. « Dans la perspective des 1 000 prochains TBM, nous maintenons notre ferme engagement de continuer à fournir des avions qui offrent la combinaison optimale de vitesse et d’efficacité et les plus hauts niveaux de sécurité et de protection« , a assuré pour sa part Nicolas Chabbert, vice-président de la division aéronautique de Daher et l’un des premiers artisans, aussi, du succès commercial de cet avion. Si les avions d’affaires ont majoritairement été cloués au sol, plusieurs industriels et opérateurs, dont fait partie Daher, ont fait le choix de s’engager dans des initiatives innovantes pour participer à la lutte contre la pandémie. C’est ainsi que deux TBM Daher ont été mis à disposition de l’association humanitaire Aviation Sans Frontières afin de transporter en urgence et gratuitement des équipements médicaux et personnels soignants à travers la France, mais aussi l’Europe. Dès le 7 avril 2020, les premières missions étaient effectuées. Comme le souligne Entreprendre.fr, l’avion a très tôt été “un allié nécessaire pour sortir de la crise sanitaire”. Depuis plus d’un an, l’avion apporte une aide indispensable aux populations qui luttent contre la #COVID19 à travers le monde. Bientôt, chacun pourra à nouveau retrouver le goût du voyage, tous à bord ! #Mercilavion pic.twitter.com/gXuYpHxr1w — GIFAS (@GifasOfficiel) May 28, 2021 Réciproquement, les pouvoirs publics ont su soutenir le secteur. Dans le cas de Daher, la Direction générale de l’armement (DGA) a commandé quatre TBM 940, à l’intérieur du plan de soutien en faveur de l’aéronautique. Une activité commerciale résiliente portée par des choix stratégiques Ce sont les mots employés par la société elle-même. Au-delà des arguments exposés précédemment, la crise révèle aussi la capacité de certains acteurs, dont Daher, à s’adapter et surtout à continuer de faire le pari de l’innovation. Au mois de septembre 2021, la création de 3 centres d’innovation technologique a été annoncée. Ces derniers seront opérationnels courant 2022 et seront dédiés à chacun des métiers du groupe : la logistique, l’avion et les équipements aéronautiques. Au final, cet équilibre entre capacité à réinventer les usages dans un contexte particulièrement difficile et à accélérer l’innovation pour accélérer le rebond semble être l’un des facteurs clés de succès pour le TMB. Pour en savoir plus sur le groupe Ametra, visitez dès maintenant notre site officiel et n’oubliez pas de nous rejoindre sur LinkedIn ! (c) Daher – image principale
Ametra se dote d’un outil digital pour progresser en RSE (Zei)
Devenir une entreprise responsable est loin de se résumer à une simple déclaration. Engagé depuis des années sur les questions environnementales, de qualité de vie au travail ou encore d’égalité professionnelle hommes-femmes, le groupe Ametra travaille sans relâche à approfondir sa politique RSE. Mais parce que la RSE est un processus d’amélioration permanente, et non pas une image figée à instant T, Ametra a choisi de s’engager en toute transparence en adoptant la solution Zei. Cette plateforme technologique permet à “toutes les organisations de cibler leurs enjeux, mesurer leurs impacts, progresser dans leur démarche et communiquer auprès de leurs parties prenantes. Ainsi, les clients, employés, fournisseurs, investisseurs peuvent mieux comprendre les engagements de leur entreprise et les comparer au niveau sectoriel.” Plutôt que se tourner vers des outils qui se rapprochent plus d’audits ponctuels que de véritables leviers de progression suivis dans le temps, Ametra utilise Zei pour travailler en profondeur et de manière régulière sur 3 sujets que sont l’environnement, la gouvernance et la dimension sociale. Après un bilan initial et l’établissement de critères de progression, il devient possible de suivre dans la durée l’évolution de la performance du groupe et d’utiliser les bons outils pour évoluer et mesurer l’impact réel des efforts accomplis. Zei est un outil pragmatique qui permet de valoriser la démarche progression, et non pas de distribuer des bons points sans chercher à améliorer les choses. Bien entendu, le point de départ indique le chemin à suivre et, comme pour l’écrasante majorité des entreprises qui se lancent dans l’aventure, il est important d’avancer avec humilité et transparence, sans jugement sur les notes obtenues au début du processus. Noël Bauza, fondateur de Zei, va plus loin : “Zei ne valorise pas seulement la progression. Notre technologie va identifier tous les enjeux et indicateurs importants. Notre algorithme priorise, pondère et recoupe ces enjeux en fonction du secteur de l’entreprise, de sa taille et de ses caractéristiques. Cela va donc plus loin que des critères RSE, puisque nous prenons en compte les critères d’impact et de transformation des modèles. Dans le cas du groupe Ametra par exemple, on peut suivre l’efficience d’un nouveau matériau, les évolutions de la prise en compte des données environnementales dans la conception…Nous sommes les seuls aujourd’hui à avoir une approche matricielle. Cette démarche permet aussi de mieux communiquer, d’attirer de nouveaux talents, de gagner en compétitivité et en parts de marché, sans jamais tomber dans le green washing”. L’adoption de Zei se traduit déjà par des actions très concrètes. Par exemple, Ametra s’est rendu compte lors de son audit que les politiques RSE et l’impact de ses fournisseurs n’étaient pas pilotés. Nous avons donc déployé un suivi fournisseurs grâce à l’outil, ce qui est pris en compte dans nos choix d’achats. Ce type d’initiative permet de développer un cercle vertueux au sein de la filière, de manière volontaire et suivie ! Découvrez les engagements du groupe Ametra sur notre site Web et rejoignez-nous dès maintenant sur LinkedIn pour ne rien manquer de nos prochaines actualités.
Vers une plus grande efficacité énergétique de l’industrie : quelles solutions pour quels résultats ?
L’industrie apparaît souvent comme un obstacle à la lutte contre le changement climatique. D’un point de vue purement européen, on estime qu’elle est à l’origine de 20% des émissions de gaz à effet de serre du continent, et que l’extraction et la transformation des ressources sont responsables de plus de 90% de la perte de biodiversité et du stress hydrique (chiffres : Commission Européenne). Malgré tout, le virage énergétique est en marche et désormais indissociable de l’industrie du futur, que l’on qualifie déjà de nouvelle révolution industrielle. Il est intéressant de noter que la France est le 4e pays le plus vert au monde au classement mondial Green Future Index, et que les efforts conjoints tant au niveau national qu’européen visent à atteindre des objectifs ambitieux. Et comme nous allons le voir, l’industrie est en mesure d’être une solution à part entière au changement climatique, tout en prenant un temps d’avance en matière de production et d’innovation. Les enjeux de l’industrie durable : une stratégie qui dépasse le seul produit fini Le concept d’industrie durable s’installe de plus en plus, au point d’ailleurs d’avoir ses propres récompenses via les Trophées de l’Industrie Durable, lancés en 2020 par l’Usine Nouvelle (la prochaine édition aura d’ailleurs lieu à la fin du mois de juin). Parmi les lauréats récompensés, on peut citer Gravanches, 1ère usine Michelin zéro émission, Nutergia pour son modèle d’éco-construction, ou encore XPO qui obtient le Prix Création de valeur partagée & Ecosystème en redonnant vie au polystyrène. La notion d’industrie durable implique non seulement d’optimiser les produits et services mis sur le marché (cycle de vie, recyclage, éco-conception…), mais aussi tous les processus qui sont mis en œuvre pour leur donner naissance. Cela suppose un travail de fond d’innovation et d’adoption de nouvelles technologies, pour une croissance plus respectueuse de l’environnement mais aussi facteur de compétitivité et de temps d’avance sur le marché. Dans ce contexte, l’industrie 4.0 appelle nécessairement une usine du futur durable, elle-même levier positif de changement en faveur de la lutte contre le changement climatique, le tout doublé d’un travail de fond commun sur la stratégie bas carbone. © Ademe L’Alliance Industrie du futur le précise d’ailleurs : “Il n’y a plus aujourd’hui de production sans prise en compte des aspects environnementaux (…) Répondre de manière pragmatique aux ambitions européennes et nationales, c’est accompagner l’Industrie vers un futur éco-responsable, quelle que soit l’activité de l’entreprise dans la chaîne de valeur industrielle”. Les différents niveaux d’action pour les acteurs industriels Favoriser l’économie circulaire, c’est-à-dire une façon de produire et délivrer biens et services en limitant le gaspillage des ressources et l’impact environnemental et en augmentant l’efficacité à tous les stades de l’économie des produits : il s’agit d’agir sur l’ensemble du cycle de vie d’un produit, en amont (approvisionnement, conception, organisation) comme en aval (durée de vie, gestion des déchets, valorisation…) ; Utiliser des matériaux plus sobres en gaz à effet de serre (GES), en se tournant vers des matériaux moins émetteurs ; Repenser la conception et la construction des usines ; Stocker les ENR ; Assurer l’interconnexion des réseaux pour améliorer l’agilité de la réponse à la demande; Valoriser l’éco-conception : modularité, durabilité, réparabilité, recyclage. Augmenter les taux de recyclage, avec des objectifs ambitieux d’ici à 2030 ; Investir dans les filières vertes locales ; Investir dans la biochimie ; Capitaliser sur l’emploi : l’économie circulaire concerne 800 000 emplois en France, d’après une étude de France Stratégie. Se tourner pleinement vers les solutions technologiques innovantes et le digital. L’innovation est au cœur de la stratégie industrielle et son adoption permet non seulement de mieux lutter contre le changement climatique, mais aussi d’augmenter la productivité, les gains et l’optimisation du time-to-market à coûts maîtrisés. Quelles technologies pour une industrie du futur moteur de plus d’efficacité écologique ? Le recours aux outils numériques et nouvelles technologies de fabrication est au centre de la transformation de l’industrie. Robots, fabrication additive (impression 3D), infrastructures hébergées dans le cloud… si l’on se penche plus précisément sur la France, les entreprises nationales citent en priorité : l’automatisation des processus et de la supply chain par la robotique, la blockchain (suivi des matériaux ou des composants durables), le renforcement des systèmes d’information, l’analyse des données, la bio-ingénierie, l’intelligence artificielle (IA) et le machine learning. L’industrie engagée pour une meilleure gestion de l’impact environnemental : l’exemple de l’aéronautique Souvent pointé du doigt pour ses émissions, le secteur aérien est pourtant particulièrement actif dans sa transformation vers un modèle plus innovant et respectueux de l’environnement. L’un de ses premiers objectifs est de réduire son empreinte carbone en diminuant le rejet de CO2 dans l’atmosphère : avion plus électrique, fabrication additive pour réduire le poids des aéronefs, pile à combustible, modèle du vol en V développé par Airbus… les initiatives se multiplient avec des résultats déjà impressionnants. La seconde étape sera d’atteindre la neutralité carbone. Tous les acteurs de la filière sont engagés, des avionneurs aux motoristes en passant par les compagnies aériennes. Autre axe d’action important : l’optimisation des aéroports pour mettre en place des infrastructures plus “vertes” et réduire l’empreinte des installations. Le nouvel aéroport de Beijing a ainsi recours à de nouveaux types de matériaux, à la géothermie et au photovoltaïque. Enfin, le recours à l’IA et au Big Data pour faire évoluer la manière de concevoir, de produire et d’anticiper la maintenance est aussi un élément central de réflexion. Accompagner le secteur dans sa transformation nécessite des choix politiques forts Pour atteindre ces objectifs ambitieux, les pouvoirs publics doivent initier, accompagner et soutenir au maximum l’innovation. C’est notamment le cas pour mitiger le coût de la décarbonisation des procédés, structurer les filières et la formation, ou encore aider au financement de la R&D dédiée au développement de systèmes innovants. Et cela passe aussi par la mise en place d’un cadre légal et réglementaire plus agile sur de nombreux aspects ! Ce soutien est d’autant plus important que les institutions ont fixé des feuilles de route au niveau européen, mais aussi national.
Les nouveaux robots : la course à l’innovation en robotique s’accélère
La robotique, terrain de bataille montant pour la souveraineté technologique ? C’est en tout cas ce que laissent penser les investissements importants prévus par l’Europe dans le cadre d’Horizon Europe, ce que souligne la Fédération Internationale de Robotique (IFR) dans un rapport publié le 27 mai dernier. Il faut dire que la concurrence mondiale pousse à s’engager plus loin dans cette voie. La Chine, avec son plan Made in China 2025, le Japon, via “The New Robot Strategy” ou encore l’”Intelligent Robot Development and Supply Promotion Act” coréen montrent à quel point le domaine est porteur d’enjeux majeurs pour les Etats et, à travers eux, l’ensemble des acteurs des filières concernées. De son côté, l’Europe a lancé son programme-cadre Horizon Europe, dédié à la recherche et à l’innovation sur la période 2021-2027. La partie dédiée à la robotique s’inscrit dans le cadre du Cluster 4 intitulé “Numérique, industrie et espace”. Les projets se concentreront sur la transition numérique des secteurs de la fabrication et de la construction, avec un accent placé sur l’importance des PME, mais aussi la recherche et le développement en matière de technologies clés. Le budget total dédié à la robotique s’élève à près de 200 millions d’euros. Dans ce contexte, quels sont les robots marquants du moment ? Ce ne sont bien sûr que quelques exemples : le secteur ne cesse d’innover ! La société Naïo Technologies développe des robots autonomes pour l’agriculture. Ces derniers, 100% électriques, permettent d’alléger la charge de travail des agriculteurs dans leurs tâches quotidiennes. Vignes, désherbage, robot enjambeur… avec à la clé : une meilleure rentabilité des exploitations et moins de recours aux intrants chimiques. Naïo travaille aussi sur le développement d’une solution basée sur l’intelligence artificielle pour son robot Dino (maraîchage de plein champ. De son côté, le robot bipède Cassie, développé par Agility Robotics, est capable d’apprendre à marcher tout seul. Un tour de force permis par le recours à l’apprentissage par renforcement et deux environnements virtuels. Le constructeur suédois Brokk a récemment lancé son Brokk 900, le “robot de démolition le plus grand et le plus puissant au monde”. Avec une puissance augmentée de 25% par rapport au modèle précédent, le Brokk 900 va permettre de réaliser des travaux souterrains de roche au degré de complexité élevé. Enfin, en matière de Défense, d’équipements industriels ou encore d’industrie maritime, ECA Group propose des solutions robotisées complètes, basées par exemple sur des drones interopérables aériens, terrestres et maritimes, ou encore sur des robots destinés au marché EOD/IED. La société est également engagée dans un contrat d’export important pour la modernisation de robots de lutte contre les mines. Elle équipe d’ailleurs les marines mondiales en systèmes robotisés de déminage sous-marin depuis près de 50 ans. Et la suite ? Parmi les annonces importantes du moment, la start-up Path Robotics lève 56 millions de dollars pour son robot industriel de soudage. Ce dernier utilise le procédé MIG-MAG et permettra de pallier le manque de main-d’œuvre sur les postes de soudeurs. Autre levée notable, celle de Realtime Robotics. L’entreprise travaille sur une solution permettant aux robots industriels d’adapter leurs mouvements en temps réel et d’éviter les collisions. Ces différentes avancées posent aussi la question, au-delà des prouesses technologiques et des applications concrètes dans différents secteurs, des interactions hommes-machines et des enjeux liés à la cobotique. Nous ne manquerons pas de partager avec vous les grandes évolutions en la matière. D’ici là, suivez-nous sur LinkedIn pour ne rien manquer des actualités et visitez notre site officiel pour en savoir plus sur le groupe Ametra. © ECA Group – image principale
L’impression 3D dans l’aéronautique depuis 10 ans : où en est-on ?
Si la fabrication additive fait beaucoup parler d’elle, popularisée notamment par l’expression d’”impression 3D”, elle ne date pourtant pas d’hier. Dans le secteur aéronautique notamment, l’adoption de cette technologie remonte aux années 1980. Depuis une dizaine d’années, son accélération et les attentes qu’elle suscite font que l’on parle régulièrement de 3e révolution industrielle. Course à l’innovation, défis environnementaux de taille à relever, nouvelles perspectives de designs complexes, gains impressionnants sur le poids des pièces, agilité et rapidité de production, optimisation du stockage et de la maintenance… il n’est pas étonnant que les 15% du chiffre d’affaires du secteur consacrés à la R&D portent autant sur la fabrication additive, sans même prendre en compte les efforts consacrés plus spécifiquement par les acteurs de l’aérospatiale et de la Défense ! Où en est-on aujourd’hui concrètement ? D’un meilleur rapport “buy-to-fly” aux nombreuses optimisations possibles : la fabrication additive dans l’aéronautique L’impression 3D est venue marquer une rupture avec l’approche traditionnelle des chaînes de production dans l’industrie. Elle permet en effet d’innover, mais aussi de générer des gains de temps, d’argent et de matière qui intéressent particulièrement le secteur aéronautique, bien que ce dernier ne soit bien sûr pas le seul à travailler sur les possibilités offertes par la fabrication additive. A l’heure actuelle, l’industrie aéronautique et spatiale représente 12% du marché total sur ce segment. Pour rappel, les avantages les plus notables de ce procédé sont les suivants : Conception et production de pièces très complexes aux géométries inenvisageables jusque-là ; Gains de masse (pièces plus légères) ; Capacité à produire de petites séries, sur-mesure et plus rapidement, le tout à coûts maîtrisés ; Gain de temps lors du développement des pièces mais aussi de leur arrivée sur le marché ; Possibilités d’optimisation topologique ; Diminution des stocks nécessaires ; Meilleur rendement énergétique ; Capacité à produire des pièces de rechange (maintenance et remplacement) à la demande et localement ; Réduction des coûts de certaines matières premières et de nombreux composants ; Relocalisation plus fine de la production ; Réduction du nombre d’opérations d’assemblage ; Réduction des délais d’approvisionnement ou de réalisations de prototypes ; Optimisation des chaînes d’approvisionnement ; Nouvelles opportunités de conception et de design… © research.net On le voit à travers ces promesses, la fabrication additive fait évoluer une partie de l’industrie vers un autre modèle que celui de la production de masse. Une avancée majeure : le développement de la normalisation et son impact sur l’avenir Pour sortir du cadre du prototypage rapide et pleinement exploiter cette technologie, le développement de normes est un prérequis indispensable, en particulier dans un secteur comme l’aéronautique. Pourquoi ? Déjà parce que la normalisation permet de fixer des règles et de développer la fabrication additive à grande échelle via des règles communes qui permettront aussi bien aux OEM (fabricants d’équipements d’origine) qu’aux acteurs MRR (Maintenance, réparation et révision) et aux opérateurs aériens de travailler sur la base de standards partagés, qu’il s’agisse de procédés, matériaux, technologies, de règles de qualité… Pour mieux comprendre les enjeux liés à la normalisation dans l’aéronautique, consultez cet excellent article d’A3DM, qui relève d’ailleurs des points clés à encadrer pour assurer pleinement l’essor de la fabrication additive et son intégration à la chaîne d’approvisionnement traditionnelle : “Évaluation plus précise de la physique des processus de fabrication additive. Mécanismes de défaillance et anomalies matérielles caractéristiques. Relations complètes entre le matériau, le processus, la structure et les propriétés. Base de données de spécifications industrielles et normes de matériaux et de procédés. Directives de conception et de réglementation des composants conçus par fabrication additive. Méthodes de post-traitement et amélioration de la qualité de la pièce. Stratégies de surveillance et de test de la fabrication additive.” De manière plus globale, les questions de qualification, de normalisation et de répétabilité des procédés sont cruciales pour lever les freins au développement de la fabrication additive et à l’intégration industrielle de ces nouvelles technologies de production. Des résultats exceptionnels en matière de gain de masse « Sur un avion, chaque kilo gagné correspond à une économie de 1 000 dollars en moyenne, estime Sylvain Belz, le responsable de la fabrication additive métal chez Dassault Aviation. Le moindre gramme est chassé par les constructeurs. » (source) La question n’est pas qu’économique bien sûr, puisque cette recherche permanente en vue d’alléger le poids des aéronefs répond aussi à des attentes environnementales de plus en plus présentes. Le même article rappelle que la fabrication additive a permis de réduire le poids du support de train d’atterrissage de l’A350 XWB de quasi 30%, là où l’injecteur du moteur Leap a pour sa part vu sa masse réduire de 25%. Autre exemple : Safran Power Units a conçu un distributeur de turbine destiné à l’hélicoptère AW189. A l’origine usiné sur la base de 8 composants, ce dernier n’en compte plus que 4 et est 35% plus léger que sa version conçue à partir d’une fonderie en inconel. Enfin, on peut aussi citer les panneaux de cabine ignifuges installés par Airbus en partenariat avec Matérialise. La fabrication additive et leurs structures internes ont permis un poids allégé de 15% ! Quid de la maintenance ? La question des stocks est cruciale, pour le secteur aéronautique comme pour d’autres industries. Afin d’éviter que les avions ne restent immobilisés au sol, des stocks de pièces de rechange ont toujours été prévus. Or nombre d’entre elles sont finalement inutilisées voire obsolescentes. L’impression 3D permet de pallier une partie de ce problème en créant des pièces de rechange à la demande, en fonction du besoin et là où elles sont attendues. A l’heure actuelle, la fabrication additive porte déjà ses fruits en matière d’agilité et d’économies pour certaines opérations de maintenance, de réparation et de remplacement. Cela concerne d’ailleurs aussi bien l’aviation civile que militaire. C’est ainsi que Saab, entreprise suédoise spécialiste de l’aérospatial et de la défense, a recours à la fabrication additive pour créer et réparer des pièces sur ses avions de chasse en embarquant des imprimantes 3D. En mars dernier, de premiers essais ont eu lieu en vol pour tester une pièce imprimée en 3D : défi relevé, puisque la pièce n’a pas été endommagée. « Ce vol d’essai d’un composant ayant un impact opérationnel est une étape importante, car un avion, y compris toutes ses pièces, doit toujours répondre
7 projets spatiaux stratégiques du futur à découvrir dès aujourd’hui
Sécurité spatiale, systèmes satellitaires et de communication avancés, exploration scientifique, Défense… les projets spatiaux fascinent tout autant qu’ils font l’objet d’investissements massifs et de coopérations de longue durée. De la NASA à l’ESA en passant par les programmes audacieux de différents pays à travers le monde (européens bien sûr, mais aussi Chine, Russie, Emirats Arabes Unis…), de nombreux projets vont prendre leur envol dans les années à venir. En voici 7 particulièrement marquants ! Space Rider, la mini-navette spatiale européenne Conçu pour réaliser dans l’espace des expériences en micropesanteur pendant plusieurs mois, tester de nouvelles technologies en vol et être capable de ramener les résultats de diverses expériences au sol, l’engin spatial Space Rider (Space Reusable Integrated Demonstrator for Europe Return) a franchi une nouvelle étape fin 2020 avec la signature du contrat de développement entre l’Agence spatiale européenne et les industriels Thales Alenia Space (TAS) et Avio. © ESA Mieux comprendre les exoplanètes avec ARIEL La mission européenne ARIEL (Atmospheric Remote-sensing Infrared Exoplanet Large-survey), prévue en 2029, visera à mieux comprendre les structures thermiques des atmosphères d’exoplanètes, de mesurer leur composition ou encore d’étudier leurs interactions avec l’étoile hôte. Le site Futura Sciences précise : “pour cela, cet observatoire spatial étudiera de quoi sont faites les exoplanètes, comment elles se sont formées et comment elles évoluent, en surveillant un « échantillon diversifié d’environ 1.000 atmosphères planétaires, simultanément dans les longueurs d’onde visibles et infrarouges ».” Le téléscope spatial a été formellement adopté par l’ASE en 2020. Le projet touche à l’un des thèmes principaux du programme Vision Cosmique de l’ESA : quelles sont les conditions nécessaires pour la formation des planètes et l’apparition de la vie ? VMAX : un drone hypersonique capable d’atteindre Mach 5 L’armement du futur passe aussi par les airs et la France se positionne sur le VMAX, Véhicule Manoeuvrant eXpérimental, qui devrait être mis à l’essai fin 2021. Ce planeur autonome sans moteur sera propulsé par une fusée, car les avions ne peuvent atteindre que Mach 2. VMAX est d’autant plus crucial qu’il s’inscrit dans une course aux armements innovants qui dessinent les guerres du futur (en lire plus sur les défis de l’hypervélocité). Prometheus, le lanceur du futur L’année prochaine, la fusée Ariane 6 prendra son envol grâce au moteur Vulcain 2.1. Mais l’avenir est déjà marqué par son remplaçant d’ici une dizaine d’années : Prometheus. Le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES) et ArianeGroup ont signé un accord pour les essais de ce futur moteur. Ces derniers auront lieu en France, sur le site de Vernon. Les premiers essais sont planifiés pour la fin de l’année 2021. L’objectif de Prometheus est de concevoir un moteur automatisé, polyvalent, ré-allumable et à coût maîtrisé (bien moins cher que Vulcain 2), tout en préservant et en développant l’expertise française en matière de propulsion liquide. Prometheus devrait être opérationnel aux environs de 2030. Il s’inscrit dans un contexte stratégique de développement des lanceurs européens, aux côtés d’Icarus (étage de fusée en carbone) ou encore de Thémis/Callisto (étage réutilisable). Le véhicule spatial Orion et Artémis : objectif Lune ! Initialement rattaché au programme Constellation (arrêté depuis), Orion permettra d’amener des astronautes autour de la Lune, dans un environnement extrême. Si le 1er test orbital du module de commande a déjà eu lieu, le premier vol avec équipage aura pour sa part lieu dans les années à venir. La NASA prévoit que le véhicule habité servira les futures missions de survol des astéroïdes et de la Lune, et “éventuellement le transport de l’équipage de la Station spatiale internationale”. Il est intéressant de noter que l’Agence Spatiale Européenne a rejoint le projet. Le module de service est ainsi construit sous la maîtrise d’œuvre d’Airbus. Orion sera préparé pour une intégration au lanceur SLS (Space Launch System) avant le lancement d’Artémis I. Le vol d’essai inhabité suivra une trajectoire proche de celle de la mission Apollo 8. Ce n’est qu’ensuite que des missions habituées seront organisées (Artémis 2, puis Artémis 3). Les échéances initialement prévues ont été décalées de plusieurs années en raison d’une récente suspension de contrat. Découvrez ici les 7 priorités scientifiques de la NASA pour Artémis. ExoMars 2022 : en quête d’échantillons martiens L’Europe, en coopération avec la NASA, prend part à ExoMars, la 1ère mission dédiée à récupérer des échantillons martiens. Le rôle de ces derniers est crucial, car il contribuera notamment à évaluer la toxicité de la poussière martienne pour l’homme, un facteur clé à maîtriser avant d’envisager d’envoyer des humains sur Mars. © Max Alexander / Airbus Les engins développés dans le cadre de ce programme devront permettre la mise en oeuvreœuvre de techniques nouvelles : atterrissage d’une charge lourde sur le sol de Mars ; mise en œuvre d’un rover à la surface d’une autre planète ; prélèvement d’une carotte ; acquisition, préparation, distribution et analyse d’un échantillon de sol in situ. LISA, le premier observatoire spatial d’ondes gravitationnelles Projet très important pour l’ESA, en collaboration avec la NASA, la mission LISA (pour Laser Interferometer Space Antenna) “consistera en 3 engins spatiaux séparés par 2,5 millions de km” et placés en formation triangulaire. Il s’agira du premier observatoire spatial d’ondes gravitationnelles, les observatoires actuels étant terrestres (LIGO et Virgo). Son lancement est prévu en 2034. © Nasa Découvrez tous les secteurs d’expertise du groupe Ametra sur notre site officiel, et n’oubliez pas de nous suivre sur LinkedIn pour ne manquer aucune de nos actualités ! © image principale : ArianeGroup
Le SCAF : des enjeux diplomatiques et de propriété intellectuelle brûlants au cœur de l’actualité
Si la 53e édition du Bourget avait été marquée par la présentation de la maquette du futur avion de combat européen, le Next Generation Fighter, le Système de Combat Aérien du Futur (SCAF) suscite de nombreux échanges enflammés ces derniers mois. Pour rappel, le NGF est destiné à remplacer les Rafale et Eurofighter d’ici à 2040, et l’un des gros enjeux du SCAF est de développer un système complet de combat connecté et sécurisé capable de dialoguer avec un grand nombre de systèmes. Pour y parvenir, les industries européennes de Défense ont uni leurs forces et leurs capacités technologiques, à commencer par l’Allemagne et la France. C’est de cette alliance initiale que naissent les problématiques actuelles, car elle pose de nombreuses questions diplomatiques et technologiques. Il faut dire que coopérer dans ce secteur n’est pas évident, les intérêts étatiques et des entreprises impliquées (en particulier Dassault, maître d’œuvre du projet, et Airbus Defense) étant parfois difficilement conciliables. A l’heure actuelle, la question de la fabrication du démonstrateur est ainsi au cœur d’un débat qui replace la souveraineté nationale et la question du savoir-faire technologique au centre des discussions. Comment “ouvrir” l’accès aux technologies nécessaires à ce démonstrateur sans compromettre ce qu’une entreprise ou un état estime être une ressource précieuse ? C’est ainsi que Dassault se refuse à donner accès aux technologies propres mises en œuvre pour cette phase délicate du projet SCAF. De son côté, l’Allemagne estime que sans ce transfert, elle ne pourra pas développer de nouveau ce matériel, alors qu’elle finance une partie du projet. On le voit alors : diplomatiquement, technologiquement et d’un point de vue purement lié à la propriété intellectuelle dans le secteur de l’industrie, il est difficile de remettre en question les points avancés par les différentes parties prenantes au programme. “Je ne crois pas que le processus vital est engagé, mais je ne vais pas vous dire que le malade n’est pas dans un état difficile” a d’ailleurs déclaré Eric Trappier lors de la présentation des résultats de Dassault Aviation le 5 mars. Y aller seul, est-ce possible du côté de Dassault ? Techniquement oui : « Dassault sait faire des avions (…), Safran sait faire des moteurs d’avions de combat (…) et Thales* sait à peu près faire des radars et des contre-mesures et un certain nombre d’équipements optroniques », rappelle Éric Trappier. « Et si je rajoute MBDA pour les missiles, la réponse est techniquement oui » en précisant que ce serait alors « une décision politique ». Dans les faits, la recherche d’un compromis revient régulièrement dans l’actualité afin de parvenir à un accord signé pour la phase 1B du programme. Comme le relaie le site Air-Cosmos.com, “le SCAF est un élément essentiel au plan politique et industriel de la capacité européenne aéronautique future dans la défense. Il est donc de ce fait un instrument essentiel de l’affirmation de l’Union européenne sur la scène internationale, et ce au moment où le monde est en train de se structurer autour d’une confrontation entre la Chine et les États-Unis. “ Le sujet délicat de la répartition des IPR (Intellectual Property Rights) se trouve d’autant plus accentué que l’Espagne et l’Italie ont ou vont rejoindre le projet (le groupe italien Leonardo ayant été “invité” par l’Allemagne à y prendre part, via une prise de participation de 25,1% dans la société Hensoldt). Reste que malgré les difficultés, ces derniers jours montrent que la coopération demeure un sujet de préoccupation centrale : Safran Aircraft Engines, MTU Aero Engines et ITP Aero viennent d’ailleurs de finaliser un accord pour le développement, la production et le soutien communs du moteur du futur NGF. *Safran, MUT Aeor Engines, Thales et MBDA participent aussi au projet SCAF, qui comprend un chasseur, des drones et le système de systèmes “Air Combat Cloud” © Dassault Aviation / Eridia Studio / V. Almansa
La politique d’égalité des chances chez Ametra : un engagement très concret
L’entreprise peut être un moteur de changement sociétal, en particulier au niveau de ses actions en faveur de l’égalité des chances. Déjà très engagé pour l’égalité hommes-femmes ou encore la sensibilisation au handicap, le groupe Ametra a fait le choix d’un partenariat avec l’association Article 1 pour soutenir l’insertion professionnelle des jeunes en brisant les plafonds de verre et en leur ouvrant de nouvelles perspectives qui font bouger les lignes de la mobilité sociale, pour que leur avenir ne dépendent pas de leurs origines sociales, économiques et culturelles. Ce partenariat, mis en place à la fin de l’année 2019, permet à des collaborateurs expérimentés et volontaires de devenir mentors de jeunes talentueux, mais qui ne disposent pas forcément de l’environnement social et familial propice à des études et une vie active qui pourraient pourtant bien leur correspondre. Comment découvrir et s’approprier les codes de l’entreprise lorsque l’on n’y a pas facilement accès ? Comment oser postuler à un stage, à une formation ou école, ou encore développer un réseau dans un contexte différent de celui d’où l’on vient ? Encore faut-il avoir accès à ces nouveaux référentiels lorsque l’on ne les a pas acquis socialement, familialement et structurellement. Sans ces bases, la capacité à se montrer performant dans sa carrière ne vient qu’au second plan : la première étape fondamentale est de savoir que l’on peut oser aller vers tel ou tel type de carrière, d’entreprise ou d’école. Les freins sociaux peuvent être tels qu’un “coup de pouce” est souvent nécessaire. Les portes restent fermées lorsque l’on ignore même qu’elles existent… Le mentor va justement permettre d’aiguiller le mentoré sur tous les sujets (pas uniquement scolaires), en partageant son expertise et en se rendant disponible pour échanger régulièrement. Conseiller, tisser des liens, lever l’autocensure, discuter et encourager sont les maîtres mots d’une relation forte qui se construit sur la durée. Plusieurs collaborateurs expérimentés issus de différentes agences Ametra se sont lancés dans l’aventure depuis près de 2 ans, en accompagnant notamment des jeunes intéressés par le secteur des ressources humaines ou une carrière plus technique : comment faire un CV, trouver un stage pendant sa 3e année de licence, oser déposer sa candidature pour une formation qui paraissait jusque-là inaccessible ou réservée à d’autres… Via Article 1, qui propose activement différents supports et webinaires, l’accompagnement de chaque mentoré se construit de mois en mois, en présentiel quand cela est possible (beaucoup moins en temps de Covid, bien évidemment…) et de manière régulière par téléphone, messages ou échanges en visio. Au-delà des échanges sur des questions pragmatiques, cette relation privilégiée permet aussi de révéler des compétences que l’on ne trouve pas purement dans le cursus scolaire (soft skills…) et d’aider des profils souvent très débrouillards à pousser les bonnes portes en ayant confiance en eux. En temps normal, il est aussi possible d’envisager de participer à des ateliers de découverte, afin d’élargir l’horizon des jeunes à différents métiers, puis de les accompagner de manière individuelle via le mentoring. Sur le plan humain, les collaborateurs qui se sont engagés dans le mentorat d’un jeune en tirent aussi une grande richesse humaine : “c’est très enrichissant, on se nourrit des questions qu’ils peuvent se poser avant l’arrivée dans le monde du travail.” (Laetitia D., mentor de Wissam). “La relation se construit dans les deux sens, ce sont de vrais échanges, de vraies discussions”. Au-delà de ce partenariat, c’est la question plus globale de l’engagement pour une meilleure inclusion en entreprise qui se joue. Ametra agit sans relâche pour plus de diversité, pour une mobilité sociale forte ou encore pour l’égalité hommes-femmes dans le milieu professionnel. Découvrez dès maintenant nos engagements et notre politique RH en consultant notre site. Vous pouvez aussi nous rejoindre sur LinkedIn pour ne rien manquer de nos actualités.
Comment promouvoir l’égalité femmes-hommes dans l’industrie ?
La promotion de l’égalité hommes-femmes au sein des bureaux d’études et des sociétés d’ingénierie s’inscrit dans un contexte particulier : réputés très masculins, les métiers techniques dans l’industrie connaissent en effet des problématiques similaires à d’autres secteurs comme l’informatique et le développement Web, pour ne citer qu’eux. Un contexte propice à l’action, avec des ambitions fortes Pour autant, la situation n’est pas gravée dans le marbre. Depuis plusieurs années déjà, plusieurs initiatives soutiennent la lutte contre les inégalités femmes-hommes via différents outils et leviers juridiques (sans compter bien sûr l’impact des initiatives personnelles). Parmi elles, l’index présenté par Muriel Pénicaud et Marlène Schiappa le 22 novembre 2018 vise de manière ambitieuse à rétablir l’égalité entre les genres en entreprise, notamment sur le plan des différences de rémunération. Et cela concerne près de 83% des salariés en France ! La rémunération n’est pas le seul axe d’amélioration visée : la loi Copé-Zimmermann vient ainsi de fêter ses 10 ans. Pour rappel, elle est venue imposer “des quotas de femmes dans les conseils d’administration et de surveillance” et a permis de “franchir une étape décisive dans le combat pour l’égalité femmes – hommes (…).Grâce à cette loi, la France est sur la première place européenne en matière de féminisation des conseils d’administration de ses grandes entreprises.” La pertinence des quotas peut certes être interrogée : n’est-ce pas prendre le problème à l’envers ? On peut se demander pourquoi 10 hommes ont été promus et aucune femme, ce qui pose surtout la question d’une mauvaise gestion, notamment numérique, des compétences des personnes. Mais ils ont un rôle important à jouer, tant au niveau des conseils d’administration qu’à celui plus débattu encore des comités exécutifs. Cet article du Point rappelle qu’au-delà de l’égalité hommes-femmes, cette mesure soutiendrait aussi la performance des entreprises concernées : “Les Comex sont le cœur du pouvoir économique d’un pays. Éviter le sujet de la parité en leur sein en pleine relance économique est une aberration. Au risque de se répéter, aller chercher les futurs dirigeants dans un pool de talents élargi, c’est s’assurer de trouver les meilleurs et donc d’augmenter la qualité du directoire, et par là même les performances économiques de l’entreprise. La politique chiffrée permet cela de manière pragmatique, car elle garantit un pool compétent et compétitif, en s’appuyant une fois de plus sur la méthode (le moyen) et non le chiffre à atteindre (la fin). “ L’ajout de quotas féminins au sein des Comités Exécutifs, qu’il s’agisse d’entreprises industrielles ou non, n’est toutefois pas sans risque : à la différence d’un conseil d’administration où des personnes externes peuvent intervenir, un Comex va plutôt privilégier des personnes internes à l’organisation. Le risque est alors d’élargir les fonctions du Comex en y ajoutant des postes qui n’y sont historiquement pas représentés, ce qui accentue une potentielle dissolution du pouvoir de décision dans un contexte technique où il y a moins de femmes dans le management intermédiaire. En donnant plus de poids et de visibilité aux femmes dirigeantes, on permet aussi de promouvoir des rôles modèles qui donnent envie aux jeunes femmes et diplômées de se tourner vers des carrières industrielles et techniques et de s’y projeter pleinement. Quel rôle, quel engagement de la filière dans ce contexte ? Le président de Syntec-Ingénierie, organisation à laquelle Ametra adhère, a récemment publié une tribune que vous pouvez retrouver dans son intégralité ici. “Dans un monde en pleine reconfiguration, nous ne pouvons moins que jamais nous passer de la moitié des talents ! C’est d’autant plus vrai pour les métiers de l’ingénierie dont l’essence est d’inventer demain. Relever les grands défis sociétaux tels que les transitions énergétique ou industrielle, ne peut se concevoir sans les femmes et il est de notre responsabilité collective de faire bouger les lignes.” Pierre Verzat y relève plusieurs leviers d’actions : recrutement, gestion des congés de maternité et de la réintégration qui suit, avancement de carrière, mais aussi une meilleure sensibilisation des jeunes filles à ces univers en travaillant en concertation avec l’Education nationale. Pour sa part, Ametra s’engage, par exemple en travaillant sur les retours de congés maternité, un moment clé dans la gestion de carrière des femmes. Le groupe a toujours été favorable à l’allongement du congé paternité et se félicite des avancées récentes en ce sens. Bien qu’il n’appartienne pas à l’entreprise d’être intrusive dans la vie privée, elle joue un rôle essentiel dans le fait d’offrir des conditions qui permettent aux parents d’équilibrer vie privée et vie professionnelle ou bien de retrouver toute leur place au retour dans l’entreprise après une absence pour raison familiale. Les rôles modèles nous paraissant fondamentaux, nous incitons les femmes à prendre la parole de manière régulière, via notre programme d’ambassadrices de l’ingénierie. Vous pouvez par exemple découvrir la vision de Gaëlle ici. Au-delà des chiffres, la quête de l’égalité femmes-hommes est marquée par une série d’engagements : s’engager à promouvoir, à former ou à augmenter une femme lorsqu’elle revient de son congé maternité, porter une attention particulière aux candidatures féminines… Enfin, le cadre seul de l’entreprise ne suffit pas et doit être prolongé par des actions politiques : c’est pourquoi à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes 2021, Syntec-ingénierie a dévoilé et remis au ministère de l’Economie, des finances et de la relance un livre jeunesse inédit intitulé “Alice et les pouvoirs de l’ingénierie”. Préfacé par Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l’industrie, Alice et les pouvoirs de l’ingénierie vise à “donner le goût des sciences aux enfants et déconstruire les stéréotypes de genre dès le plus jeune âge”. Pourquoi une telle initiative ? Tout simplement parce que le choix de l’orientation se fait bien souvent avant le lycée – et les jeunes femmes “décident” avant qu’elles ne sont pas faites pour les carrières scientifiques… Avec cet ouvrage jeunesse, l’idée est de s’adresser aux jeunes filles et d’apporter notre contribution aux avancées sociétales, d’inviter les politiques à prendre des mesures fortes pour éveiller les jeunes filles aux possibilités offertes par ces carrières. Car malheureusement, même en souhaitant recruter un nombre spécifique de femmes ou assurer un pourcentage féminin au sein de la filière, les bonnes intentions ne suffiraient pas dans le contexte actuel : c’est bien
L’apport de la Qualité dans l’opérationnel ou comment garantir la satisfaction Clients
Garantir la satisfaction de ses clients passe par différentes dimensions : parmi ces dernières, assurer une qualité élevée au niveau opérationnel est un levier essentiel pour y parvenir Si notre processus de pilotage de projets, qui décrit l’organisation, le jalonnement et les interfaces du projet, joue un rôle important dans ce contexte, c’est de manière plus large qu’un management par la qualité doit être mis en place. Au sein d’Ametra, par exemple, la structure organisationnelle inclut cette dimension, avec une cartographie des processus qui régit tout le fonctionnement de l’entreprise en définissant les méthodologies et le rôle de chacun pour délivrer de manière performante et qualitative. De nombreux procédés contribuent de façon importante à la qualité de nos prestations, que ce soit, par exemple, au niveau des ressources humaines, ou de la supply chain, en complément du pilotage de projets. . Ce dernier est structuré de façon à ce que chaque affaire soit traitée suivant un jalonnement adaptable en fonction de sa complexité et des exigences du client. Pour pouvoir apprécier de façon objective l’état d’avancement d’un projet, chacune de ses phases ou sous-phases est cadencée par des points de rendez-vous appelés jalons. La signification et les attendus de chacun de ces jalons sont standardisés, éventuellement amendés par un Plan de Management. Cela garantit ainsi la conformité de chaque étape aux attentes du client et évite les mauvaises surprises. Dans ce cadre, la communication et les échanges sont clés ! La qualité opérationnelle se construit en amont de chaque projet : dès le départ, toutes les exigences doivent être prises en compte et associées à des étapes claires permettant d’avancer de manière conjointe, d’anticiper les difficultés de compréhension et de lever les points bloquants de manière fluide. Dès la phase d’appel d’offres, par exemple, nous analysons l’ensemble des exigences de façon exhaustive et définissons le périmètre du projet avec le client : c’est la base d’un accompagnement réussi et du respect du triptyque essentiel : la maîtrise de la qualité, mais aussi des délais et des coûts. Un élément essentiel que la qualité apporte à l’opérationnel est la faculté de mesurer la performance de nos processus et de faire évoluer tout ou partie de celui-ci lorsqu’il ne démontre pas son aptitude à atteindre l’objectif de satisfaction des clients. En terme de pilotage projet, nous nous basons sur des indicateurs pour démontrer l’efficacité de notre processus : L’OTD (On Time Delivery) mesure notre capacité à respecter les échéances que nous avons fixées en commun accord avec nos clients. L’OQD (On Quality Delivery) mesure notre capacité à respecter les exigences que nous ont transmis nos clients. En cas de résultat en dessous de nos objectifs, un plan d’action est mené pour apporter les actions correctives nécessaires à l’amélioration de l’efficacité du processus concerné. Enfin, la qualité dans l’opérationnel passe par une culture d’entreprise forte qui porte cette valeur dès l’arrivée d’un nouveau collaborateur : e-learning, sensibilisation à la qualité et à l’environnement, focus sur le pilotage de projet… la “culture qualité” doit être au rendez-vous dès l’intégration et vient renforcer le reste des actions en faveur de l’excellence opérationnelle ! Au final, anticiper les besoins, structurer les étapes et “onboarder” les collaborateurs sont les actions garantes d’une démarche Qualité qui renforce la satisfaction de nos client et permet de tisser avec eux des relations à long terme. Vous souhaitez en savoir plus sur Ametra ? Parcourez dès maintenant notre site Web officiel et retrouvez-nous sur LinkedIn.

